Au mois de mars, la Grande Lessive

Le Pôle Enfance Jeunesse renouvelle cette année sa participation à « La Grande Lessive » qui se déroulera le jeudi 29 mars de 9h30 à 17h00 aux Halles de Poussan. Le thème est « pierre à images et pierres à imaginer » : déjà des participants inscrits :

L’école des Baux

ALP élémentaire des Baux

ALP élémentaire de Véronique Hébert

Le centre de Loisirs

La Mésange

Le cocon

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L’équipe du Pôle Enfance Jeunesse se chargera de l’installation et du rangement des fils. Pour rappel, chacun amène son œuvre et 2 pinces à linge, vient l’installer et vient la rechercher le soir.

La Grande Lessive c’est un événement et une action

  • La Grande Lessive® est une installation artistique éphémère faite par tous tout autour de la Terre, au moyen de réalisations plastiques de format A4 (dessins, peintures, images numériques, collages, poésies visuelles, etc.) conçues à partir d’une invitation commune, avant d’être suspendues à des fils tendus dans des espaces publics ou privés à l’aide de pinces à linge.
  • Ses objectifs sont la promotion de la pratique artistique, de l’éducation et de l’enseignement artistiques, le soutien à la création contemporaine et le développement du lien social.
  • Créé en 2006 par la plasticienne Joëlle Gonthier, cet événement qui a lieu deux fois par an, est rendu possible par un travail en équipe durant toute l’année.

  • La Grande Lessive®est une marque déposée.

(Visuel officiel de La Grande Lessive®. Photo J.G.)

 Celles et ceux qui décident de la faire exister, là où ils vivent ou travaillent, doivent en connaître le principe et le mode d’emploi détaillés ci-dessous, en accepter les termes, puis inscrire un collectif. Après chaque « Grande Lessive », des témoignages (photos, vidéos…) peuvent être directement téléchargés par vos soins. Après modération, ceux-ci seront susceptibles d’être publiés sur le site. L’envoi vaut ainsi acceptation de publication libre de droits sur tous supports et tous pays.

1. Deux fois par an, aux dates indiquées sur le site (en mars et en octobre), des fils à linge sont installés à l’intérieur ou à l’extérieur de lieux accueillant des personnes : établissements scolaires et universitaires, écoles d’art, centres de formation pour adultes, centres aérés, crèches, ludothèques, maisons pour tous, Maisons des Jeunes et de la Culture, établissements pour personnes âgées, établissements de soins pour personnes handicapées physiques ou mentales, Instituts Médicaux Éducatifs, hôpitaux, foyers, centres sociaux, maisons d’arrêt,  hôtels de ville, médiathèques, bibliothèques, centres d’art et musées, centres culturels, immeubles d’habitation, locaux associatifs, places publiques, rues..

2. Pour participer, une inscription collective en ligne est demandée. Elle est gratuite uniquement aux deux dates annuelles officielles. Toute autre date doit faire l’objet d’un accord préalable. Chaque établissement ou collectif concerné annonce localement et organise La Grande Lessive® selon les objectifs et les modalités indiquées sur ce site afin de maintenir la lisibilité de la proposition et celle de l’installation.

3. Ce jour-là, chaque participant est invité à accrocher une réalisation plastique à deux dimensions à l’aide de pinces à linge, si possible en bois naturel. Dessins, peintures, collages, photomontages, photographies, poésies visuelles, conceptions numériques… sont ainsi montrés pour une durée limitée à cette journée. Le format A4 universellement partagé est la règle.

4. Nul besoin d’être artiste. Seul importe le désir de donner à voir une réalisation plastique. Les réalisations sont élaborées par ceux qui choisissent de prendre part à cette initiative. L’installation collective peut rassembler deux à trois réalisations comme plusieurs centaines ou milliers.

5. Quel que soit le lieu, La Grande Lessive® rassemble les personnes sans distinction de condition ni d’âge.

6. Une seule réalisation par auteur est autorisée afin d’établir un principe d’équité entre les participants dont les travaux doivent comporter le nom et le prénom.

7. Des fils tendus entre deux supports (arbres, poteaux..), à l’intérieur ou à l’extérieur, composent le dispositif de l’installation. La hauteur de l’accrochage varie selon la taille des participants qui doivent pouvoir accrocher, regarder et décrocher sans peine. La sécurité des personnes doit être prise en compte. Chacun choisit l’emplacement de sa réalisation sur le fil. En aucun cas, il n’est permis de déplacer une réalisation afin de présenter la sienne.

