Exposition personnelle d’André Cervera

Du 7 septembre au 7 octobre 2017 à Montpellier

Les œuvres récentes qu’André Cervera, artiste peintre qui réside à Poussan, a ramenées de son dernier voyage en Inde ainsi qu’un ensemble d’une vingtaine de toiles réalisées pour cette exposition seront visibles à la galerie Clémence Boisanté qui prône l’expression artistique contemporaine, un an après son ouverture en juin 2016.

Politique, religion, culture, toute l’humanité est retranscrite et passée au filtre du langage pictural de Cervera. L’artiste sétois rentré de Shangai a une farouche peur de la redite et, alors même que son écriture est reconnaissable entre toutes, il se bat contre le confort que trente ans de pratique lui confèrent. Cette exposition livrera également pour la première fois au public les “toiles enterrées”.

Galerie Clémence Boisanté

10 boulevard Ledru Rollin à Montpellier

Vernissage jeudi 7 septembre 2017 à 19h.

Inscrivez-vous et participez au prochain festival Arts et Agapes

Préparation pour Arts et d’Agapes

La deuxième édition du Festival d’Arts et d’Agapes aura lieu dimanche 10 septembre 2017, avec au programme, des spectacles et des ateliers en entrée libre sur toute la journée et le midi des Assiettes Gourmandes proposées par les producteurs des Pouss’en Faim.

Le spectacle d’ouverture du festival sera une création du Théâtre des Origines, création bâtie sur le patrimoine culturel  et rituel poussannais, la parole de ses habitants et les talents de tous ceux qui souhaiteront participer au spectacle !
Car « Les bonnes histoires plongent dans de riches passés pour soutenir des présents épais afin que l’histoire continue pour ceux qui viendront après » de Donna Haraway.ARTDSC_0263 (5)

 L’enjeu de ce théâtre-laboratoire est donc de donner les clés d’une culture qui nous a été donné en héritage dans le but de la transcender et d’ensemencer les mystères de l’humanité pour mieux cultiver les graines des créativités humaines.

Si le Théâtre des Origines choisit de transmettre et d’être médiateur d’un patrimoine vivant il choisit également de se placer dans une démarche agri-culturelle dans le sens où les spectacles-rituels s’intègrent aux mouvements des écologies humaines et culturelles. Ainsi la Cie s’efforce de créer des formes adaptables en prenant en compte les diversités humaines et environnementales qui en font les spécificités.

Et bien sûr nul besoin d’être acteur, musicien, conteur (…) aguerri pour prendre part à l’aventure ! Chacun pourra participer. (Mais les professionnels souhaitant participer sont aussi les bienvenus !)
 Le Théâtre des Origines, le service culturel de la Mairie et EscapadeS avaient organisé une réunion de présentation ce 22 juin, en Mairie.
Les animatrices du Théâtre des Origines présentaient la préparation de cet événement en revenant sur leur vécu à Pézenas.
Tout va commencer par le recueil des mémoires jusqu’à début juillet. Isabelle sera présente lors des prochaines Assiettes gourmandes et sur le marché du vendredi 30 juin pour recueillir des mémoires orales ou écrites sachant que sous forme de messages l’on pourra déposer des mémoires dans des boîtes : par exemple au café Beauséjour. (Près des Halles).ARTDSC_0262 (5)
Il s’agira de faire remonter des histoires ou des souvenirs récents ou lointains, un patrimoine culturali-matériel qui seront le départ d’un travail théâtral où l’on devrait retrouver le Cochon de Poussan, le Branle de la chemise… Mais aussi, vous, si vous le désirez car la Compagnie a besoin de votre participation active.
.
Avec l’aide d’associations comme le Carré d’As ou  les culturelles comme le Strapontin et les autres compagnies, avec la participation d’Escapades, les dés sont jetés.
L’on n’attend plus que vous : vous serez donc informés régulièrement sur le développement du projet sachant que
Vous pourrez déposer vos mémoires dans les boîtes prévues à cet effet.
Le samedi 26 août et le dimanche 3 septembre de 14 h à 18 h 30 il y aura des moments de travail ouverts à tous dans les Halles.
Que par mail vous pouvez vous inscrire ou vous informer auprès de la compagnie : theatre.des.origines@gmail.com
 

N’hésitez pas à transférer largement cette information à toutes les personnes susceptibles d’être intéressées !

Seconde Edition du Festival d’Arts et d’Agapes

PARTICIPEZ AU SPECTACLE D’OUVERTURE de la deuxième édition du Festival d’Arts et d’Agapes qui aura lieu dimanche 10 septembre 2017.L’image contient peut-être : 1 personne, texte
Pour la création du spectacle déambulatoire d’ouverture du festival d’Arts et d’Agapes
Le Théâtre Des Origines convie les poussannais, enfants, jeunes, adultes qui le souhaitent à participer au spectacle !

Rendez-vous :
Le mercredi 23 Août à 18h30 Jardin de la Grotte (Lieu sous réserve, sera confirmé avant la réunion) pour une réunion d’information
Les samedi 26 Août et dimanche 3 septembre pour des ateliers (gratuits) de préparation aux Halles de Ville de Poussan de 14h30 à 16h30

Il n’est pas nécessaire d’avoir une quelconque expérience, seulement l’envie de découvrir les mémoires et le patrimoine de la ville ensemble. Et enfin… Il n’est pas indispensable d’être disponible à toutes ces dates pour pouvoir participer à la déambulation !

