Poussan et les journées du patrimoine

Démarrage dès ce samedi 16, après-midi, à Poussan, pour les 2 journées européennes du Patrimoine avec à 14 h 30, un premier rendez-vous. Une visite de l’église de la ville qui a regroupé plus d’une dizaine de personnes car en effet, la Mairie de Poussan en partenariat avec l’association Saint Vincent avait programmé deux visites le samedi.bertDSC_0002 (49)

Fabrice Bertrand se faisait un plaisir de donner toutes sortes de précisions sur ce riche patrimoine de Poussan. A savoir entre-autres que :

« C’est à partir du Xe siècle que nous avons mention de l’existence d’une église Saint Pierre de Poussan et d’une tour, ancêtre du château. Ces deux éléments du pouvoir, attirent alors l’habitat, et le village voit le jour, autour ce binôme. L’église et le château, éléments fondateurs du village, forment le noyau central du premier habitat et s’entoure d’une première enceinte. Avec la croissance démographique, au XIVe siècle, une seconde enceinte est construite afin d’englober les nouveaux quartiers. Au Moyen Age, Poussan connaît la prospérité malgré les épidémies, les guerres et les crises économiques que connaît le Languedoc. L’époque contemporaine voit l’agglomération sortir de ses murs et les habitations s’installer le long des voies d’accès plus larges autour des remparts.« P1520429 (2)Dans un premier temps, il était donc évoqué l’histoire de sa construction et de son évolution justement par rapport au développement de Poussan.

Des 2 églises de Poussan (Saint Vincent, Saint Pierre) qui la précédaient, à l’église actuelle de nombreux événements que Fabrice nous précisera ont rendu cet édifice un joyau pour la commune et le bassin de Thau. De 1350 à son agrandissement en 1496, de la révolution à l’arrivée de l’abbé Gept en 1827 elle est devenue une église simple à l’extérieur et « conquérante » à l’intérieur.

Reconstruit au XIXème siècle, cet édifice, par ses dimensions et ses ornements, est un témoignage de l’histoire de Poussan, de l’attachement des habitants de cette localité à la pratique religieuse. La plupart des grands événements, même civils et politiques, du Moyen-Age jusqu’à la Révolution, y étaient organisés.

DSC_0040Avec des voûtes magnifiques, un chœur à la hauteur de ses ambitions et une chaire à prêcher de haute facture, la Bourgeoisie Poussannaise avait tenu à matérialiser sa puissance.

P1330807Il en est de même pour les nombreux objets liturgiques qui y sont encore présents. En effet, l’église de Poussan est très riche. 

DSC_0051 (2)Elle recèle en effet de très nombreux trésors : des tableaux de grande qualité exécutés par des grands maîtres, des croix de procession, des reliquaires, et de beaux autels de marbre.

DSC_0071 (2)Les participants avaient l’occasion de les découvrir sous un autre angle avec la visite de chacune des chapelles de celle de Saint Roch à celle de Sainte Philomène.

DSC_0052Une visite très instructive qui levait le voile sur une partie de l’histoire de l’église, ce grand témoin du passé de la commune.

A 16 h, toujours devant l’église, était fixé le départ de la visite du centre ancien de la commune, une déambulation à la découverte du patrimoine du vieux village avec Fabrice Bertrand et Loïc Vannson. Toujours très instructives ces circuits permettent aux participants de mieux comprendre comment la Commune a suivi des évolutions au fil des siècles. Les personnes intéressées ou impliquées dans le domaine de l’architecture et de l’historique des monuments et des édifices étaient bien attentives.