8. La vente de réalisations, la remise de récompense ou l’utilisation de cette action en vue de promotion commerciale ou partisane sont incompatibles avec l’esprit de La Grande Lessive®.

9. L’auteure (Joëlle Gonthier) et les organisateurs de La Grande Lessive® ne peuvent être tenus responsables de la disparition de réalisations ou de leurs éventuelles détériorations, de même que d’éventuels incidents ou accidents.

10. L’installation est susceptible d’être filmée ou photographiée par les organisateurs. Tout document adressé au site de La Grande Lessive® en vue de sa publication doit respecter le droit à l’image des personnes et comporter les indications de lieu et de date. L’envoi d’un document implique également l’accord de son auteur à sa publication gracieuse.

11. La Grande Lessive® est une marque déposée par son auteure (J.G.) auprès de l’I.N.P.I. (Institut National de la Propriété Industrielle). Aucun autre usage de ce nom n’est autorisé en aucun domaine. Tout usage illégal fera l’objet de poursuites.

12. La participation à La Grande Lessive® implique d’en accepter le principe et les modalités.

Pour tout savoir : http://www.lagrandelessive.net/

Le film du Branle de la chemise 2018

Carnaval de Poussan 2018 : Branle de la chemise
Version intégrale par Gilbert Raulet
https://youtu.be/U-1lQfZLc94

Quelques images du Branle de la chemise qui s’est déroulé à Poussan le mardi 13 février 2018.
Le Branle de la chemise est un exemple de survivances certainement unique en France. Ce cérémonial remonterait au temps des seigneurs. Afin de faire pénitence pour avoir manqué de respect au Seigneur de Provence, ce dernier aurait obligé les Poussannais à danser en chemise de nuit. Deux siècles après, la punition serait devenue une danse festive qui se pratique le jour du mardi-gras…

Blog de Poussan :
http://blog.ville-poussan.fr/

http://blog.ville-poussan.fr/?p=3886

EscapadeS vous propose une soirée théâtre avec COLPORTEURS

EscapadeS vous propose une soirée théâtre et musique avec le spectacle
COLPORTEURS
De Jacques Bonaffé et Louis Sclavis
Vendredi 9 mars à 20h30
Au théâtre Molière à SètecolcolCapture
« Le colportage c’est aller chez le voisin et en revenir, déformer les faits, les arranger ou les raconter ». Jacques Bonaffé le comédien et Louis Sclavis le clarinettiste sont ici « deux solistes pour un duo au sommet. Ils semblent surgir du sol et voler dans l’espace ».
Pour en savoir plus sur ce spectacle vous pouvez suivre ce lien : http://www.theatredesete.com/2e-carte-blanche-jacques-bonnaffe-colporteurs-avec-louis-sclavis« Au pays du sourire, nous jasons, nous jazzons… »« Rencontre féconde pour cette 2ème Carte blanche avec le clarinettiste Louis Sclavis, improvisateur hors pair. Deux trouvères qui possèdent l’art de l’intervention rapide pour une grande performance. »

« Jacques Bonnaffé conteur, bateleur, aussi créateur d’une émission radio et Louis Sclavis jazzman clarinettiste improvisateur hors pair colportent écrits, anecdotes ou récits cueillis au gré des tournées. Ils les transforment en concertextes, y manipulant des dossiers brulants, des extraits de textes d’anthologie, sportif, cycliste, drôlerie poétique, la politique et la raillerie. Un duo en grande performance ! »

+ Escapade à Sète le jeudi 8 mars 2018 c’est aussi :

Le Printemps des poètes montpelliérain jette des ponts chez ses voisins sétois qui accueillent son parrain Jacques Bonnaffé, en partenariat avec la Maison de la poésie Jean Joubert.

>> à 12h, dans la Petite Salle du Théâtre Molière, assistez à un MIDI POESIE, entre l’ardeur et l’acteur, une performance de Jacques Bonnaffé où il nous offre un florilège de ses rencontres les plus marquantes au contact des poètes.

>> à 13h, restez pour « bruncher » en compagnie de Jacques Bonnaffé et les poètes présents.

>> à 18h, le Musée Paul Valéry vous propose une lecture musicale avec les poètes Pilar Gonzalès et Daniel Leuwers, saxophone Daniel Séverac.

Le prix des places est de 12€
                                          8€ pour les enfants de moins de 11 ans et les personnes bénéficiaires des minimas sociaux.
 
