Un repas en honneur du jumelage

Convivialité et fraternité avant tout, amitié aussi : l’association italienne de Jumelage Larciano-Poussan et celle de Poussan ont pris l’habitude de se rencontrer et fêtent particulièrement leurs attaches lors de la Foire de la Sainte Catherine, à Poussan. Elles ont des projets  pour le futur mais pour ce week-end festif, une délégation italienne avec près de 10 membres, était reçue à Poussan.   Elles auront l’occasion de se revoir, en Italie au mois  de mai pour une fête médiévale exceptionnelle qui chaque année marque les mémoires. C’est toujours un moment très fort qui renforce les liens, comme la Sainte Catherine  chez nous…moooooooP1160564

A Poussan, l’association tient à préciser qu’elle propose toujours de suivre des cours d’italien une fois par semaine, durant l’année et qu’elle poursuivra ses activités avec de nouveaux échanges à la clef… Sachant que le voyage à Larciano sera ouvert à tous.

 Les idées d’activités pour faire vivre le jumelage par un maximum de personnes dans chacun des villages ne manquent pas.

Mais cette année, pour la foire de la Sainte Catherine  Lisa Amidei n’a pu se libérer durant tout le week-end. Comme d’habitude les membres de la délégation pourront découvrir ou redécouvrir la commune avec son Riverain et son centre historique ainsi qu’avec des animations propres au village et bien-sûr ils n’ont pas oublié leurs produits locaux très demandés qu’ils proposent durant la foire avec de nombreuses préparations culinaires à déguster et à acheter et des articles tels que des balais ou des maquettes.

  Avant de vivre une journée de foire animée, un repas était organisé au foyer des campagnes pour que se développe dans la bonne humeur cette amitié franco-italienne et la fraternité entre des cités pourtant éloignées.moooooooP1160557

Plus de 119 convives allaient partager celui-ci. Accompagnés de vins de Puilacher, allaient être proposés après un petit apéritif, des cassolettes de Saint Jacques, de la poularde accompagnée de légumes, du fromage et des desserts.

Une très bonne soirée durant laquelle l’italien allait s’insinuer dans les dialogues. Et d’ailleurs, cela avait débuté durant l’apéritif. Mais avant la fête Mme Zanetti, Présidente de l’association du Jumelage et Monsieur le Maire de Poussan accompagnés par des Adjoints et des Conseillers municipaux, tenaient, avant que les convives ne chantent réunis une Marseillaise et un hymne italien de tout leur cœur, à animer un moment plus protocolaire pour marquer avec insistance le jumelage entre les 2 cités.moooooP1160565

Nicole Zanetti, présidente de l’association poussannaise, se félicitait que ces rencontres Franco-Italiennes se poursuivent, avec pour objectif des actions communes et des échanges à tous les niveaux.

Jacques Adgé précisait que c’était toujours un plaisir de recevoir la délégation pour la Foire avec maintenant de nombreux souvenirs communs.

C’était le moment des cadeaux pour marquer cette rencontre qui ouvrait les festivités de cette fête de la Sainte Catherine

Entre chants, musiques et danses, avec Jean-Michel Rinaldi et Franck Fulcrand pour l’animation musicale, le repas s’annonçait bien convivial et festif.

Le circuit de l’Abeurado de Bonnefoy référencé par le Collectif des Garrigues.

« L’Art de la pierre sèche en Garrigue et ses 20 balades sur les sentiers du Gard et de l’Hérault » vous fera découvrir ou redécouvrir un patrimoine peu connu disséminé dans les Garrigues. Les 20 sites présentés offrent une richesse exceptionnelle en cabanes, murs et autres constructions en pierres sèches.

Un aperçu de ce que furent la vie et le labeur de femmes et d’hommes qui ont su , tout au long des siècles, tirer parti d’un milieu difficile au sol.

Ce livre montre également le travail considérable mené localement par des associations et institutions pour restaurer, mettre en valeur et animer ce patrimoine tout au long de l’année.

Un site de Poussan a été retenu, celui de l’Abeurado de Bonnefoy avec un circuit pédestre pour le découvrir.

