Les vertus des feux de la Saint Jean

Les feux de la Saint Jean :  encore aujourd’hui les traditionnels feux de la Saint-Jean marquent pour certains le vrai début de l’été. A Poussan, ils devraient avoir lieu le lundi 24 juin 2019, au Jardin Public.

Mais autrefois, ils avaient lieu dans la nuit du 23 au 24 juin ou du 24 au 25 juin selon les régions, le 24 juin étant le jour de la Saint-Jean, donc en léger décalage avec le solstice d’été. Maintenus jusqu’à la Première Guerre mondiale, la Seconde leur a donné un coup d’arrêt définitif.

La règle générale était la réalisation d’un grand feu de joie commun qui devait se voir le plus loin possible.

Dans les villages, la veille ou le jour de la Saint-Jean, tous les gens de la commune apportaient le soir venu, à l’endroit désigné, des combustibles divers que l’on empilait en tas, dans l’euphorie générale.

Malgré le regard mitigé de l’Église sur ces feux, ils datent de la nuit des temps. Tantôt elle s’en est servie pour organiser des processions et christianiser cette fête à travers le culte de Jean-le-Baptiste, tantôt elle a  tenté de les interdire comme “entachés de superstitions”.

Dans certains lieux, c’était donc le curé qui allumait le bûcher. Dans d’autres en revanche, c’était celui qui l’avait construit, ou bien le maire, le syndic, la personne la plus âgée du village, une jeune fille. Cette fête était d’abord l’occasion pour la jeunesse du pays, garçons et filles, de se retrouver et de se plaire… Mais tourner autour du bûcher avait un sens quasi magique, variable selon les régions.


D’après Marie-Odile Mergnac, des superstitions et croyances magiques étaient liées à ces feux de joie. Dans la Creuse et le Poitou par exemple, on jetait des pierres dans le brasier pour les récupérer ensuite et les placer dans les champs : plus grosses étaient les pierres, plus grosse serait la récolte

Sauter par-dessus le feu de la Saint-Jean était aussi un rite très fréquent. On disait tantôt que le saut permettrait de se marier dans l’année, tantôt qu’il préservait des furoncles ou des sortilèges, tantôt encore qu’il portait bonheur ou qu’il “donnait force aux os et préservait des rhumatismes”… Les vieillards qui ne pouvaient plus sauter par-dessus le feu se contentaient alors d’enjamber une braise.

Une fois le feu éteint, chacun rentrait chez soi avec un tison. La tradition populaire affirme qu’on pouvait le saisir sans risque car “le feu de Saint-Jean ne brûle pas”. Enfermé dans une armoire, il devait préserver la maison de l’incendie, de la foudre et de certaines maladies. On pouvait aussi en placer un morceau dans son terrain pour protéger ses récoltes de la grêle, parfois aussi des chenilles et des limaçons. On utilisait jusqu’aux cendres de ce feu de joie auxquelles on attribuait des vertus bienfaisantes.

L’origine de ces feux de Saint-Jean reste aussi inconnue que le caractère magique de ses cendres puisque, selon le grand folkloriste français Arnold Van Gennep, il ne peut s’agir ni d’une résurgence celtique, ni d’un culte romain ou germanique christianisé… Le mystère reste entier. A Poussan, tournera-t-on autour du bûcher? Va-t-on le sauter? Il faudra attendre le dimanche soir pour en savoir plus.

Un bel exemple : les feux dans le Vaucluse : www.ribelly84.fr/feux_st_jean/manteneire.html

« Mémoires choisis » par Louis Esparza

Ma photo bio Jpeg

Né à Poussan où il a passé sa jeunesse, Louis Esparza publie ses mémoires dans lesquelles il consacre plus de 80 pages à Poussan et ses environs, Frescaly, Issanka…

Livre en auto-édition, dont il donne les raisons de ce choix : «  si vous êtes une personnalité connue, vous pouvez écrire n’importe quoi, vous intéresserez les éditeurs car ils savent que votre bouquin se vendra. Mais si vous n’avez pas de notoriété, vous pouvez avoir écrit ’’Le Petit Prince’’, aucun éditeur ne vous le prendra…d’où l’auto-édition ».

Admirateur de Chateaubriand dont il reprend des citations à plusieurs reprises…il a commencé à écrire pour répondre aux questions des nouvelles générations dans les réunions de famille, et il a continué en réalisant qu’écrire des mémoires devait largement valoir une psychanalyse réussie  : « Et j’en suis sorti avec une vision plus claire sur bien des événements que je n’avais pas bien compris jusque-là…».

Et il ajoute : « sachant qu’aujourd’hui on twitte plus qu’on ne lit, chaque chapitre est assez indépendant du reste pour que les nouvelles générations qui ont une propension à lire en diagonale, puissent avoir une idée de ce que furent et comment vécurent leurs anciens dans le contexte de leur temps ».