Si vous êtes intéressés, merci d’en informer le plus rapidement possible Escapades au 06.15.31.80.55 et de faire parvenir le règlement avant le 23 février.
 

Bientôt Portrait de Femmes

Le service culturel de la Mairie de Poussan à le plaisir de vous présenter le projet de la première exposition de la saison 2018, une exposition du photographe Stéphane Maxence.

Ce projet d’exposition novateur est né de la rencontre de Stéphane avec certains élus de la mairie après sa participation à la soirée de Miss Poussan 2017. Il s’agira de créer une exposition dans les rues, sur les places, chez certains commerçants et certainement dans des lieux publics. Cette exposition débutera à l’occasion de la journée de la Femme le 8 mars 2018 avec un vernissage et bon et du forme, et elle se terminera fin mars. portCapture

Pour Florence Sanchez, Adjointe au Maire déléguée à la Culture, au Patrimoine et à la communication, après la très belle exposition sur Léonard de Vinci qui a rassemblé énormément de monde, ce projet qui est fédérateur devrait permettre aux Poussannais de tisser des liens et leur permettre de se rencontrer. Pour cette première exposition en 2018, les organisateurs se sont fixés comme maximum, 100 participations, sachant que les formats seront de l’ordre de 60cm sur 90 et sans légendes.

En principe vous découvrirez les photos sans savoir où ni comment elles auront été exposées.

Avec un système de « bâche », elles pourront être en intérieur ou en extérieur ne craignant pas les intempéries.

Depuis le 1er octobre, Stéphane a passé 3 mois à faire les prises de vues des femmes (entre 7 et 182 ans) de Poussan, pour préparer l’exposition de photos en noir et blanc.
Une exposition qui réservera donc quelques surprises ! Pour Stéphane Maxence, c’est une façon de faire honneur à la Femme d’aujourd’hui qui selon lui a énormément de pression dans la société.

 

Le carnaval fêté au groupe scolaire des Baux

Ce vendredi, c’était Carnaval à l’école maternelle des Baux et à l’élémentaire aussi. Les deux établissements en ont  profité pour partager des instants festifs et ludiques avec la plupart des enfants déguisés pour l’occasion.BAUXIMG_7616

Ce fut pour les élèves des 2 structures l’occasion de se replonger avant les congés, une dernière fois, dans l’ambiance carnaval.bauxP1010623 (1)

Il y a 15 jours, des danseurs du Carré d’As avaient animé la récréation de l’école élémentaire en leur interprétant leur danse, puis celle du Branle de la Chemise et ils avaient fait de même à la maternelle.

Ce vendredi, des danses, des jeux et de la musique pour animer des instants ludiques tandis qu’à l’élémentaire comme à la maternelle,  l’on pensait déjà au goûter qui allait suivre, autour de crêpes

Une belle entrée en matière pour des congés scolaires qui seront les bienvenus.BauxIMG_7611

Un Mardi Gras de tradition bien partagé

          Cliquez sur les photographies pour les agrandir.branP1010076

Pour les enfants, en ce Mardi gras, le rendez-vous avait été fixé à 18 h, devant la Mairie. Alors que les jeunes danseurs du Branle de la chemise allaient être soit des petits de la Maternelle soit de l’élémentaire, cette année encore, 4 groupes étaient présents pour le chevalet, des élèves de niveau CM1: 4 formations entraînées par Michel Bernabeu. Les beaux chevaux étaient prêts pour la fête, les enfants étaient motivés aussi, pas de vent, pas de pluie, tout était OK…branP1010103

Les candidats au fameux branle de la chemise, le tube de la soirée, étaient peu  nombreux, ,très jeunes mais assurant la relève le public toujours plus impressionnant.  Tous se sont rassemblés à 18 h. Le défilé ludique et jovial.  La plupart des danseurs du « Branle de la chemise » avaient un peu répété la chorégraphie avec son saut particulier car les parents poussannais les avaient initiés à la danse et si ce n’était pas le cas, une initiation ludique avait eu lieu dans toutes les écoles.branP1010057

En présence de Miss Poussan 2018, et de ses dauphines, en première ligne, aidé par des volontaires, Didier Navaro, Maître de cérémonie, a lancé les festivités qui ont pu commencer rapidement. Et la soirée a débuté, sur le parvis de l’Hôtel de Ville.branP1010072