Et ce dimanche 17 septembre, pour près de 20 volontaires bien motivés ce fut l’occasion d’effectuer une balade de plus de 2 h sur les sentiers des capitelles, malgré un problème d’horaire de départ. CaptureGuidés par Philippe Stein, le Président de l’association et par Pierre Cazenove, tous ont pris plein nord vers des capitelles non loin des sentiers de randonnée.P1010547-CAPITELLE-poussan-768x1024Pour en savoir plus sur les capitelles : http://heraultinsolite.blogspot.fr/2012/06/le-circuit-des-capitelles.html

Pour en savoir plus sur la visite de Poussan : http://blog.ville-poussan.fr/?p=77769

Journées européennes du patrimoine à Poussan

Organisées par le service culturel de la Ville de Poussan PROGRAMMECapture

Samedi 16 septembre

14h30 Visite de l’Église: histoire d’une restauration avec Fabrice Bertrand et Loïc Vannson

RDV devant l’Église

16h  Déambulation historique: à la découverte du patrimoine du vieux village avec Fabrice Bertrand et Loïc Vannson

RDV devant l’Église

Dimanche 17 septembre 9h /11h

Sur le chemin des capitelles: découverte du patrimoine en pierre sèche de la garrigue poussannaise avec l’association « Pierres et collines de la Moure »

RDV devant le gymnase, complexe sportif des baux.

Avec Fabrice une première visite très instructive

berDSC_0017Ce samedi 22 juillet, à 18 heures, avait lieu une visite historique du village de Poussan avec un guide qui fait référence dans ce domaine, Fabrice Bertrand, accompagné. La visite était organisée par le service Culturel de la ville de Poussan

montlaur 012 (2)Pendant près de deux heures, grâce au guide, près de douze personnes, des Pousannais mais aussi quelques visiteurs extérieurs, sont parties à la découverte de ce patrimoine exceptionnel poussannais, des châteaux de Montlaur et de Malbois, de la chapelle des Pénitents, du prieuré bénédictin et d’un plus modeste patrimoine tout autant intéressant. Avec l’observation de nombreuses façades et maisons, l’on comprenait comment les siècles avaient façonné en fonction des besoins la structure du village.berDSC_0003

Car jadis deux lieux de culte s’étaient développés : Saint-Vincent et Saint-Cléophas. Poussan est toujours une limite, mais entre deux évêchés, celui d’Agde et de Maguelone.

De St-Cléophas-des-Moulières il ne reste aucune trace. Exploitation agricole devenue hôpital pour permettre aux pèlerins de se reposer, il fut détruit durant la guerre de Cent ans, certainement. En revanche, Saint-Vincent-de-Jonquières, en bordure de la nouvelle voie, était un prieuré dépendant des Bénédictins de la Chaise-Dieu et un noyau d’habitat se serait constitué autour de l’église dont il reste certaines ruines, aujourd’hui.

berDSC_0028Ce commerce avec la Chaise Dieu a permis aux Bénédictins de s’enrichir et de de rassembler autour du territoire un certaine population. D’autres lieux de culte comme celui de Saint-Sulpice-de-Thoron, ou celui de l’Ermitage en allant vers le Puech Gayès montrent avec d’autres sites comme celui du Cous où une nécropole a été mise à jour, que des points de peuplement, bien que très dispersés, étaient nombreux sur la commune. Tous disparaîtront à plus ou moins long terme car certainement à partir de l’ancienne villa Porcianus ou plus précisément sur son territoire vont apparaître l’église Saint-Pierre et le château.

L’église sera mentionnée en 960 certainement construite sur un lieu de culte du IXe siècle.

En 990, elle est associée à un château construit à la place d’une tour qui l’aurait précédé.

berDSC_0011Le village ou castrum ne sera clairement cité qu’en 1105 se développant d’abord sur les flancs sud et ouest du plateau où dominent église et château.

La visite a commencé par les Halles puis le groupe s’est dirigé vers la place de l’église petit à petit.

Fabrice Bertrand n’était pas avare de détails et donc les participants avaient l’occasion de plonger dans cette histoire locale qui est une de nos richesses mais aussi d’aller à la rencontre virtuelle des anciens habitants et de ce qu’ils ont bien voulu nous transmettre, avec en plus des renseignements sur l’évolution de ces édifices.

En conclusion, ce fut l’observation des remparts pour que le public puisse apprécier le caractère global du centre historique de Poussan

montlaur 030 (2)Une autre visite est prévue le 12  août.

