Germaine Guigou a eu cent ans le 12 juin

Germaine Guigou est née le 12 juin 1918 à Poussan. Sa maman étant la garde-barrière du passage à niveau d’Issanka pour la voie ferrée d’alors, elle est donc allée à l’école à Balaruc tout en résidant à Issanka. 

Plus tard, elle y travaillera, dans les restaurants, jusqu’à l’âge de la retraite. Elle viendra alors s’installer à Poussan, rue des Horts, pour vivre plus près des siens.gui_DSC7993

Le 17 juin, ses 100 ans ont été fêtés chez sa fille . Elle était alors entourée par sa famille et de nombreux amis.

Et ce jeudi 12 juillet, avec plusieurs membres du Conseil Municipal, Yolande Puglisi, 1ère Adjointe, et Florence Sanchez, Adjointe déléguée à la Culture, au Patrimoine et à la communication, Jacques Adgé, Maire de Poussan,  a tenu à lui rendre visite pour la féliciter et pour l’encourager à poursuivre sa vie le plus longtemps possible. Tous ont partagé quelques instants  autour d’une centenaire bien heureuse d’être ainsi fêtée.

Un soleil fêté par de nombreux Poussannais pour la Saint Jean

   feuP1070912      En général, les feux de la Saint Jean ont lieu dans la nuit du 23 au 24 juin ou du 24 au 25 juin selon les régions, le 24 juin étant le jour de la Saint-Jean, donc en léger décalage avec le solstice d’été.

Jadis, en Syrie et en Phénicie, le solstice donnait lieu à une grande fête en l’honneur de Tammuz, qui commençait la veille au soir, comme dans la Saint-Jean traditionnelle.P1070928

Les feux de la Saint-Jean, repris par les chrétiens, auraient été copiés sur les rites celtes et germaniques de bénédiction des moissons. La théorie selon laquelle ces rites seraient eux-mêmes directement dérivés du culte moyen-oriental de Baal est aujourd’hui réfutée. mais le feu est aussi un symbole de purification, d’où l’utilisation du bûcher pour certaine condamnation (cf. supra). Ce symbole provient sans doute de certaines pratiques agraires qui consistent à brûler la terre pour la rendre plus fertile (brûlis), mais il est certain que cette symbolique tient son origine de plusieurs sources. Pourtant, le feu comme symbole de purification était pratique courante pour les chrétiens du Moyen Âge ; avec le temps ces pratiques (ordalies, bûcher, etc.) se sont perdues ou ont tout simplement été interdites.feuP1070884

Le culte du feu associé au solstice d’été se retrouve également en Chine, en Turquie, dans les rites vaudous et chez les Incas.

Le bûcher de la Saint-Jean se pratiquait jadis à Paris, les autorités de la ville se chargeant de son organisation. Le feu était traditionnellement allumé par le roi de France en personne sur la Place de Grève (actuellement Place de l’Hôtel-de-Ville), coutume qui perdura jusqu’en 1648, date à laquelle Louis XIV officia pour la dernière fois.

A Poussan, nous avons conservé cette tradition qui permet aux habitants de se retrouver au Jardin public pour sauter par-dessus le feu et partager une bonne soirée offerte par la Municipalité.feuP1070872

Si autrefois, l’on disait tantôt que le saut permettrait de se marier dans l’année, tantôt qu’il préservait des furoncles ou des sortilèges, tantôt encore qu’il portait bonheur ou qu’il “donnait force aux os et préservait des rhumatismes”, maintenant la plupart des adeptes du saut y attachent moins d’importance… Pourtant, comme les vieillards qui ne pouvaient plus sauter par-dessus le feu et qui se contentaient alors d’enjamber une braise, ce dimanche 24 juin, bon nombre d’enfants ont osé sauter un mini feu pour se faire plaisir avant tout mais pour 2018, même les plus jeunes ont été téméraires en osant sauter par dessus le plus grand, les adultes restant timides .Dès 19 h 30, de nombreux élus du Conseil Municipal et particulièrement ceux de la commission animation et culture étaient à l’œuvre pour proposer une bonne brasucade aux Poussannais. Et jusqu’à 21 h 30 ils ne se sont pas arrêtés vu le succès de cette belle soirée estivale.feuP1070877

Pas question d’improviser car, cerise sur le gâteau, si la brasucade qui précédait le rite du saut était gratuite, l’équipe organisatrice se chargeait aussi du service ce qui rendait l’ambiance détendue et beaucoup plus sereine en permettant des échanges et des contacts bien amicaux durant lesquels l’on oubliait contraintes et « boulot ».