Il s’agit d’un lieu qui  se situe sur les garrigues de Poussan qui se sont végétalisées depuis que les troupeaux de moutons ne vont plus se restaurer, avec de plus, en partie basse des collines proches du village, des parcelles cultivées, avec vignes et oliviers.

Hors, de nombreuses capitelles de toutes tailles, rondes ou carrées que l’on peut y trouver, montrent une variété de formes qui permettent de penser que chaque agriculteur construisait sa cabane de pierres sèches sans plan déterminé.

Si vous y allez, vous découvrirez de nombreuses petites carrières d’extraction de pierres de construction avec des tas impressionnants de cailloux, formant des clapas, ici et là

  • Le circuit page 93
  • ses coordonnées : 43.493268 / 3.666266
  • Le départ s’effectue depuis la place du Cabrolous (Av de Maluzan) à Poussan.
  • Balisage : points bleus avec un A.picaP1150789

Il a été réalisé par l’association Pierres et Chemins de la MOURE  qui réunit un groupe de personnes respectueuses du petit patrimoine des garrigues des Collines de la Moure, sur la commune.

Après un travail d’inventaire, l’équipe a pu programmer des interventions de sauvegarde. Plus de 40 constructions identifiées. Son travail consiste donc en premier lieu à débroussailler pour permettre l’accès aux constructions puis à les restaurer. L’association a remis en état la presque totalité des capitelles répertoriées et mis en valeur plusieurs sites, mais du travail reste à faire.

Le balisage permet de suivre différents itinéraires aux difficultés variées.

A noter qu’il existe 2 autres circuits :

  • le 1er avec un départ du « Pin des soldats » en direction de Loupian, balisé lui aussi avec des points bleus.
  • Le second, à la Montagnette, débutant à l’est de l’entrée de la piste de Moto-Cross au nord de Poussan. Toujours balisé en bleu, il est en cours de finalisation.

N’hésitez pas, découvrez les, et lisez le livre pour enrichir votre culture de la pierre sèche : « L’Art de la pierre sèche en Garrigue et ses 20 balades sur les sentiers du Gard et de l’Hérault  » aux éditions « Collectif des Garrigues ». Prix : 12€20151004_140918

Site internet : http://www.pierreseche.com

Les Compagnons du Devoir œuvrent pour le Conservatoire

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Ce sont des Compagnons du devoir qui s’occupent de certaines des Pierres du Conservatoire, et s’ils suivent une certaine partition, les instruments ne sont pas les mêmes que ceux des musiciens : burins, masses, meuleuses, taraudeuses, éclateuses s’associent pour animer l’atelier de Pierres et traditions.

Pour réaliser la façade du Conservatoire Manitas de Plata à rayonnement inter-communal de 75m de long sur 9,50m de haut, il faudra pas moins de 4km de lames de pierre, une pierre froide dans les tons noirs, choisie pour sa solidité et taillée à la main, qui viendra se positionner sur un sous-bassement en pierre calcaire de la Gardiole. Le tout sera enchâssé dans une structure en métal et en béton, reproduisant à l’identique les chaînages verticaux d’origine, prévus entre les 5 corps de bâtiments. Une véritable innovation qui a permis de mettre le savoir-faire des tailleurs de pierre au service d’une conception moderne.

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 Car un des soucis de l’architecte est le retour à l’origine par exemple pour pour l’entrée principale prévue par la porte monumentale des anciens chais Dubonnet avec toitures à pignon conservées et avec des marquises en bois;

Les soubassements sont en calcaire jurassique et les brise-soleils en calcaire des Pyrénées (noir).

Le travail a débuté aux ateliers poussannais il y a 4 mois. En moyenne 4 hommes travaillent sur  les brise-soleils qui représenteront presque 500 tonnes de pierre avec les soubassements…

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3000 éléments au minimum de 1m20.  Ceux-ci seront posées sur des épis (structures) métalliques eux-mêmes fixés à la structure en béton et capables de supporter les 35 T de chacune des travées. Il y a 11 travées au total. La pierre est travaillée avec la face vue éclatée, les lames étant aussi de différents épaisseurs. Il faudra compter 4 mois pour la pose avec une manutention très délicate. « L’on travaille au mm sur de gros volumes,  avec des réglages à effectuer pour chaque lame. » Précisait Gérard.