Les Journées européennes du patrimoine à Poussan

Journées européennes du patrimoine à Poussan :
Samedi 16 septembre
Organisé par le service culturel de la ville, Fabrice Bertrand et Loïc Vannson.montlaur 030 (2)
14h30 Visite de l’Église : histoire d’une restauration (Rdv sur place)
16h Déambulation historique à la découverte du patrimoine du vieux village
(Rdv place de l’Église)
P1010547-CAPITELLE-poussan-768x1024
Dimanche 17 septembre
Organisé par le service culturel de la ville, l’association Pierres et chemins de la Moure.
9h30 Chemin des capitelles :
découverte du patrimoine en pierre sèche de la garrigue poussannaise (Départ devant le gymnase des Baux).

Jusqu’au XIVème, le 1er objectif pour Poussan : se défendre

Après l’occupation des sites gallo-romains par les Barbares jusqu’en 725 environ, les Arabes occuperont pendant 40 ans le territoire de Poussan. Le monde méditerranéen de l’Antiquité s’éteindra alors, pour celui  du nouveau monde du nord, celui des Francs. Les comtes vont donner un nouveau dynamisme qui conduira à la création du castrum.

La voie Domitienne sera alors délaissée au profit d’un tracé plus méridional le long de l’étang de Thau, avec à Poussan, deux lieux de culte qui se développeront : Saint-Vincent et Saint-Cléophas. Poussan est toujours une limite, mais entre deux évêchés, celui d’Agde et de Maguelone.

De St-Cléophas-des-Moulières il ne reste aucune trace. Exploitation agricole devenue hôpital pour permettre aux pèlerins de se reposer, il fut détruit durant la guerre de Cent ans, certainement. En revanche, Saint-Vincent-de-Jonquières, en bordure de la nouvelle voie, était un prieuré dépendant des Bénédictins de la Chaise-Dieu et un noyau d’habitat se serait constitué autour de l’église dont il reste certaines ruines, aujourd’hui. D’autres lieux de culte comme celui de Saint-Sulpice-de-Thoron, ou celui de l’Ermitage en allant vers le Puech Gayès montrent avec d’autres sites comme celui du Cous où une nécropole a été mise à jour, que des points de peuplement, bien que très dispersés, étaient nombreux sur la commune.

                Tous disparaîtront à plus ou moins long terme car certainement à partir de l’ancienne villa Porcianus ou plus précisément sur son territoire vont apparaître l’église Saint-Pierre et le château. L’église sera mentionnée en 960 certainement construite sur un lieu de culte du IXe siècle. En 990, elle est associée à un château construit à la place d’une tour qui l’aurait précédé.

Le village ou castrum ne sera clairement cité qu’en 1105 se développant d’abord sur les flancs sud et ouest du plateau où dominent église et château. Le premier plan cadastral  de Poussan, datant de 1823, fut dressé sur ordre de Napoléon 1er. L’on y distingue l’ensemble des parcelles formant le vieux village avec au centre, mais déporté vers l’orient, le château Montlaur et tout autour un ensemble de bâtiments officiels.

La place centrale, espace public, était à la fois agora et acropole, le reste du village étant réservé à l’habitat. La structuration du paysage bâti avec des plans basés sur la forme circulaire ne doit pourtant rien à l’évolution récente. Ce serait, d’après Krzysztof Palowski, architecte et urbaniste, un héritage qui remonterait à l’an mille.
Poussan qui fait partie de cette catégorie de villes ou villages avec une organisation spatiale basée sur la circularité est à ce titre-là une circulade. Car l’agglomération est née au pied d’un château et d’un prieuré bénédictin gardant une forme spécifique avec une partie haute et une basse contournées par une double enceinte de forme circulaire, abritant du bâti non structuré.

Tout en s’adaptant aux éléments préexistants, et à la configuration du terrain, la tendance vers la circularité s’est faite par rapport aux remparts construits selon les historiens vers 1350 par le seigneur de Lévis Mirepoix.

Si les anciennes fortifications endommagées en 1748 par une grave inondation sont bien conservées dans la partie haute, elles sont encore lisibles dans la partie basse avec des portes d’entrée sauvegardées.