D’autant que chacun avait tenu à apporter des salades ou des pâtisseries pour que cette brasucade prenne des accents de banquet. D’autre part, l’on retrouvait Jean-Pascal Destaebel et un de ses amis guitaristes, qui assuraient la partie musicale pour le plus grand bonheur des convives qui se laissaient porter tantôt par les salsas, tantôt par sa musique Jazzy, reggae ou par des slows toujours bien « soft »…Des kilos et des kilos de moules, plus de 250, du vin des Terroirs de la voie Domitienne et chacun se délectait en profitant de cette douce soirée.feuP1070882

Entre salades, pizzas, jambon et fromage et autres mets délicieux sans compter les gâteaux, les tartes et les crèmes les plats circulaient et revenaient périodiquement. Il suffisait de s’asseoir et de se laisser aller un petit peu, car l’été était bien là, synonyme de décontraction avec un minimum de relâchement, pour le plaisir, le rire, et  même au niveau des calories.Le temps passait et à l’heure du dessert, quand les flammes du feu se firent plus petites, certains décidèrent de sauter sous le contrôle des responsables.

Jacques Adgé venait souhaiter à tous une excellente soirée.

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Tandis que l’équipe d’animation prenait des forces et que Jean-Pascal nous faisait voyager, les sauteurs se firent de plus en plus nombreux. Les jeunes et les plus grands en osmose, s’essayaient une première fois puis repassaient confiants en essayant de réaliser des figures quelquefois.feuP1070918

A deux, avec son enfant, en famille ou entre amis, sans hésiter ou avec beaucoup de précautions, les volontaires goûtaient aux joies du saut en espérant que la chance leur sourit toute l’année.feuP1070910

Que du bonheur pour tous ces adeptes du feu de la Saint Jean qui cette année au moment de sauter furent très nombreux à prouver que cette fête a encore de l’avenir, annonçant un été dont il faut profiter sans attendre, vu le caractère grincheux du printemps.

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Une belle cérémonie pour Commémorer l’appel du Général de Gaulle

nucP1070541  A 11 h, ce lundi 18 juin, au cimetière de Poussan, s’est déroulée la cérémonie commémorant l’appel du Général De Gaulle en présence de Jacques Adgé, d’élus du Conseil Municipal, d’anciens combattants et membres de l’UNC Poussan-Bouzigues et de quelques Poussannais.

Des lectures furent faites par le président de l’Union Nationale des Combattants locale, Jean-Claude Peytavi et par Jacques Adgé, Maire de Poussan, ce dernier faisant lecture du message de Madame la Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des Armées.nucP1070531

Il fut précisé que cet appel fut un moment décisif de notre histoire nationale en demeurant une référence essentielle de notre mémoire collective… Et aujourd’hui, fidèles à l’esprit du 18 juin, il est nécessaire de rester unis et forts pour surmonter les épreuves qui assaillent notre Patrie, la France.nucP1070528

Dépôts de gerbe, minute de silence et Marseillaise se sont succédés lors de cette cérémonie.

Capture« Le 18 juin 1940, le Général de Gaulle appelait les Français à refuser la défaite et à poursuivre la guerre par tous les moyens disponibles, partout dans le Monde.« 

Le verre de l’amitié, offert par la municipalité, a clôturé cette manifestation.

A 11 h, le 18 juin, cérémonie commémorant l’appel du Général De Gaulle.

A 11 h, le 18 juin, au cimetière de Poussan, cérémonie commémorant l’appel du Général De Gaulle.

appel100_6825L’appel du 18 juin est un discours du général Charles de Gaulle diffusé le 18 juin 1940 à la radio de Londres. Le discours fut adressé aux Français depuis Londres, juste après que le gouvernement du maréchal Pétain avoue la défaite de la France. De Gaulle déclara que la guerre n’était pas terminée ; il appela les Français à résister à l’Occupant allemand et à se regrouper autour de lui. Ce discours fut diffusé par la BBC.