Mais comment sont conçus tous ces éléments à Poussan, sur le vaste atelier en plein air de l’entreprise « Pierres et Traditions » en garrigues.

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Pour les soubassements les blocs de calcaire arrivent bruts des carrières de la Gardiole et sont débités à la machine par une impressionnante meuleuse programmable. 400 m2 sont à couvrir pour reproduire au mieux l’existant sur le site. Les manipulations vont s’enchaîner car c’est manuellement que les Compagnons du Devoir de l’Entreprise vont s’en occuper : Si Sébastien gère l’atelier, François, Cédric et Marc vont éclater les blocs pour leur donner un bel aspect bosselé et naturel sans trop de relief, tout un art, tandis qu’ensuite, selon des gabarits, ils passeront à l’éclateuse (pression de 15T) pour leur donner une forme hexagonale.

Quant aux brise-soleils, depuis plusieurs mois, en moyenne 4 hommes travaillent sur eux sachant qu’ils représenteront presque 500 tonnes de pierre avec les soubassements..3000 éléments au minimum de 1m20.

Ceux-ci seront posées sur des épis (structures) métalliques eux-mêmes fixés à la structure en béton et capables de supporter les 35 T de chacune des travées. Il y a 11 travées au total. La pierre est travaillée avec la face vue éclatée, les lames étant aussi de différents épaisseurs. Il faudra compter 4 mois pour la pose avec une manutention très délicate.

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Les blocs (entre 170 et 280 kg chacun ) qui parviennent chez Pierres et traditions ont été débité dans les Pyrénées : 2,66m sur 32 cm avec une hauteur e 8 ou 12 cm… Avant de les tarauder pour la fixation future, chacun des blocs est éclaté à la main pour lui donner un aspect plus naturel.

Il faut environ 10 jours pour s’occuper du volume d’une travée.

Et si sur le chantier la mise en place doit débuter vers le 15 octobre, il faudra 9 à 10 personnes sur trois mois pour finaliser la mise en place des éléments autour du conservatoire.

D’autant que, comme le précise Gérard Gascon, il faut pendant ce temps honorer d’autres commandes. « Ce chantier support est une belle référence avec l’unicité de la structure, pour l’entreprise, ainsi que pour les Compagnons. »

Poussan : le programme de la 35e édition des journées européennes du patrimoine

Découvrez le programme de la 35e édition des journées européennes du patrimoine, organisées par le service culturel de la ville de Poussan en collaboration avec Fabrice Bertrand, Jean-Claude Agullo, Roger Tognetti, et l’association Pierres et Chemins de la MoureAucun texte alternatif disponible.

Samedi 15 septembre
14h30 Découverte du centre historique
par Fabrice Bertrand
Départ devant les Halles

16h Visite du quartier de la Salle
par Fabrice Bertrand
Découverte de l’atelier de vitraux
de Jean-Claude Agullo
Départ devant le Point info

Dimanche 16 septembre

10h30 Découverte du cadran solaire
par Roger Tognetti
Rendez-vous place de la mairie

15h Découverte des capitelles
par « Pierres et Chemins de la Moure »
Départ devant le gymnase des baux

Vous pouvez retrouver le programme des journées européennes du patrimoine 2018 sur le site du Ministère de la Culture :

https://openagenda.com/jep-2018-occitanie…

L’agglopôle vous invite à découvrir son patrimoine

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Le week-end des 15 et 16 septembre, à l’occasion de la 35ème édition des Journées Européennes du Patrimoine, « Sète agglopôle méditerranée » vous invite à la découverte :

La visite est libre (voir détail des horaires sur programme) sur les cinq sites, entrée gratuite.