Situant sa démarche à l’opposé d’une biographie, il reprend ses souvenirs pour en tirer des réflexions singulières sur le dessous des cartes de pratiquement tous les événements et les sujets qui ont marqué le siècle et l’actualité : la décolonisation, Mai 68, la démographie, le précepte de Colbert, l’écologie, la décroissance… Ancien du nucléaire et féru de politique, il a le sens de la formule : « Anne Lauvergeon étant entrée chez Areva à l’âge où Macron est entré à l’Elysée, espérons qu’il ne laissera pas la France dans l’état où elle a laissé Areva… ». Mémoires couverture simple JpegPoussan, un village qui se suffisait à lui-même.

Chapitre de plus de 80 pages qu’il commence par la citation de René Tulet gravée sur la façade de sa maison : « Nous sommes Français c’est vrai, mais avant tout nous plaçons l’amour de notre langue et de notre Poussan ». Montrant ainsi que cette réflexion  «nous éclaire d’emblée sur la spécificité du village et sa vocation à une sorte d’autonomie tant culturelle qu’économique ». Et il développe le contexte économique fondée sur la viticulture…la façon de vivre des gens du village, les festivités dont le fameux carnaval, la jeunesse qui se réunissait dans les cambuses… avec quelques portraits de figures locales dont les musiciens qui animaient les bals de l’après-guerre au Café de la Paix… et Mr Larose qui jouait du hautbois sur une barque de joutes à Sète pour la Saint-Louis : « comme on peut le voir quelques secondes filmé par Claude Sautet dans César et Rosalie (Yves Montand, Romy Schneider…accessible sur Internet, voir vers la 73ième minute du film».

Décrivant son enfance à Frescaly à partir d’une anecdote où se mêlent la mer que l’on aperçoit de la terrasse avec la chanson de Trénet qu’il entend dans un phonographe…

Les pages consacrées à Frescaly étant probablement les plus touchantes… Et il se souvient des fêtes à Issanka pour Pâques et le 15 Août « l’ambiance inimaginable aujourd’hui », comme lors d’un Tour de France quand arrivent deux coureurs avec plus d’un quart d’heure d’avance et qu’on leur fait boire du vin rosé… Pour repartir : « les deux coureurs avaient du mal à se remettre en selle, et on les a aidés, mais en les dirigeant en sens inverse de la course, si bien qu’ils se sont vite retrouvés face aux autres coureurs qui arrivaient, provoquant une pagaille monstre, pendant que les farceurs et les spectateurs se tordaient de rire…».

Les amateurs d’Histoire apprécieront ses réflexions sur Mai 68 et le Gaullisme, ses commentaires sur le problème que pose la forme exponentielle prise par la démographie… et autres analyses sur les sujets essentiels qui nous préoccupent…

Livre qu’il termine avec sagesse, à partir de vers d’Albert Samain qu’il cite pour étayer son commentaire. Une sagesse de terrien pouvant inspirer ses contemporains.

Mémoires choisis, 386 pages. En auto-édition, distribué sur Internet par TheBookEdition, livre papier (18 euros) et numérique (5,29€).

Mémoires 4e de couverture modif en Jpeg

L’association St-Vincent organise un LOTO

L’association St-Vincent organise un LOTO
Dimanche 28 avril
Au foyer des Campagnes
En vue de contribuer au financement de la restauration du château de Montlaur
Pour supporter ce projet, vous pouvez acheter des cartons de loto, venir les jouer vous-mêmes ou les confier pour qu’ils soient joués à votre place.lotoDSC_0015 (5)
Si vous le souhaitez, vous pouvez vous procurer ces cartons par EscapadeS : soit vendredi prochain à l’assemblée générale (18h30 salle sous la crèche), soit en laissant le règlement dans la boîte aux lettres au 555 chemin du Giradou en précisant votre nom et numéro de téléphone.
Voici les tarifs des cartons :
2 euros le carton
5 euros les 3
10 euros les 7
20 euros les 16

Le patrimoine de Sète Agglopôle Méditerranée a son programme

Le patrimoine de Sète Agglopôle Méditerranée a désormais son programme. « Le Musée gallo-romain Villa Loupian », le « Musée Ethnographique de l’Étang de Thau » et le « Jardin Antique Méditerranéen » vous proposent des activités tout au long de l’année qui vont au-delà d’une simple visite et avec l’espoir de vous donner envie de revenir.Aucune description de photo disponible.

Vous pouvez le télécharger : https://bit.ly/2GQJeBn

Le circuit de l’Abeurado de Bonnefoy référencé par le Collectif des Garrigues.