Il est considéré comme l’origine de la Résistance française. Cependant, le discours fut peu écouté sur le moment (une grande partie de la population de la France du Nord étant sur les routes, fuyant l’avance des troupes allemandes). Ce discours est aujourd’hui dans le patrimoine mondial.

Pour ne pas oublier : un Centenaire à Poussan, d’honneur et de partage

guerre           Ce vendredi 18 mai, dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, le service culturel de la ville de Poussan était heureux de vous accueillir à l’inauguration de la fresque de Claire Aton  » Poussan et la guerre de 14-18  » et au vernissage de l’exposition du Centenaire 1914-1918.

Et les Poussannais ont répondu à cette invitation car ils sont venus très nombreux au point de rassemblement, devant l’Hôtel de ville de Poussan pour participer à cet événement qui alliait cérémonie, inauguration, patrimoine, histoire et partage autour de la mémoire.guerreP1050244

Dans un premier temps un rassemblement s’était donc formé place de la Mairie composé en premier lieu de très nombreux élus du Conseil municipal, des membres de la fanfare de l’Union départementale des Pompiers de l’Hérault, de nombreux maires et élus venus des communes voisines, de plusieurs représentants de la Gendarmerie, de plusieurs sapeurs-pompiers, des porte-drapeaux venus en nombre, tout comme les anciens combattants  (Apex compris),  avec quelques enfants, mais de très nombreux Poussannais et civils, venus souvent en famille.guerreP1050267

Jean-François Eliaou, député de la 4 circonscription de l’Hérault, André Lubrano, Conseiller Régional et Christophe Morgo avaient tenu à honorer Poussan de leur présence, François Commeinhes, Président de Sète Agglopôle n’ayant pu se libérer.

Vers 18 h 30 le cortège a pris la direction du parking de la Poste pour l’inauguration de la fresque « Poussan et la Guerre de 14-18 », une réalisation de 100m2, en passant par le Riverain et le centre de la cité. (Fresque de 2015)

Cette fresque murale a été réalisé par Claire Aton qui en peint depuis longtemps  dans différentes agglomérations et qui avait déjà officié à Poussan comme  pour la fresque du Jardin Public. Elle avait entrepris des travaux sur un mur dégagé après la destruction de l’ancien centre de tri de La Poste. Son œuvre « portait » sur Poussan et la guerre de 14-18 après l’exposition qui avait eu lieu en 2014 au Foyer des Campagnes .Claire partage son temps entre deux styles. Un jour en haut d’un échafaudage, l’autre dans le calme de son atelier, elle s’engage aussi bien sur des petites toiles ou des maquettes que sur la réalisation d’œuvres pouvant aller jusqu’à plus de mille m2.guerreP1050349

« Selon les demandes, une fois que l’idée est née Claire va créer une histoire avec des personnages, des couleurs, des ombres, des objets. Pour atteindre son objectif elle préfère travailler seule. Cela lui permet de transcrire exactement ce qui l’inspire.Pour les fresques et les peintures murales l’usage de la maquette est nécessaire : « Le client doit pouvoir se faire une idée très précise du résultat. Il faut donc qu’elle soit très fidèle par rapport à l’idée initiale et sa reproduction aussi. »guerreP1050280

Ce vendredi soir, elle précisait que plutôt que de représenter l’horreur, la violence, la douleur elle avait préféré s’attacher à l’espoir, à l’amour, à la camaraderie en lien avec les Halles, pour montrer le retour à la vie du village et que malgré le côté terrible de cette guerre, des moments de bonheur avaient pu émerger. « J’ai été très heureuse de réaliser cette fresque et je remercie la Mairie », rajoutait-elle.guerreP1050320

Jacques Adgé, Maire de Poussan, revenait alors sur cette réalisation : « Pour parodier très modestement et très imparfaitement un homme célèbre on pourrait dire que du haut de cette fresque, plus d’un siècle de la vie Poussannaise nous contemple.Lors de la démolition du centre de tri de la poste, nous avons eu la surprise de découvrir une fresque nous rappelant qu’à cet endroit était implantée une usine d’acétylène produisant l’électricité pour tout le village. Après nous être fait raconter l’histoire par les anciens, il nous est apparu évident, mais aussi pour faire perpétuer leurs dires et honorer leur mémoire de magnifier ces restes de fresques représentant les armoiries de la République Française ainsi que des alambics. C’est par ce désir de vouloir embellir ce souvenir que nous avons proposé à Mme ATON de participer à ce beau projet. »guerreP1050308