Sous la houlette de plusieurs adultes , une belle chenille a pris forme. Pas de bougies, mais des enfants suivant tant bien que mal le rythme imprimé par les musiciens sur l’air du : « Diga-me Jacou, Diga-me Margarita, per de qu’aves mes la camisa poulida? ». Tous sentaient qu’ils vivaient un moment important, au cœur de la tradition poussannaise et prenaient du plaisir, encouragés par des spectateurs qui partageaient sans retenue ces instants uniques. branP1010077Souriants et naturels, ils ont déambulé avec sérieux et organisation. Les candidats à la danse se sont faits de plus en plus nombreux. Habillés de blanc, même pour les plus petits, ils n’avaient pas tous la tenue réglementaire. Leurs ancêtres les pardonneront, ils préfèrent que des jeunes soient prêts à prendre le relais ce qui est bien nécessaire.

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Car si la légende veut qu’il y a des siècles, des Poussannais, lassés par les exigences de leur seigneur, se présentèrent un soir devant le château, affublés d’une chemise de nuit en attestant qu’ils n’avaient plus rien, ils doivent être fiers que Poussan ne les ait pas oubliés.

Pas question de se séparer sans quelques rondes et farandoles toujours sur des airs de notre beau Languedoc ou de la Provence toute proche.Et les plus jeunes se sont pris au jeu puisque le tourbillon qui s’est formé au Foyer des Campagnes était bien vaillant et structuré. Des enfants qui ont fait honneur à cette danse ancestrale en terminant par une belle ronde.P1010096

 Des musiciens venus de Mauguio, Jean-Michel et Marie-Josée Lhubac, formés par des Poussannais comme Fabien Martinez, Messieurs Larose et Patissier, eux qui n’oublient jamais ce rendez-vous étaient déjà sur scène. Ils avaient invité des amis et rajoutaient même des paroles à leurs interprétations musicales.branP1010107

D’autres étaient sur la route, car à 21 h, des Cévennes, de l’Ardèche ou de la Montagne noire, du bassin de Thau ou du bord de mer, fifres, clarinettes et hautbois, tambours traditionnels et boudègues allaient se se rassembler pour réveiller dans son château, l’esprit de ce seigneur. Poussan devenant ainsi un haut lieu de rendez-vous pour les hautboïstes.branP1010143

En attendant, un foyer des campagnes convenablement rempli, vu le temps assez frais, accueillait avec chaleur et ferveur les danseurs en herbe.

Le calme se fit, les spectateurs rassemblés côté scène : les 4 groupes d’interprètes du chevalet allaient se succéder pour une danse rituelle qui chaque année fait honneur aux chevaux et à tous les métiers qui s’y rattachent.branP1010152

C’était parti, l’on prenait du plaisir et l’on appréciait la synchronisation des danseurs qui assureront plus tard le respect de la tradition. De longs applaudissements les remerciaient puis tous défilèrent comme des « pros », heureux d’avoir fait eux aussi honneur à Poussan.branP1010108

Avant que les adultes ne se rassemblent vers 20 h 45, il faisait bon partager un dernier repas tiré du sac. Un peu moins de monde que d’habitude, une ambiance plus calme, mais le cœur y était et  commençait à chauffer. Repas convivial.       brlP1010169  

Le Branle de la chemise prenait sa source au centre du Riverain.branlP1010204

 Les musiciens mettaient toute leur énergie pour rassembler les volontaires, la famille « chemise blanche » était au complet mais elle aussi avec moins de membres que d’habitude, dans les 80 personnes.(Cliquez sur les photos pour les agrandir.)brlP1010191

A 21 h, à partir des Halles, puis du café Beauséjour qui fut visité dès le départ, une théorie de silhouettes blanches s’est formée avec l’accompagnement motivé des musiciens qui s’étaient rassemblés. brlP1010272

Une fois accrochés les uns aux autres, les 80 sauteurs-danseurs, derrière Didier Navaro, ainsi que derrière les Miss poussannaises, se sont engagés dans les ruelles du centre ancien à la  lueur des flambeaux et des lanternes.brlP1010267

Ils ont longé les châteaux, déambulés à travers les rues, allant narguer le fantôme du Seigneur qui avait fait souffrir leurs ancêtres, ont exploré le centre ancien et le Peyrou tout en chantant. brlP1010271

