Les Compagnons du Devoir œuvrent pour le Conservatoire

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Ce sont des Compagnons du devoir qui s’occupent de certaines des Pierres du Conservatoire, et s’ils suivent une certaine partition, les instruments ne sont pas les mêmes que ceux des musiciens : burins, masses, meuleuses, taraudeuses, éclateuses s’associent pour animer l’atelier de Pierres et traditions.

Pour réaliser la façade du Conservatoire Manitas de Plata à rayonnement inter-communal de 75m de long sur 9,50m de haut, il faudra pas moins de 4km de lames de pierre, une pierre froide dans les tons noirs, choisie pour sa solidité et taillée à la main, qui viendra se positionner sur un sous-bassement en pierre calcaire de la Gardiole. Le tout sera enchâssé dans une structure en métal et en béton, reproduisant à l’identique les chaînages verticaux d’origine, prévus entre les 5 corps de bâtiments. Une véritable innovation qui a permis de mettre le savoir-faire des tailleurs de pierre au service d’une conception moderne.

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 Car un des soucis de l’architecte est le retour à l’origine par exemple pour pour l’entrée principale prévue par la porte monumentale des anciens chais Dubonnet avec toitures à pignon conservées et avec des marquises en bois;

Les soubassements sont en calcaire jurassique et les brise-soleils en calcaire des Pyrénées (noir).

Le travail a débuté aux ateliers poussannais il y a 4 mois. En moyenne 4 hommes travaillent sur  les brise-soleils qui représenteront presque 500 tonnes de pierre avec les soubassements…

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3000 éléments au minimum de 1m20.  Ceux-ci seront posées sur des épis (structures) métalliques eux-mêmes fixés à la structure en béton et capables de supporter les 35 T de chacune des travées. Il y a 11 travées au total. La pierre est travaillée avec la face vue éclatée, les lames étant aussi de différents épaisseurs. Il faudra compter 4 mois pour la pose avec une manutention très délicate. « L’on travaille au mm sur de gros volumes,  avec des réglages à effectuer pour chaque lame. » Précisait Gérard.

Mais comment sont conçus tous ces éléments à Poussan, sur le vaste atelier en plein air de l’entreprise « Pierres et Traditions » en garrigues.

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Pour les soubassements les blocs de calcaire arrivent bruts des carrières de la Gardiole et sont débités à la machine par une impressionnante meuleuse programmable. 400 m2 sont à couvrir pour reproduire au mieux l’existant sur le site. Les manipulations vont s’enchaîner car c’est manuellement que les Compagnons du Devoir de l’Entreprise vont s’en occuper : Si Sébastien gère l’atelier, François, Cédric et Marc vont éclater les blocs pour leur donner un bel aspect bosselé et naturel sans trop de relief, tout un art, tandis qu’ensuite, selon des gabarits, ils passeront à l’éclateuse (pression de 15T) pour leur donner une forme hexagonale.

Quant aux brise-soleils, depuis plusieurs mois, en moyenne 4 hommes travaillent sur eux sachant qu’ils représenteront presque 500 tonnes de pierre avec les soubassements..3000 éléments au minimum de 1m20.

Ceux-ci seront posées sur des épis (structures) métalliques eux-mêmes fixés à la structure en béton et capables de supporter les 35 T de chacune des travées. Il y a 11 travées au total. La pierre est travaillée avec la face vue éclatée, les lames étant aussi de différents épaisseurs. Il faudra compter 4 mois pour la pose avec une manutention très délicate.

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Les blocs (entre 170 et 280 kg chacun ) qui parviennent chez Pierres et traditions ont été débité dans les Pyrénées : 2,66m sur 32 cm avec une hauteur e 8 ou 12 cm… Avant de les tarauder pour la fixation future, chacun des blocs est éclaté à la main pour lui donner un aspect plus naturel.

Il faut environ 10 jours pour s’occuper du volume d’une travée.

Et si sur le chantier la mise en place doit débuter vers le 15 octobre, il faudra 9 à 10 personnes sur trois mois pour finaliser la mise en place des éléments autour du conservatoire.

D’autant que, comme le précise Gérard Gascon, il faut pendant ce temps honorer d’autres commandes. « Ce chantier support est une belle référence avec l’unicité de la structure, pour l’entreprise, ainsi que pour les Compagnons. »

Poussan : le programme de la 35e édition des journées européennes du patrimoine

Découvrez le programme de la 35e édition des journées européennes du patrimoine, organisées par le service culturel de la ville de Poussan en collaboration avec Fabrice Bertrand, Jean-Claude Agullo, Roger Tognetti, et l’association Pierres et Chemins de la MoureAucun texte alternatif disponible.