« Le lieu où nous nous trouvons est chargé d’émotion et de mémoire. Il a d’abord permis de fournir la lumière, et par la suite de transmettre le savoir. C’est à cet emplacement que de nombreux Poussannais ont usé leur fond de culotte et déchiffré leurs premiers mots, puisqu’à cet emplacement se tenait l’école maternelle. »

Jacques Adgé rendait hommage aux institutrices et aide-maternelles qui se sont succédées et en particulier à la dernière directrice Madame KLOSSA (qui nous a quittés dernièrement). Puis revenait sur la fresque :guerreP1050370

« Autre lieu de la vie symbolique de la vie Poussannaise, les halles, imaginées par l’architecte au talent reconnu, Louis JARRE, il trône depuis le début du siècle dernier au centre de la commune, personnage emblématique et incontournable. Ah, s’il pouvait parler, que d’anecdotes il raconterait. Et puis, ces soldats de la Grande Guerre, moustachus et fiers dans leurs uniformes trop voyants, qui représentent nos compatriotes partis accomplir leur devoir, sacrifiant parfois leur vie pour sauver notre liberté. 363 soldats furent mobilisés dans notre commune durant la guerre de 14-18, et 45 d’entre eux sont morts pour la France. Ailleurs la magie du pinceau de Madame ATON vient nous remémorer que Poussan possédait une gare, dont le train, l’intérêt local, permettait à ses habitants de voyager plus loin que les pas de cheval ne les y autorisaient. Enfin la carte postale, tel un passage de témoin entre l’école et la poste. »

 La fresque de madame ATON évoquera à jamais l’histoire de notre commune. Et quel que soit notre âge et nos origines, puisque nous avons choisi de vivre à Poussan, c’est aussi notre histoire.

« Cette immense carte postale impose le respect et le devoir de mémoire pour tous ceux qui se sont sacrifiés afin que soient perpétuées nos valeurs Républicaines : LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE. « guerreP1050317

Monsieur le député revenait sur ce devoir de mémoire :  » si le 2 août 1914 fut proclamé l’Ordre de mobilisation,avec pas mal d’angoisse les Français ont ensuite vécu avec effroi l’horreur de la guerre. Par l’Education, par le souvenir et par des messages comme celui que nous transmet cette magnifique fresque nous devons entretenir cette mémoire. Visible de tous, elle révèle une certaine quiétude mais assure un formidable lien entre aujourd’hui et hier en soulignant l’espoir de liberté car elle a vu naître un nouveau Monde. »guerreP1050324Le ruban était coupé, la fresque resplendissait.

Un moment de recueillement s’ouvrait par « Aux Morts » suivi par un grand silence propice à ce devoir de mémoire avant que la Marseillaise ne rassemble dans un même chœur toute l’assemblée.guerreP1050348

Le Gendarme Beltrame n’était pas oublié, le commandant en second du groupement des gendarmes de l’Aude qui s’était proposé comme otage volontaire à Trèbes pour obtenir la libération d’une femme retenue par un terroriste avec d’autres clients et employés du centre commercial.  Pour lui rendre hommage la Fanfare interprétait une poignante Marche de Robert Bruce qui procurait à l’auditoire une émotion particulière..guerreP1050379

Mais pour tous, il était temps de reprendre le sens de la marche, celle qui allait mener le cortège au Foyer des Campagnes, toujours en musique…guerP1050401

Au Foyer, rien n’avait filtré pour le vernissage de l’exposition du « Centenaire 1914-1918 » si ce n’est que pour ce travail mémoriel proposé par la ville autour de la Grande guerre allait être proposé une exposition exceptionnelle par la rareté et la qualité pédagogique de la collection présentée. guerP1050477

Cette exposition allait se révéler vraiment magnifique et merveilleuse (selon de nombreux visiteurs) car elle permet par sa finesse et certaines mises en situation de vous replonger et de vous mettre en situation dans La Grande Guerre entre 1914 et 1918.guerP1050411