« L’Art de la pierre sèche en Garrigue et ses 20 balades sur les sentiers du Gard et de l’Hérault » vous fera découvrir ou redécouvrir un patrimoine peu connu disséminé dans les Garrigues. Les 20 sites présentés offrent une richesse exceptionnelle en cabanes, murs et autres constructions en pierres sèches.

Un aperçu de ce que furent la vie et le labeur de femmes et d’hommes qui ont su , tout au long des siècles, tirer parti d’un milieu difficile au sol.

Ce livre montre également le travail considérable mené localement par des associations et institutions pour restaurer, mettre en valeur et animer ce patrimoine tout au long de l’année.

Un site de Poussan a été retenu, celui de l’Abeurado de Bonnefoy avec un circuit pédestre pour le découvrir.

Il s’agit d’un lieu qui  se situe sur les garrigues de Poussan qui se sont végétalisées depuis que les troupeaux de moutons ne vont plus se restaurer, avec de plus, en partie basse des collines proches du village, des parcelles cultivées, avec vignes et oliviers.

Hors, de nombreuses capitelles de toutes tailles, rondes ou carrées que l’on peut y trouver, montrent une variété de formes qui permettent de penser que chaque agriculteur construisait sa cabane de pierres sèches sans plan déterminé.

Si vous y allez, vous découvrirez de nombreuses petites carrières d’extraction de pierres de construction avec des tas impressionnants de cailloux, formant des clapas, ici et là

  • Le circuit page 93
  • ses coordonnées : 43.493268 / 3.666266
  • Le départ s’effectue depuis la place du Cabrolous (Av de Maluzan) à Poussan.
  • Balisage : points bleus avec un A.picaP1150789

Il a été réalisé par l’association Pierres et Chemins de la MOURE  qui réunit un groupe de personnes respectueuses du petit patrimoine des garrigues des Collines de la Moure, sur la commune.

Après un travail d’inventaire, l’équipe a pu programmer des interventions de sauvegarde. Plus de 40 constructions identifiées. Son travail consiste donc en premier lieu à débroussailler pour permettre l’accès aux constructions puis à les restaurer. L’association a remis en état la presque totalité des capitelles répertoriées et mis en valeur plusieurs sites, mais du travail reste à faire.

Le balisage permet de suivre différents itinéraires aux difficultés variées.

A noter qu’il existe 2 autres circuits :

  • le 1er avec un départ du « Pin des soldats » en direction de Loupian, balisé lui aussi avec des points bleus.
  • Le second, à la Montagnette, débutant à l’est de l’entrée de la piste de Moto-Cross au nord de Poussan. Toujours balisé en bleu, il est en cours de finalisation.

N’hésitez pas, découvrez les, et lisez le livre pour enrichir votre culture de la pierre sèche : « L’Art de la pierre sèche en Garrigue et ses 20 balades sur les sentiers du Gard et de l’Hérault  » aux éditions « Collectif des Garrigues ». Prix : 12€20151004_140918

Site internet : http://www.pierreseche.com

Le plafond de la salle Vinas à Poussan

Les plafonds en caissons peints de la Salle Vinas à Poussan sont un joyau pour la commune. Jean Laforgue, sur une proposition de Marc Lugand qui a écrit avec des Poussanais un bel ouvrage sur Poussan, lui avait proposé l’étude du plafond de la salle Vinas, dans le cadre de l’école de Chayot. Avant de commencer l’exploration du plafond de 54 m², il faut approcher d’une façon générale le « château d’en bas » devenu château Malbois au moment de la Révolution Française.

C’est un édifice très grand, avec une tour ouest construite au XIVe siècle qui en est le point fort. Au XVIe, toutes les structures en bois seront pétrifiées. Et après les Lévy, les propriétaires suivants ne firent plus grand chose. Il fut mis en sommeil, ce qui explique sa bonne conservation.
« Quant au plafond, il fut découvert en 1998 avec sa décoration. Mis à part un problème d’entretien, il était très bien conservé », précise Jean Laforgue.
Composé de 6 grands carrés, avec un espace libre pour la cheminée, il est fabriqué avec des poutres réelles et 4 fausses poutres transversales pour régulariser. On trouve ensuite selon des proportions bien définies, des planches et des couvre-joints. Mais entre le plancher supérieur et le plafond on s’aperçut que les concepteurs avaient utilisé de la paille compressée qui évite la déformation des bois. Outre les moulures classiques, rien n’a été laissé au hasard. Les solives moulurées sont posées perpendiculairement aux poutres à raison de 7 par caisson.
Le charpentier et le tailleur de pierres parlent le même langage, d’ailleurs on retrouve le même plafond, mais moins riche, sous cette salle. C’est le frère jumeau de celui de la maison Jacques Coeur à Monpellier, qui date de 1447, ce qui permet de donner une approximation pour la construction de celui de Poussan, aux alentours de 1454.
En suivant l’évolution des structures cela corrobore cette estimation. Ce serait à Tarascon que l’idée du caisson régulier aurait pris forme. Mais pour Jean Laforgue la richesse de la salle et du château provient aussi de l’immense cheminée gothique fixée dans le mur entourée par un magnifique escalier en colimaçon (grande vis). Si tout semble lié, le château d’en bas, qui pourrait être bâti sur un édifice antérieur, n’a pas fini de nous étonner.
Ces caissons peints, sont toujours aussi beaux tout en étant des éléments fondamentaux de l’art européen.