Poussan : la 35e édition des Journées Européennes du Patrimoine

Le service culturel de la ville de Poussan en collaboration avec Fabrice Bertrand, Jean-Claude Agullo, Roger Tognetti et l’association Pierres et Chemins de la Moure vous invite à Poussan : , qui aura lieu le samedi 15 et le dimanche 16 septembre.L’image contient peut-être : une personne ou plus, chaussures et plein air

Poussan a un patrimoine architectural, historique, naturel et culturel riche que nous devons protéger, conserver, collecter. Mais ce travail n’aurait pas de justification en soi si l’objectif n’était pas de le mettre à la disposition de tous. En travaillant avec les acteurs locaux à la promotion et au rayonnement de notre patrimoine, nous travaillons au développement d’un atout majeur pour l’attractivité de notre territoire, l’équilibre économique et touristique local, l’identité et la cohésion sociale. Merci à tous pour votre participation !

Cette édition est référencée sur le site du Ministère de la Culture https://openagenda.com/jep-2018-occitanieL’image contient peut-être : 1 personne, debout et plein air

Découvrez le programme de la 35e édition des Journées Européennes du Patrimoine, organisées par le service culturel de la ville de Poussan en collaboration avec Fabrice Bertrand, Jean-Claude Agullo, Roger Tognetti, et l’association Pierres et Chemins de la MoureL’image contient peut-être : 1 personne, sourit, assis, table et intérieur

Samedi 15 septembre
14h30 Découverte du centre historique
par Fabrice Bertrand
Départ devant les Halles

16h Visite du quartier de la Salle
par Fabrice Bertrand
Découverte de l’atelier de vitraux
de Jean-Claude Agullo
Départ devant le Point info

Dimanche 16 septembre
10h30 Découverte du cadran solaire
par Roger Tognetti
Rendez-vous place de la mairieL’image contient peut-être : une personne ou plus et plein air

15h Découverte des capitelles
par « Pierres et Chemins de la Moure »
Départ devant le gymnase des baux

Vous pouvez retrouver le programme des journées européennes du patrimoine 2018 sur le site du Ministère de la Culture :

https://openagenda.com/jep-2018-occitanie…

Programme de la 35e édition des journées européennes du patrimoine

Programme de la 35e édition des journées européennes du patrimoine, organisées par le service culturel de la ville de Poussan en collaboration avec Fabrice Bertrand, Jean-Claude Agullo, Roger Tognetti, et l’association Pierres et Chemins de la Moure.

Samedi 15 septembre

14h30 Découverte du centre historique par Fabrice Bertrand

Départ devant les Halles

16h Visite du quartier de la Salle par Fabrice Bertrand

Découverte de l’atelier de vitraux de Jean-Claude Agullo

Départ devant le Point info, bd du Riverain

Dimanche 16 septembre

10h30 Découverte du cadran solaire par Roger Tognetti

Rendez-vous place de la mairie

15h Découverte des capitelles par « Pierres et Chemins de la Moure »

Départ devant le gymnase des baux

Vous pouvez retrouver le programme des journées européennes du patrimoine 2018 sur le site du Ministère de la Culture :

https://openagenda.com/jep-2018-occitanie?oaq%5Bwhat%5D=poussan

Démonstration sur le fonctionnement du cadran solaire

Vendredi 10 août de 10h à 12h aura lieu une démonstration sur le fonctionnement du cadran solaire situé sur la place de la mairie à Poussan par son concepteur, M. Roger Tognetti.

Une belle découverte à ne pas rater !
Vous pouvez voir la vidéo de présentation réalisée par Gilbert Raulet / Art Média Vidéo sur la chaine You tube de la Ville de Poussan

https://youtu.be/S1hMj4_1nLA

Jusqu’au XIVème, le 1er objectif pour Poussan : se défendre

Après l’occupation des sites gallo-romains par les Barbares jusqu’en 725 environ, les Arabes occuperont pendant 40 ans le territoire de Poussan. Le monde méditerranéen de l’Antiquité s’éteindra alors, pour celui  du nouveau monde du nord, celui des Francs. Les comtes vont donner un nouveau dynamisme qui conduira à la création du castrum.