En effet, dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale, nous allions découvrir une exposition avec la reconstitution d’un hôpital de campagne, de tranchées, d’abris avec aussi de nombreux objets uniques généreusement mis à la disposition du public par un collectionneur loupianais : Gérard Gomez, un passionné de l’association « Le cercle historique loupianais ».guerrP1050231

Et en effet,  avec des vêtements et équipements de Poilus, des mannequins en tenue, des armes (fusils, poignards, pistolets),des médailles et des créations artisanales réalisées dans les tranchées, le visiteur trouve de quoi caractériser les différentes années année, 1918 les offensives et l’armistice,  1917 qui fut celle de la guerre après celles de 1916 (offensive de la Somme) et de 1915 (La Marne).guerP1050454

Nous n’en dirons pas plus pour vous laisser découvrir dans le Foyer des Campagnes  toutes les caractéristiques d’une exposition de très haut niveau qui fera référence. Il fallait se frayer un chemin dans les allées  pour apprécier la qualité des objets exposés d’autant que Jean-Claude Pagnier, Conseiller municipal de Poussan, a tenu à mettre en situation, avec Mr Gomez, plusieurs mannequins : soldats français, allemands, américains…guerP1050448

Après un temps de découverte et d’échanges Florence Sanchez, Adjointe au Maire de Poussan, déléguée à la Culture et Michel Bernabeu, Conseiller municipal délégué à la Culture, allaient présenter cette réalisation, ravis d’accueillir autant de visiteurs.guerP1050412

« Une exposition exceptionnelle de par les objets présentés, issus de la collection privée de M. Gérard Gomez que nous tenons à remercier en lui associant Toutes les personnes qui ont apporté leur aide en prêtant ou en confectionnant du matériel : le Carré d’As, les Fées Clochettes, le réseau de ressources pédagogiques Canopé ainsi que le Rétro pouss auto. »guerP1050441« Les agents du service communication Pierre, Jérôme et Philippe pour le travail accompli sur la communication, le montage, l’éclairage et la partie son, avec aussi des élus Dany, Michel, Arlette, pour leur aide et leur travail sur ce projet ainsi que Jean Claude qui a imaginé, dessiné, fabriqué les décors qui vous entourent. Merci aussi à M. le Maire Jacques Adgé qui encore une fois nous a laissé carte blanche pour travailler sur ce programme culturel qui nous l’espérons aura beaucoup de succès auprès du public mais aussi auprès des scolaires afin que demeure le souvenir de ces si nombreux sacrifices. »guerrP1050213

Mais comment des soldats ont-ils pu, pendant des mois et des mois, pousser aussi loin les limites humaines et supporter cet enfer? Comment ont-ils pu endurer de telles souffrances pour conquérir des morceaux de collines, des bouts de paysage, des lopins de terre éventrés ?

Dans son roman « Les Suppliciés » René Naegelen raconte :

« Des appels suppliants s’élèvent de la plaine obscure: Personne ne semble s’en émouvoir. »guerP1050427

« Qui sont-ils ces infortunés, saignants, déchirés, étendus à même la terre inhospitalière et désolée, et qui jettent dans la nuit inexorable ces appels de détresse ? Des soldats : non, des gosses, de pauvres gosses, faibles et désarmés, des gosses perdus qui, lassés d’en appeler à l’impitoyable cruauté des humains, se tournent désespérément vers la source même de leur vie, et pleurent leur maman, comme si, par-delà les champs ravagés, elle pouvait les entendre et se pencher vers eux. »

Cependant, «c’est du passé que naît l’espoir».

« Aussi, il est si important de Commémorer la Première Guerre mondiale, car c’est également prononcer un message de paix. Les victimes n’ont plus d’uniformes. Elles reposent, à égalité de respect. Commémorer, c’est faire de l’éducation civique, de la pédagogie citoyenne et cette exposition permettra aux nombreux élèves qui la visiteront de mieux se rendre compte du chaos qu’engendra la folie des hommes. »guerP1050458

Il serait vain de croire que cela suffira à anéantir la barbarie, mais il nous faut tout faire pour maintenir cette dynamique de paix, de solidarité et de fraternité.