Pour Palowski : « L’homogénéité de l’ensemble est assurée par le bâti qui épouse la forme circulaire des enceintes fortifiées, les limites de la première enceinte étant bien déterminées par la place du Marché et de la République. En gardant ce caractère authentique, Poussan nous montre que les impératifs de défense ont certainement joué un rôle primordial dans son développement. »

Techniquement les constructeurs devaient connaître l’arpentage, pourtant, il fallait aussi que la population veuille bien se regrouper et organiser un système de défense planifié, d’abord autour du château puis en s’en éloignant.

Se succèderont à la tête des seigneuries de puissantes familles languedociennes comme  les Castres, les Montlaur, les Lévis de Mirepoix, les de Ricard, de Crussol ou encore Barrière et Tournezy. Celles-ci lègueront des demeures d’exception. Du Xe siècle jusqu’au premier tiers du XIVe siècle, il n’existait qu’une seule seigneurie dont le siège se trouvait au château de Montlaur.

En 1300 il y avait trois co-seigneurs de Poussan, issus des familles de Ricard, de Crussol et de Lévis. Poussan était alors à l’aube d’une expansion prodigieuse.

Une seconde visite de Poussan

Le service culturel de la ville, en collaboration avec Fabrice Bertrand et Loïc Vannson proposait samedi 12 Août, une seconde visite historique de Poussan. Une quarantaine de personnes se sont données rendez-vous devant les halles pour le départ de la visite. ber5697Capture

Pendant près de deux heures, grâce au guide, des Pousannais mais aussi quelques visiteurs extérieurs, sont partis à la découverte de ce patrimoine exceptionnel poussannais, des châteaux de Montlaur et de Malbois, de la chapelle des Pénitents, du prieuré bénédictin et d’un plus modeste patrimoine tout autant intéressant.

Avec l’observation de nombreuses façades et maisons, l’on comprenait comment les siècles avaient façonné en fonction des besoins la structure du village. ber111Capture

Fabrice Bertrand n’était pas avare de détails et les participants avaient l’occasion de plonger dans cette histoire locale qui est une de nos richesses mais aussi d’aller à la rencontre virtuelle des anciens habitants et de ce qu’ils ont bien voulu nous transmettre, avec en plus, des renseignements sur l’évolution de ces édifices.

Dans « Pourpoint, harpe et lévrier », Poussan fait référence

« Pourpoint, harpe et lévrier » est un livre attrayant et instructif, sur la vie de château au Moyen Âge illustré de peintures méconnues, un document de 108 pages écrit par Sophie Clarinval et édité par les Nouvelles presses du Languedoc…      Sophie Clarinval, historienne de l’art et passionnée par le patrimoine régional, a exercé les fonctions d’enseignante, de chargée d’études pour la DRAC Languedoc-Roussillon, de guide conférencière au musée de Lodève et propose des conférences depuis de nombreuses années au sein de l’Université du temps libre du Bas-Languedoc. Son mémoire universitaire « Le plafond peint du château de Capestang en Languedoc » est à l’origine du présent ouvrage.

Aux XIVe et XVe siècles, les seigneurs méridionaux améliorent leur cadre de vie. Les façades s’ornent de sculptures et, dans les salles d’apparat, les couleurs s’affichent partout, des sols aux plafonds. Ces derniers, en particulier, offrent quantité d’images variées et parfois surprenantes.

Récemment redécouverts, ils montrent, dans un style naïf voire humoristique, des musiciens, des danseurs, des amoureux, des bouffons, des animaux et créatures fantastiques, des scènes religieuses… À partir de ces représentations souvent méconnues, et d’autres sources d’époque, Sophie Clarinval offre, dans une langue simple et claire, une sorte de chronique « mode et société » médiévale, largement illustrée, qui va de l’habitat aux divertissements, en passant par les croyances et les habitudes vestimentaires.

Si dans une commune, l’aula, le lieu de prestige mesurait 20 m sur 8,40, à Poussan, au château d’en bas, il est de 6m sur 9. Les constructeurs y ont recherché un peu de luminosité. Pour Sophie Clarinval, l’on peut remarquer la cheminée de cette salle d’apparat qui date du milieu du XVème siècle ainsi que le plafond peint à caissons. Celui de la salle Vinas de Poussan est vraiment remarquable. C’est une référence.