J.-M P

VENDREDI 15 FÉVRIER VISITE DE POUSSAN avec JMJM

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Départ 14 h sur le parking de la Cure Gourmande à Balaruc les bains.Retour vers 17 h
Visite du village et de ses ruelles médiévales,de ses châteaux historique traditions puis rendez vous dans une maison vigneronne pour la dégustation de vins locaux
Tarif 6 € ( 5 € par trois inscriptions)
Inscriptions et renseignements :
MARIE 06 76 84 68 50
D’autres balades différentes tous les jours consultez notre programme

Découvrez les livres sur Poussan qui sont actuellement en vente :

Aucun texte alternatif disponible.
– Histoire de Poussan vendu au prix de 10 €
– Les Poilus de Poussan vendu au prix de 9 €
– Livre catalogue de l’exposition Maxime Lhermet vendu au prix de 15 €
Vous pouvez vous les procurer auprès de la mairie
du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 17h30L’image contient peut-être : 2 personnes, texte

Un repas en honneur du jumelage

Convivialité et fraternité avant tout, amitié aussi : l’association italienne de Jumelage Larciano-Poussan et celle de Poussan ont pris l’habitude de se rencontrer et fêtent particulièrement leurs attaches lors de la Foire de la Sainte Catherine, à Poussan. Elles ont des projets  pour le futur mais pour ce week-end festif, une délégation italienne avec près de 10 membres, était reçue à Poussan.   Elles auront l’occasion de se revoir, en Italie au mois  de mai pour une fête médiévale exceptionnelle qui chaque année marque les mémoires. C’est toujours un moment très fort qui renforce les liens, comme la Sainte Catherine  chez nous…moooooooP1160564

A Poussan, l’association tient à préciser qu’elle propose toujours de suivre des cours d’italien une fois par semaine, durant l’année et qu’elle poursuivra ses activités avec de nouveaux échanges à la clef… Sachant que le voyage à Larciano sera ouvert à tous.

 Les idées d’activités pour faire vivre le jumelage par un maximum de personnes dans chacun des villages ne manquent pas.

Mais cette année, pour la foire de la Sainte Catherine  Lisa Amidei n’a pu se libérer durant tout le week-end. Comme d’habitude les membres de la délégation pourront découvrir ou redécouvrir la commune avec son Riverain et son centre historique ainsi qu’avec des animations propres au village et bien-sûr ils n’ont pas oublié leurs produits locaux très demandés qu’ils proposent durant la foire avec de nombreuses préparations culinaires à déguster et à acheter et des articles tels que des balais ou des maquettes.

  Avant de vivre une journée de foire animée, un repas était organisé au foyer des campagnes pour que se développe dans la bonne humeur cette amitié franco-italienne et la fraternité entre des cités pourtant éloignées.moooooooP1160557

Plus de 119 convives allaient partager celui-ci. Accompagnés de vins de Puilacher, allaient être proposés après un petit apéritif, des cassolettes de Saint Jacques, de la poularde accompagnée de légumes, du fromage et des desserts.

Une très bonne soirée durant laquelle l’italien allait s’insinuer dans les dialogues. Et d’ailleurs, cela avait débuté durant l’apéritif. Mais avant la fête Mme Zanetti, Présidente de l’association du Jumelage et Monsieur le Maire de Poussan accompagnés par des Adjoints et des Conseillers municipaux, tenaient, avant que les convives ne chantent réunis une Marseillaise et un hymne italien de tout leur cœur, à animer un moment plus protocolaire pour marquer avec insistance le jumelage entre les 2 cités.moooooP1160565

Nicole Zanetti, présidente de l’association poussannaise, se félicitait que ces rencontres Franco-Italiennes se poursuivent, avec pour objectif des actions communes et des échanges à tous les niveaux.

Jacques Adgé précisait que c’était toujours un plaisir de recevoir la délégation pour la Foire avec maintenant de nombreux souvenirs communs.

C’était le moment des cadeaux pour marquer cette rencontre qui ouvrait les festivités de cette fête de la Sainte Catherine

Entre chants, musiques et danses, avec Jean-Michel Rinaldi et Franck Fulcrand pour l’animation musicale, le repas s’annonçait bien convivial et festif.