Connaître et faire connaître notre histoire, savoir d’où l’on vient et ce que l’on doit à nos aînés, c’est permettre à nos enfants et petits-enfants de mieux appréhender ce qui nous relie et nous fédère, en tant qu’humains, pour que le monde soit meilleur, plus juste, plus fraternel et plus libre.guerP1050465

Gérard Gomez, camarade d’école de Jacques Adgé revenait sur sa passion et sur son souhait de la faire partager pour ne pas oublier, en remerciant tous ceux qui l’avaient épauler pour réaliser cette formidable exposition tandis que Monsieur le Maire et Monsieur le Député revenaient sur la qualité exceptionnelle de cette réalisation qui saura rayonner dans tout le Bassin de Thau et au-delà. Un grand bravo pour ce devoir de mémoire indispensable…guerrP1050229

Avant de partager un apéritif dînatoire bien convivial en plein air sur le boulodrome, il était bon de se souvenir aussi qu’une très belle exposition avait été proposée en 2014  par Evelyne Bousquet et Guylaine Chaves avec la participation des  Anciens Combattants de Poussan et du Cercle de Recherche sur le Patrimoine Montbazinois (C.R.P.M).guerP1050430

A cette occasion, elles avaient écrit  » 1914 / 1918, les poilus de Poussan », un travail de mémoire sur les Poilus de Poussan, une étude documentée sur la vie du village pendant la guerre, les 45 soldats morts pour la France, les soldats mobilisés pendant le conflit, avec des témoignages, lettres, photos, cartes postales…centuCapture
Tiré à 300 exemplaires en 2014, avec le soutien financier de la Mairie de Poussan, cet ouvrage broché de 150 pages est toujours à la vente durant l’exposition. guerP1050431

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Visite de l’exposition du 18 mai au 24 juin 2018 Samedi et dimanche de 10h à 12h et de 15h à 19h.
Du lundi au vendredi, pour les groupes et les scolaires sur rendez-vous au 04 67 18 35 95 et spectacle@ville-poussan.fr

Ville de Poussan 1, place de la Mairie – 34560 Poussan – France Service culture et communication : 04 67 78 99 56 -

communication@ville-poussan.fr www.ville-poussan.fr et blog.ville-poussan.fr

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Exposition du centenaire 14-18 à Poussan

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, le service culturel de la ville de Poussan serait heureux de vous accueillir à l’inauguration de la fresque de Claire Aton  » Poussan et la guerre de 14-18  » et au vernissage de l’exposition du Centenaire 1914-1918, le vendredi 18 mai 2018.

18h15 : Rassemblement du cortège place de la Mairie
18h30 : Départ du cortège, défilé en musique vers le parking de la Poste. Inauguration de la fresque « Poussan et la Guerre de 14-18 »
19h : Départ du cortège, défilé en musique vers le Foyer des Campagnes
19h30 : Vernissage de l’exposition du « Centenaire 1914-1918 » suivi d’un apéritif

centCaptureL’entrée est libre.
Visites samedi et dimanche de 10h à 12h et de 15h à 19h
et du lundi au vendredi pour les groupes sur réservation au 04 67 18 35 95 et spectacle@ville-poussan.fr

Dans le cadre des commémorations du centenaire de la grande Guerre, le service culture et patrimoine de la ville de Poussan organise une cérémonie pour inaugurer la fresque intitulée « Poussan et la Guerre de 14-18» réalisée par Claire Aton sur un mur du parking de la Poste. Ce travail mémoriel proposé par la ville autour de la Grande guerre prévoit également une exposition au Foyer des Campagnes, exceptionnelle par la rareté et la qualité pédagogique de la collection présentée. centiCapture

Fresque de 100 m2 réalisée par Claire Aton en 2015 sur le parking de la poste


L’exposition qui ouvrira du 18 mai au 24 juin 2018, rassemblera des objets authentiques de cette époque issue d’une collection privée. Elle a pour ambition d’accueillir un public nombreux grâce notamment à un programme pédagogique auprès des scolaires, collégiens, lycéens, afin d’associer les nouvelles générations à ce devoir de mémoire, toujours aussi nécessaire devant une actualité où la guerre continue d’imposer ses atrocités à travers le monde et jusqu’à nos portes.