Samedi 15 septembre
14h30 Découverte du centre historique
par Fabrice Bertrand
Départ devant les Halles

16h Visite du quartier de la Salle
par Fabrice Bertrand
Découverte de l’atelier de vitraux
de Jean-Claude Agullo
Départ devant le Point info

Dimanche 16 septembre

10h30 Découverte du cadran solaire
par Roger Tognetti
Rendez-vous place de la mairie

15h Découverte des capitelles
par « Pierres et Chemins de la Moure »
Départ devant le gymnase des baux

Vous pouvez retrouver le programme des journées européennes du patrimoine 2018 sur le site du Ministère de la Culture :

https://openagenda.com/jep-2018-occitanie…

L’agglopôle vous invite à découvrir son patrimoine

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Le week-end des 15 et 16 septembre, à l’occasion de la 35ème édition des Journées Européennes du Patrimoine, « Sète agglopôle méditerranée » vous invite à la découverte :

La visite est libre (voir détail des horaires sur programme) sur les cinq sites, entrée gratuite.

Poussan : la 35e édition des Journées Européennes du Patrimoine

Le service culturel de la ville de Poussan en collaboration avec Fabrice Bertrand, Jean-Claude Agullo, Roger Tognetti et l’association Pierres et Chemins de la Moure vous invite à Poussan : , qui aura lieu le samedi 15 et le dimanche 16 septembre.L’image contient peut-être : une personne ou plus, chaussures et plein air

Poussan a un patrimoine architectural, historique, naturel et culturel riche que nous devons protéger, conserver, collecter. Mais ce travail n’aurait pas de justification en soi si l’objectif n’était pas de le mettre à la disposition de tous. En travaillant avec les acteurs locaux à la promotion et au rayonnement de notre patrimoine, nous travaillons au développement d’un atout majeur pour l’attractivité de notre territoire, l’équilibre économique et touristique local, l’identité et la cohésion sociale. Merci à tous pour votre participation !

Cette édition est référencée sur le site du Ministère de la Culture https://openagenda.com/jep-2018-occitanieL’image contient peut-être : 1 personne, debout et plein air

Découvrez le programme de la 35e édition des Journées Européennes du Patrimoine, organisées par le service culturel de la ville de Poussan en collaboration avec Fabrice Bertrand, Jean-Claude Agullo, Roger Tognetti, et l’association Pierres et Chemins de la MoureL’image contient peut-être : 1 personne, sourit, assis, table et intérieur

Samedi 15 septembre
14h30 Découverte du centre historique
par Fabrice Bertrand
Départ devant les Halles

16h Visite du quartier de la Salle
par Fabrice Bertrand
Découverte de l’atelier de vitraux
de Jean-Claude Agullo
Départ devant le Point info

Dimanche 16 septembre
10h30 Découverte du cadran solaire
par Roger Tognetti
Rendez-vous place de la mairieL’image contient peut-être : une personne ou plus et plein air

15h Découverte des capitelles
par « Pierres et Chemins de la Moure »
Départ devant le gymnase des baux

Vous pouvez retrouver le programme des journées européennes du patrimoine 2018 sur le site du Ministère de la Culture :

https://openagenda.com/jep-2018-occitanie…

Programme de la 35e édition des journées européennes du patrimoine

Programme de la 35e édition des journées européennes du patrimoine, organisées par le service culturel de la ville de Poussan en collaboration avec Fabrice Bertrand, Jean-Claude Agullo, Roger Tognetti, et l’association Pierres et Chemins de la Moure.

Samedi 15 septembre

14h30 Découverte du centre historique par Fabrice Bertrand

Départ devant les Halles

16h Visite du quartier de la Salle par Fabrice Bertrand

Découverte de l’atelier de vitraux de Jean-Claude Agullo

Départ devant le Point info, bd du Riverain

Dimanche 16 septembre

10h30 Découverte du cadran solaire par Roger Tognetti

Rendez-vous place de la mairie

15h Découverte des capitelles par « Pierres et Chemins de la Moure »

Départ devant le gymnase des baux

Vous pouvez retrouver le programme des journées européennes du patrimoine 2018 sur le site du Ministère de la Culture :

https://openagenda.com/jep-2018-occitanie?oaq%5Bwhat%5D=poussan

Démonstration sur le fonctionnement du cadran solaire

Vendredi 10 août de 10h à 12h aura lieu une démonstration sur le fonctionnement du cadran solaire situé sur la place de la mairie à Poussan par son concepteur, M. Roger Tognetti.