D’ailleurs, Jean Laforgue, sur une proposition de Marc Lugand qui avait écrit avec des Poussanais un bel ouvrage sur Poussan,  avait étudié ce plafond de la salle Vinas. Après avoir remarqué l’immense cheminée gothique fixée dans le mur entourée par un magnifique escalier en colimaçon, il avait exploré le plafond de 54 m², du « château d’en bas » devenu château Malbois au moment de la Révolution Française, plafond qui fut redécouvert en 1998 avec sa décoration. Mis à part un problème d’entretien, il était très bien conservé.

 Composé de 6 grands carrés, avec un espace libre pour la cheminée, il est fabriqué avec des poutres réelles et 4 fausses poutres transversales pour régulariser. On trouve ensuite selon des proportions bien définies, des planches et des couvre-joints. Mais entre le plancher supérieur et le plafond on s’aperçut que les concepteurs avaient utilisé de la paille compressée qui évite la déformation des bois. Outre les moulures classiques, rien n’a été laissé au hasard. Les solives moulurées sont posées perpendiculairement aux poutres à raison de 7 par caisson. d’ailleurs on retrouve le même plafond, mais moins riche, sous cette salle. C’est le frère jumeau de celui de la maison Jacques Cœur à Montpellier, qui date de 1447, ce qui permet de donner une approximation pour la construction de celui de Poussan, aux alentours de 1454.

 Si le château d’en bas, qui pourrait être bâti sur un édifice antérieur, n’a pas fini d’étonner, ses caissons peints, font encore l’actualité tout en étant des éléments fondamentaux de l’art européen.   Retrouvez les dans le livre de Sophie Clarinval qui y dépeint la vie de la cour, en pays d’oc, à la fin du Moyen Âge.

                                                           Le livre est accessible à tous, y compris aux plus jeunes. tous ceux qui veulent en savoir plus, pourront s’informer plus avant, grâce aux nombreuses notes de fin d’ouvrage et à la riche bibliographie.

Poussan des origines : du néolithique aux Romains.

A l’heure des visites guidées de Poussan, il est bon de se souvenir que l’occupation actuelle du site est le résultat d’une très longue évolution qui débutait à l’époque du néolithique. Si bien plus tard, l’agglomération de Poussan se développera autour du château Montlaur, l’on a retrouvé des traces de l’époque du Néolithique avec une fréquentation humaine dans la périphérie de la commune. L’époque Paléolithique n’a pas de représentation à Poussan qui vivait alors sous le régime de la dernière glaciation (entre 80 000 et 35 000 ans) .

Le site le plus proche occupé par l’homme de Néandertal serait celui de la grotte d’Antonègre, à Montbazin. Entre 3 200 et 2 500 ans av J-C l’homme, qui est devenu agriculteur, se serait installé sur le territoire communal. Il y a certainement vécu auparavant, mais aucune trace ne permet de l’affirmer.

Il y fabriquait des haches, il réalisait des poteries, et commença à travailler le cuivre au Chalcolithique jusqu’en 1 800 av. J-C.

D’après Raymond Monjardin et Marc Lugand, tous les deux archéologues, une dizaine de sites présentent alors des signes d’habitat avec des tessons de céramique comme à l’Estaque, aux Ors ou à Roumège, avec deux haches trouvées autour du Puech Bruneaud et du Mas Blanc et même avec un mobilier céramique qui concerne La garenne, les Oulettes ou Glauga.

L’implantation des habitats alors constitués de cabanes réalisées avec des matériaux périssables est de préférence choisie sur des hauteurs en forme de terrasses, à l’abri du vent du nord. Certains d’entre eux ont en outre vue sur l’étang de Thau.

Cette ouverture sur la Méditerranée aura une influence déterminante aux périodes suivantes : celles de l’Age du Bronze et de l’Age du Fer.

Bien plus tard, en 121 av J-C, les Romains victorieux à Marseille des Valques, créent une capitale, Narbonne et une voie de communication, la voie Domitienne.
Traversée par cette Via Domitia, le secteur poussannais est mis en valeur, et le cadastre se formalise, dans un but fiscal. On en retrouve encore des traces sur la commune. Et comme les terres doivent être exploitées, celles de Poussan dépendront du territoire de Nîmes.