Visite de l’exposition du 18 mai au 24 juin 2018 Samedi et dimanche de 10h à 12h et de 15h à 19h.
Du lundi au vendredi, pour les groupes et les scolaires sur rendez-vous au 04 67 18 35 95 et spectacle@ville-poussan.fr

Il sera présenté : 1914 / 1918, les poilus de Poussan Par Evelyne Bousquet et Guylaine Chaves

centuCaptureLe premier conflit mondial a duré 4 ans et mobilisé 60 millions de soldats. Cette guerre fit 9 millions de morts ou disparus et 20 millions de blessés.
À Poussan pendant cette épreuve la population s’élevait à 2046 habitants. Il y eut 13 morts en 1914, 9 en 1915, 6 en 1916, 6 en 1917, 9 en 1918, et 1 en 1919. Soit au total 45 morts sur plus de 360 mobilisés.
La majorité d’entre eux n’ont pas eu de sépulture dans notre village ; seul le monument aux morts rappelle leurs noms aux populations à venir.
Pour commémorer ce tragique évènement, Evelyne Bousquet et Guylaine Chaves, ont réalisé un travail de mémoire sur les Poilus de Poussan, une étude documentée sur la vie du village pendant la guerre, les 45 soldats morts pour la France, les soldats mobilisés pendant le conflit, avec des témoignages, lettres, photos, cartes postales…
Tiré à 300 exemplaires en 2014, avec le soutien financier de la Mairie de Poussan, cet ouvrage broché de 150 pages sera à la vente durant l’exposition au prix de 9 euros. 

Ville de Poussan 1, place de la Mairie – 34560 Poussan – France Service culture et communication : 04 67 78 99 56 -

communication@ville-poussan.fr www.ville-poussan.fr et blog.ville-poussan.fr

Le centenaire 14-18 à Poussan

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre, le service culturel de la ville de Poussan serait heureux de vous accueillir à l’inauguration de la fresque de Claire Aton  » Poussan et la guerre de 14-18  » et au vernissage de l’exposition du Centenaire 1914-1918, le vendredi 18 mai 2018.

PROGRAMME :

18h15 : Rassemblement du cortège place de la Mairie
18h30 : Départ du cortège, défilé en musique vers le parking de la Poste. Inauguration de la fresque « Poussan et la Guerre de 14-18 »
19h : Départ du cortège, défilé en musique vers le Foyer des Campagnes
19h30 : Vernissage de l’exposition du « Centenaire 1914-1918 » suivi d’un apéritifcentCapture

L’entrée est libre.
Visites
samedi et dimanche de 10h à 12h et de 15h à 19h
et du lundi au vendredi pour les groupes sur réservation au 04 67 18 35 95 et spectacle@ville-poussan.fr

Ce 8 mai : Une commémoration pour rester unis

       maisP1040436       Ce dimanche 8 mai, pour la commémoration, en France, de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, à 10 h, il était prévu une messe célébrée à l’église Saint Pierre. Élus du Conseil Municipal, anciens combattants et Poussannais désirant y participer s’étaient rassemblés pour ce moment de prière à 10 h. mairP1040342Le Père Bogdan Lesko   précisait que  cette journée devait être celle de la prière pour tous ceux qui ont été des victimes directes ou indirectes de cette guerre mais aussi pour tous ceux qui souffrent, pour tendre vers un monde de Paix.mair

A 11 h 15, après un petit quart d’heure de préparation, avait lieu le départ du cortège de l’Hôtel de Ville vers le cimetière, avec, en tête, la Pena Bastid And Co, suivie des porte-drapeaux, de près de 12 enfants, des anciens combattants, de Madame la 1ère Adjointe et des autorités, avec aussi le conseil municipal, les invités et la population  ainsi que des représentants du peloton autoroutier de Gendarmerie. Le circuit empruntait le Boulevard Prosper Gervais pour arriver jusqu’au cimetière, face au monument aux morts.Quelques Poussannais se joignaient alors au défilé tandis que d’autres étaient déjà au cimetière.maisP1040365

Marseillaise, chant des partisans et dépôts de gerbes par les anciens combattants et par la Mairie (effectués avec l’aide des enfants), se sont succédés après que différents messages aient été lus et qu’une minute de silence ait été respectée avec intensité et dignité par tous les participants.maisP1040410  Jean-Claude Peytavi, le Président de la section de Poussan-Bouzigues, était représenté par Jean-Louis Lafon (UNC et Conseiller municipal délégué aux Anciens Combattants) et transmettait à l’auditoire le message de l’UNC, qui invitait la population à se souvenir et à se recueillir afin d’honorer des millions de civils, de soldats de résistants et de « déportés » morts pour la France : « Un seul but pour chacun d’entre-nous, la victoire commande à chacun de combattre jusqu’à la victoire les forces de division et le terrorisme ».maisP1040373  C’était donc l’occasion de transmettre un message d’espérance en invitant la jeunesse à respecter les valeurs nationales pour rester unis.maisP1040401