Puis, ils sont redescendus vers le foyer en décrivant de joyeuses arabesques sur les Boulevards Prosper Gervais et René Tulet. Le Café de la Pause y a eu droit aussi. De plus en plus forte, la musique a alors entraîné les danseurs dans une queue leu-leu se transformant en farandole et en chenille.brlP1010344

Un moment inoubliable pour eux comme pour les musiciens heureux de partager leur passion. Le tout s’est terminé par un petit colimaçon bien sympathique.brlP1010329

Quelques danses occitanes et provençales ont encore permis au public et à certains danseurs de découvrir une infime partie de ce patrimoine culturel. De bien belles prestations et un bon moment de partage. brlP1010383Avec une bonne participation, ce moment ludique fut très apprécié : valses, rondes et autres variantes se sont succédées.chevP1010424

Mais déjà, l’équipe qui allait interpréter le  chevalet dans les  règles de l’art se présentait : Jérémy Galindo était au cheval, Jérémie Garcia, Enzo Liguori , Terry Adgé et Olivier Bernabeu les accompagnant.chevP1010410 Ils sont alors apparus très motivés, pour le plus grand plaisir des spectateurs qui allaient vivre un moment toujours inoubliable. Leur danse fut  appréciée par le public puisqu’ils revinrent pour rééditer leur prestation avec une motivation sans limites suivant une chorégraphie de légende. Sous la pression du public, ils donnaient le meilleur d’eux-mêmes.chevP1010444

Il fallait tout de même se séparer après avoir profité des groupes, enfants et adultes, qui ont dansé ce chevalet. chevP1010439Quelques carnavaliers poursuivaient la soirée par des danses traditionnelles qui résonnaient encore beaucoup plus tard dans les cœurs et dans les corps et même dans les rues. Si le chevalet allait rendre visite aux cafés c’était pour poursuivre ce carnaval et finir en beauté cette soirée grandiose. Des moments d’anthologie vécus et revécus par des passionnés.chevP1010442

La soirée « Tradition » avait tenu ses promesses, calmement avec moins de participants que d’habitude, mais avec ferveur et passion. Ils sauront surfer sur cette joie intérieure jusqu’à ce que Paillasse ne soit jugé ce mercredi.


Préparez-vous pour l’incontournable Branle de la chemise

    Si durant les 5 jours de festivités carnavalesques la cavalcade du dimanche après-midi est incontournable, la cérémonie du mardi Gras, cette année le 13 février, reste un événement important tant pour son côté rituel que par son côté exceptionnel.

Comme le précisait Maurice Chauvet dans ses Itinéraires du Pays d’Oc, le Branle de la chemise est un exemple de survivances certainement unique en France. Ce cérémonial remonterait au temps des seigneurs. Afin de faire pénitence pour avoir manqué de respect au Seigneur de Provence ce dernier aurait obligé les Poussannais à danser en chemise de nuit. Deux siècles après, la punition serait devenue une danse.


Pourtant selon Chauvet, pour trouver de semblables survivances il faudrait remonter aux temps des romains  avec les Attelances de Campanie ( région d’Italie méridionale   ) où s’exprimait la joie rustique des colons du Latium et des vétérans de la 7ème légion.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Colonie_romaine_de_Cosa

Toujours est-il, que depuis plusieurs décennies et même entre les 2 guerres mondiales, tous les Mardis-Gras, l’on voit se former dans le village une longue théorie composée d’hommes portant des chemises de nuit et des bonnets de femme et inversement de femmes affublées de chemises d’homme et d’un bonnet à mèche.

Avec une bougie allumée à la main ( protégée par du papier) la procession va dérouler ses arabesques à travers le village, dans le centre ancien et quelque fois jusqu’à la place de l’église. Depuis plusieurs années, les hautbois et les tambours sont nombreux pour accompagner les danseurs sauteurs tout au long du circuit. Durant plus d’une 1/2 heure retentira le fameux «  Diga mé Jacou, diga mé Margarida », sur une musique lancinante et trépidante. Arrivés au foyer des campagnes d’autres danses du pays d’Oc prendront le relais.


Mais attention, naguère,  à minuit, chacun devait rentrer chez lui sans tarder. Pour conjurer le mauvais sort, la patrouille fescennine composée de costauds, parcourait les rues avec des serments de vignes pour caresser le dos des retardataires. Ils avaient eu le temps de faire halte devant les cambuses, de rompre avec le quotidien durant trois jours. Finie la retraite gastronomique, finies les réjouissances, Carnaval était alors bien mort, avec le mercredi des Cendres, l’on prenait le Carême.