Une belle découverte à ne pas rater !
Vous pouvez voir la vidéo de présentation réalisée par Gilbert Raulet / Art Média Vidéo sur la chaine You tube de la Ville de Poussan

https://youtu.be/S1hMj4_1nLA

Jusqu’au XIVème, le 1er objectif pour Poussan : se défendre

Après l’occupation des sites gallo-romains par les Barbares jusqu’en 725 environ, les Arabes occuperont pendant 40 ans le territoire de Poussan. Le monde méditerranéen de l’Antiquité s’éteindra alors, pour celui  du nouveau monde du nord, celui des Francs. Les comtes vont donner un nouveau dynamisme qui conduira à la création du castrum.

La voie Domitienne sera alors délaissée au profit d’un tracé plus méridional le long de l’étang de Thau, avec à Poussan, deux lieux de culte qui se développeront : Saint-Vincent et Saint-Cléophas. Poussan est toujours une limite, mais entre deux évêchés, celui d’Agde et de Maguelone.

De St-Cléophas-des-Moulières il ne reste aucune trace. Exploitation agricole devenue hôpital pour permettre aux pèlerins de se reposer, il fut détruit durant la guerre de Cent ans, certainement. En revanche, Saint-Vincent-de-Jonquières, en bordure de la nouvelle voie, était un prieuré dépendant des Bénédictins de la Chaise-Dieu et un noyau d’habitat se serait constitué autour de l’église dont il reste certaines ruines, aujourd’hui. D’autres lieux de culte comme celui de Saint-Sulpice-de-Thoron, ou celui de l’Ermitage en allant vers le Puech Gayès montrent avec d’autres sites comme celui du Cous où une nécropole a été mise à jour, que des points de peuplement, bien que très dispersés, étaient nombreux sur la commune.

                Tous disparaîtront à plus ou moins long terme car certainement à partir de l’ancienne villa Porcianus ou plus précisément sur son territoire vont apparaître l’église Saint-Pierre et le château. L’église sera mentionnée en 960 certainement construite sur un lieu de culte du IXe siècle. En 990, elle est associée à un château construit à la place d’une tour qui l’aurait précédé.

Le village ou castrum ne sera clairement cité qu’en 1105 se développant d’abord sur les flancs sud et ouest du plateau où dominent église et château. Le premier plan cadastral  de Poussan, datant de 1823, fut dressé sur ordre de Napoléon 1er. L’on y distingue l’ensemble des parcelles formant le vieux village avec au centre, mais déporté vers l’orient, le château Montlaur et tout autour un ensemble de bâtiments officiels.

La place centrale, espace public, était à la fois agora et acropole, le reste du village étant réservé à l’habitat. La structuration du paysage bâti avec des plans basés sur la forme circulaire ne doit pourtant rien à l’évolution récente. Ce serait, d’après Krzysztof Palowski, architecte et urbaniste, un héritage qui remonterait à l’an mille.
Poussan qui fait partie de cette catégorie de villes ou villages avec une organisation spatiale basée sur la circularité est à ce titre-là une circulade. Car l’agglomération est née au pied d’un château et d’un prieuré bénédictin gardant une forme spécifique avec une partie haute et une basse contournées par une double enceinte de forme circulaire, abritant du bâti non structuré.

Tout en s’adaptant aux éléments préexistants, et à la configuration du terrain, la tendance vers la circularité s’est faite par rapport aux remparts construits selon les historiens vers 1350 par le seigneur de Lévis Mirepoix.

Si les anciennes fortifications endommagées en 1748 par une grave inondation sont bien conservées dans la partie haute, elles sont encore lisibles dans la partie basse avec des portes d’entrée sauvegardées.

Pour Palowski : « L’homogénéité de l’ensemble est assurée par le bâti qui épouse la forme circulaire des enceintes fortifiées, les limites de la première enceinte étant bien déterminées par la place du Marché et de la République. En gardant ce caractère authentique, Poussan nous montre que les impératifs de défense ont certainement joué un rôle primordial dans son développement. »

Techniquement les constructeurs devaient connaître l’arpentage, pourtant, il fallait aussi que la population veuille bien se regrouper et organiser un système de défense planifié, d’abord autour du château puis en s’en éloignant.

Se succèderont à la tête des seigneuries de puissantes familles languedociennes comme  les Castres, les Montlaur, les Lévis de Mirepoix, les de Ricard, de Crussol ou encore Barrière et Tournezy. Celles-ci lègueront des demeures d’exception. Du Xe siècle jusqu’au premier tiers du XIVe siècle, il n’existait qu’une seule seigneurie dont le siège se trouvait au château de Montlaur.

En 1300 il y avait trois co-seigneurs de Poussan, issus des familles de Ricard, de Crussol et de Lévis. Poussan était alors à l’aube d’une expansion prodigieuse.