  Yolande Puglisi, 1ère Adjointe au Maire de Poussan, au nom du Secrétaire d’État auprès de la Ministre des armées, après être revenue sur l’année 1945, concluait.maisP1040414 « En ce jour, Françaises et Français de toutes origines et de toutes les convictions, nous voulons ainsi manifester notre fidélité à nos héros. Dans une Europe réconciliée, nous savons qu’il faut sans cesse rester vigilants pour défendre ces valeurs et nous réaffirmons notre détermination à les transmettre aux générations futures.« maisP1040423

Il était donc associé à cette cérémonie le gendarme Arnaud Beltrame ainsi que tous ceux morts par des actes de terrorisme.maisP1040433

  La Marseillaise et une minute de silence avaient clôturé ce moment de recueillement collectif avant que le cortège ne reprenne le chemin de l’hôtel de ville mais avant que les participants ne partagent un vin d’honneur, la Pena Bastid And Co jouait une petite aubade pour remercier tous ceux qui avaient accompagné le défilé.maisP1040440

16 juin, ce sera la journée nationale des sapeurs-pompiers de France

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16 JUIN 2018: JOURNÉE NATIONALE DES SAPEURS-POMPIERS DE FRANCE

Le ministère de l’intérieur vient d’arrêter la date du 16 juin pour célébrer la journée nationale des sapeurs-pompiers de France.

Le département travaille pour organiser une cérémonie qui notamment honorera les sapeurs-pompiers qui viennent de terminer leur formation et notamment celles dans le domaine des spécialités mais aussi par la remise des médailles officielles de la sécurité intérieure.

La date (et le lieu) de la cérémonie départementale sera communiquée prochainement. Une journée porte ouverte sera également organisée l’après midi dans l’ensemble des casernes du département.

Le 15 juin, une délégation Hérault participera à la cérémonie nationale qui se déroulera à l’arc de triomphe.

Paillasse est de retour, pas pour longtemps

 Autrefois, il représentait la fin d’un monde et la fin des malheurs de l’année passée, puis ce fut une façon d’exorciser certains maux comme la séparation, la mort, les maladies, le manque de travail et même les guerres. Chez d’autres, plus matérialistes, il symbolise la fin de l’hiver.  Pour les carnavals, chaque année, il a sa place à Limoux, à Bordeaux et dans bien d’autres cités, avec des noms différents. C’est souvent Monsieur Carnaval. A Poussan, c’est le Paillasse qui a ses passionnés et qui en profite jusqu’au bout : il sera peut-être promené durant la cavalcade, le Strapontin va le juger et certains spécialistes assureront sa crémation.

S’il participe aux festivités carnavalesques, il essaye d’être discret, car il sait que le mercredi des Cendres, il va mourir sur le bûcher. Ce rite païen perpétué d’une année sur l’autre, fait que son sort est irrémédiablement scellé. Paillasse est toujours le bouc émissaire.

Il payera pour les autres et la sentence sera sévère car il sera accusé des fautes de certains et des maux qui se seront abattus durant un an sur Poussan.

Deux costauds vont le conduire dans les Halles où il sera jugé devant la foule. Le procureur venu de Montpellier après les plaidoiries des avocats ne lui accordera aucune faveur. L’avocat général saura certainement prendre le dessus.

Paillasse aura donc droit au bûcher avec une crémation immédiate au jardin public. Un long cortège se formera derrière la Cour qui le suivra puis les Poussannais assisteront silencieusement à la fin de celui qu’elle a fêté quatre jours avant. Triste fin pour l’individu qui devra attendre un an avant de renaître de ses cendres.

Avec lui s’achèvera le carnaval. La musique jouera une dernière fois la « Marche funèbre ». Larmes de joie et de tristesse se mêleront alors que la foule se sera débarrassé de celui qui portait malheur. Une page sera tournée, la gaité reviendra.