De cette période, l’on a retrouvé un Cippe funéraire  (monument funéraire sous la forme d’un pilier bas qui signalait l’emplacement d’une tombe ), celui de de Lulius Chrysio, dans la basse-cour du Château au XVIIème siècle. D’après Gilles Sauron, Chrysio était un citoyen romain, un notable, propriétaire à Poussan, d’une villa et d’un domaine. Sa villa devait être source de profit mais aussi lieu d’une résidence luxueuse avec des bains.

Il semblerait qu’un autre notable, Porcius, ait possédé un domaine semblable qui serait à l’origine du nom de Poussan.

Depuis 1960, plusieurs sites ont été découverts comme celui des Clachs, une exploitation agricole d’une superficie de 1 ha 1/2, avec un bâtiment composé de plusieurs pièces à vocation agricole et résidentielle. son occupation prendra fin vers le VIème siècle.

A 400 m de là, à « Roumège », un établissement Gallo-Romain fut aussi découvert : habitat luxueux, thermes avec tubulure de chauffage et cellier viticole pour ce domaine de trente hectares entre la colline et l’étang.
D’autres sites comme celui du « Cateau », ou celui de la Fontaine de « Glauga » ont été étudiés, mais l’ activité du premier cessera vers le IIIème siècle, tandis que la source de Glauga fut divinisée et  le lieu occupé jusqu’à la fin de l’Antiquité..
Enfin, au Mas Blanc, sur le site de Tarroussel aussi et au Puech Gayès, l’occupation connaîtra un développement jusqu’au VIème siècle.

De l’étang de Thau à Montbazin, la plaine n’est alors pas déserte même si le Puech Gayès n’est pas devenu une agglomération. La voie Domitienne y joue le rôle de frontière, mais la Pax Romana (jusqu’en 180 à l’annonce de la mort de l’empereur Marc-Aurèle) aurait fait perdre au Puech sa valeur stratégique. Poussan avait des campagnes exploitées avec des fermes et des villas. Il faudra attendre le Moyen Age pour voir le phénomène urbain se manifester

Une sortie liant le Patrimoine et l’environnement

Mardi 27 juin, les élèves du CE1 de la classe d’Aurélie Cladera, (école Véronique Hébert), sont sortis en garrigue pour observer la flore et les capitelles des collines de La Moure.vh Capture

Cette promenade faisait suite à une précédente sortie au Jardin Antique de Balaruc les Bains, le 20 juin dernier.

Cet espace dédié à la connaissance de la flore méditerranéenne a permis aux enfants de se familiariser avec certaines plantes, arbustes et arbres. Ils devaient en effet se focaliser spécialement sur 9 espèces : le ciste cotonneux et le ciste de Montpellier, l’euphorbe, le romarin, le thym, l’arbousier, l’olivier, le chêne Kermès et la salsepareille. vh 4 Capture

Et ce sont précisément ces 9 espèces que les enfants devaient retrouver en garrigues pour en prélever des échantillons, dans le but de fabriquer un herbier.

Accompagnés de 3 guides de l’association « Pierres et Chemins de la Moure » (Pierre Cazenove, Gérard Frézou, et Philippe Stein), et de parents et grands-parents d’élèves, les enfants ont pu également découvrir l’histoire des capitelles qui ont jalonné tout leur parcours. Ces sortes de cabanes protégeaient le berger qui venait surveiller son troupeau de moutons du soleil, de la chaleur ou de la pluie.vh 2 Capture

Les guides ont expliqué aux enfants comment ils ont reconstruit ces capitelles, grâce au procédé de l’encorbellement. Au fil de leur promenade, les élèves ont observé également un puits, le trou de Bonnefoy (lavogne qui servait autrefois d’abreuvoir pour les moutons).

A midi, tout le monde a pique-niqué à l’ombre des oliviers.vh 3 Capture

Partis de l’école à 11 h, leur sortie s’est achevée vers 15h30. Les enfants se sont régalés, et beaucoup ont décidé de faire découvrir tout ce patrimoine à leur famille.

Les enfants ont depuis élaboré chacun leur propre herbier.