Les vertus des feux de la Saint Jean

Les feux de la Saint Jean :  encore aujourd’hui les traditionnels feux de la Saint-Jean marquent pour certains le vrai début de l’été. A Poussan, ils devraient avoir lieu le dimanche 24 juin 2018, au Jardin Public.

Mais autrefois, ils avaient lieu dans la nuit du 23 au 24 juin ou du 24 au 25 juin selon les régions, le 24 juin étant le jour de la Saint-Jean, donc en léger décalage avec le solstice d’été. Maintenus jusqu’à la Première Guerre mondiale, la Seconde leur a donné un coup d’arrêt définitif.

La règle générale était la réalisation d’un grand feu de joie commun qui devait se voir le plus loin possible.

Dans les villages, la veille ou le jour de la Saint-Jean, tous les gens de la commune apportaient le soir venu, à l’endroit désigné, des combustibles divers que l’on empilait en tas, dans l’euphorie générale.

Malgré le regard mitigé de l’Église sur ces feux, ils datent de la nuit des temps. Tantôt elle s’en est servie pour organiser des processions et christianiser cette fête à travers le culte de Jean-le-Baptiste, tantôt elle a  tenté de les interdire comme “entachés de superstitions”.

Dans certains lieux, c’était donc le curé qui allumait le bûcher. Dans d’autres en revanche, c’était celui qui l’avait construit, ou bien le maire, le syndic, la personne la plus âgée du village, une jeune fille. Cette fête était d’abord l’occasion pour la jeunesse du pays, garçons et filles, de se retrouver et de se plaire… Mais tourner autour du bûcher avait un sens quasi magique, variable selon les régions.


D’après Marie-Odile Mergnac, des superstitions et croyances magiques étaient liées à ces feux de joie. Dans la Creuse et le Poitou par exemple, on jetait des pierres dans le brasier pour les récupérer ensuite et les placer dans les champs : plus grosses étaient les pierres, plus grosse serait la récolte

Sauter par-dessus le feu de la Saint-Jean était aussi un rite très fréquent. On disait tantôt que le saut permettrait de se marier dans l’année, tantôt qu’il préservait des furoncles ou des sortilèges, tantôt encore qu’il portait bonheur ou qu’il “donnait force aux os et préservait des rhumatismes”… Les vieillards qui ne pouvaient plus sauter par-dessus le feu se contentaient alors d’enjamber une braise.

Une fois le feu éteint, chacun rentrait chez soi avec un tison. La tradition populaire affirme qu’on pouvait le saisir sans risque car “le feu de Saint-Jean ne brûle pas”. Enfermé dans une armoire, il devait préserver la maison de l’incendie, de la foudre et de certaines maladies. On pouvait aussi en placer un morceau dans son terrain pour protéger ses récoltes de la grêle, parfois aussi des chenilles et des limaçons. On utilisait jusqu’aux cendres de ce feu de joie auxquelles on attribuait des vertus bienfaisantes.

L’origine de ces feux de Saint-Jean reste aussi inconnue que le caractère magique de ses cendres puisque, selon le grand folkloriste français Arnold Van Gennep, il ne peut s’agir ni d’une résurgence celtique, ni d’un culte romain ou germanique christianisé… Le mystère reste entier. A Poussan, tournera-t-on autour du bûcher? Va-t-on le sauter? Il faudra attendre le dimanche soir pour en savoir plus.

Un bel exemple : les feux dans le Vaucluse : www.ribelly84.fr/feux_st_jean/manteneire.html

Belle AG pour « Pierres et Chemins de la Moure » (PCM)

C’est sous un soleil accueillant que l’Assemblée générale ordinaire de l’association « Pierres et Chemins de la Moure » (PCM) s’est déroulée, comme c’est désormais la coutume depuis quelques années, à l’ombre des oliviers.

Une vingtaine de personnes a répondu à l’appel du président Philippe Stein.pcmDSC08547

Le rassemblement a commencé par la découverte des dernières capitelles restaurées par l’association dans le secteur de la Montagnette et de la combe del Moutou (zone du Ball-trap de Poussan).

Est venu ensuite le moment de se retrouver sur la propriété de Monsieur et Madame Bernard André à proximité de la « capitelle des abeilles » pour prendre connaissance du rapport moral et du rapport d’activité de l’année 2017, complété par le bilan financier présenté par Gérard Frézou, le trésorier.capoDSC08554

Dans la foulée, le bureau était reconduit dans son intégralité pour la nouvelle saison. Philippe Stein a précisé qu’un travail de balisage et de repérage était en cours. Ainsi Poussan pourra figurer dans le guide des Garrigues de l’Hérault dont la sortie vous sera annoncée en temps utiles.

Avis aux amateurs de randonnées ! Un apéritif convivial a clôturé cette réunion.