La voie Domitienne sera alors délaissée au profit d’un tracé plus méridional le long de l’étang de Thau, avec à Poussan, deux lieux de culte qui se développeront : Saint-Vincent et Saint-Cléophas. Poussan est toujours une limite, mais entre deux évêchés, celui d’Agde et de Maguelone.

De St-Cléophas-des-Moulières il ne reste aucune trace. Exploitation agricole devenue hôpital pour permettre aux pèlerins de se reposer, il fut détruit durant la guerre de Cent ans, certainement. En revanche, Saint-Vincent-de-Jonquières, en bordure de la nouvelle voie, était un prieuré dépendant des Bénédictins de la Chaise-Dieu et un noyau d’habitat se serait constitué autour de l’église dont il reste certaines ruines, aujourd’hui. D’autres lieux de culte comme celui de Saint-Sulpice-de-Thoron, ou celui de l’Ermitage en allant vers le Puech Gayès montrent avec d’autres sites comme celui du Cous où une nécropole a été mise à jour, que des points de peuplement, bien que très dispersés, étaient nombreux sur la commune.

                Tous disparaîtront à plus ou moins long terme car certainement à partir de l’ancienne villa Porcianus ou plus précisément sur son territoire vont apparaître l’église Saint-Pierre et le château. L’église sera mentionnée en 960 certainement construite sur un lieu de culte du IXe siècle. En 990, elle est associée à un château construit à la place d’une tour qui l’aurait précédé.

Le village ou castrum ne sera clairement cité qu’en 1105 se développant d’abord sur les flancs sud et ouest du plateau où dominent église et château. Le premier plan cadastral  de Poussan, datant de 1823, fut dressé sur ordre de Napoléon 1er. L’on y distingue l’ensemble des parcelles formant le vieux village avec au centre, mais déporté vers l’orient, le château Montlaur et tout autour un ensemble de bâtiments officiels.

La place centrale, espace public, était à la fois agora et acropole, le reste du village étant réservé à l’habitat. La structuration du paysage bâti avec des plans basés sur la forme circulaire ne doit pourtant rien à l’évolution récente. Ce serait, d’après Krzysztof Palowski, architecte et urbaniste, un héritage qui remonterait à l’an mille.
Poussan qui fait partie de cette catégorie de villes ou villages avec une organisation spatiale basée sur la circularité est à ce titre-là une circulade. Car l’agglomération est née au pied d’un château et d’un prieuré bénédictin gardant une forme spécifique avec une partie haute et une basse contournées par une double enceinte de forme circulaire, abritant du bâti non structuré.

Tout en s’adaptant aux éléments préexistants, et à la configuration du terrain, la tendance vers la circularité s’est faite par rapport aux remparts construits selon les historiens vers 1350 par le seigneur de Lévis Mirepoix.

Si les anciennes fortifications endommagées en 1748 par une grave inondation sont bien conservées dans la partie haute, elles sont encore lisibles dans la partie basse avec des portes d’entrée sauvegardées.

Pour Palowski : « L’homogénéité de l’ensemble est assurée par le bâti qui épouse la forme circulaire des enceintes fortifiées, les limites de la première enceinte étant bien déterminées par la place du Marché et de la République. En gardant ce caractère authentique, Poussan nous montre que les impératifs de défense ont certainement joué un rôle primordial dans son développement. »

Techniquement les constructeurs devaient connaître l’arpentage, pourtant, il fallait aussi que la population veuille bien se regrouper et organiser un système de défense planifié, d’abord autour du château puis en s’en éloignant.

Se succèderont à la tête des seigneuries de puissantes familles languedociennes comme  les Castres, les Montlaur, les Lévis de Mirepoix, les de Ricard, de Crussol ou encore Barrière et Tournezy. Celles-ci lègueront des demeures d’exception. Du Xe siècle jusqu’au premier tiers du XIVe siècle, il n’existait qu’une seule seigneurie dont le siège se trouvait au château de Montlaur.

En 1300 il y avait trois co-seigneurs de Poussan, issus des familles de Ricard, de Crussol et de Lévis. Poussan était alors à l’aube d’une expansion prodigieuse.