N’hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez participer !

Inscription ou et information par mail auprès de la compagnie : theatre.des.origines@gmail.com

Stages de chant avec Karla Doyen

Karla Doyen est heureuse de vous proposer un stage pour cet été.

Les stages sont ces moments de « pause » où l’on peut prendre se temps de revenir à soi et à l’essentiel…

« Quel bonheur quand je pose (pause) mes valises, mes attentes, mes jugements, mes peurs de ne pas être à la hauteur…et que je me laisse chanter… 
Quand j’accepte entièrement ce qui est, et que je me laisse guider par ma voix (voie?) et mon chant… Quand je me sens (re)unifié dans mon corps, mon souffle et ma voix… 
Quand je sens l’harmonie entre moi et l’Autre et que l’Autre me permet d’expérimenter le « donner/recevoir »...
 
Aussi, elle vous annonce un stage DU CHANT DE L’EGO VERS LE CHANT DE L’ETRE afin d’expérimenter ce bien-être. Le stage aura lieu du samedi 26 août au mercredi 30 août.
Et un autre : du 3 au 5 novembre : un nouveau stage qui propose de découvrir la respiration transpersonnelle holotropique, et qui aura comme thème «Mort et renaissance ».« Nous vous proposons cette année une nouvelle formule à partir d’octobre: un dimanche par mois sur des thèmes variés tels que : Chant méditatif, le chant guérisseur, le pourvoir guérisseur de la respiration (la Respiration transpersonnelle holotropique), Chanter ensemble : donner/recevoir etc ».Pour en savoir plus : 

Karla Doyen Harmonia del Arte

www.karladoyen.blogspot.com

 06 76 82 36 89

« Salon Songes d’Automne » bientôt la deuxième édition

Le service culturel de la ville en collaboration avec Pascale Patissier artiste peintre vous propose de participer à la deuxième édition du Songes d’Automne. 
Ce salon, pourra accueillir une quinzaine d’artistes peintres et /ou sculpteurs amateurs ou semi professionnels. aff-songes-17
Du figuratif à l’abstrait, toutes les expressions et toutes les techniques pourront être représentées. Les créateurs intéressés peuvent présenter leur candidature en déposant un dossier à la Mairie à l’attention du service culturel avant le 5 septembre 2017.
Ce dossier devra être composé des pièces suivantes :
• CV de l’artiste
• Photographies de 4 à 6 œuvres maximum
• Une enveloppe timbrée (pour réponse)
• Un chèque de caution de 50€ à l’ordre du Trésor Public (restitué en fin de salon)
Tous les dossiers reçus incomplets seront automatiquement refusés.
Un comité de sélection se réunira courant septembre pour examiner les candidatures et sélectionner les artistes retenus pour le salon. Ces derniers seront informés des résultats de la sélection par courrier.

L’église Saint Pierre témoin de l’histoire de Poussan

P1520424(Cliquez sur les photos pour les agrandir).

 

eeeeeeeeeP13101681-1024x7681 Si vous avez l’occasion d’aller à la découverte de l’église Saint-Pierre, apôtre, de Poussan, profitez-en car c’est une vaste église qui occupe une place particulière parmi celles du Bassin de Thau. Car Poussan, village languedocien, est situé sur le tracé de la Via Domitia entre garrigue et étang. Le territoire poussannais présente une occupation continue depuis l’antiquité, riche de plusieurs villas gallo romaines.

C’est à partir du Xe siècle que nous avons mention de l’existence d’une église Saint Pierre de Poussan et d’une tour, ancêtre du château. Ces deux éléments du pouvoir, attirent alors l’habitat, et le village voit le jour, autour ce binôme. L’église et le château, éléments fondateurs du village, forment le noyau central du premier habitat et s’entoure d’une première enceinte. Avec la croissance démographique, au XIVe siècle, une seconde enceinte est construite afin d’englober les nouveaux quartiers. Au Moyen Age, Poussan connaît la prospérité malgré les épidémies, les guerres et les crises économiques que connaît le Languedoc. L’époque contemporaine voit l’agglomération sortir de ses murs et les habitations s’installer le long des voies d’accès plus larges autour des remparts.P1520429 (2)Sa construction et son évolution ont été en rapport avec le développement de Poussan.

DSC_0048Des 2 églises de Poussan (Saint Vincent, Saint Pierre) qui la précédaient, à l’église actuelle de nombreux événements  ont rendu cet édifice un joyau pour la commune et le bassin de Thau. De 1350 à son agrandissement en 1496, de la révolution à l’arrivée de l’abbé Gept en 1827 elle est devenue une église simple à l’extérieur et « conquérante » à l’intérieur.

P1520441Reconstruit au XIXème siècle, cet édifice, par ses dimensions et ses ornements, est un témoignage de l’histoire de Poussan, de l’attachement des habitants de cette localité à la pratique religieuse. La plupart des grands événements, même civils et politiques, du Moyen-Age jusqu’à la Révolution, y étaient organisés.

DSC_0040Avec des voûtes magnifiques, un chœur à la hauteur de ses ambitions et une chaire à prêcher de haute facture, la Bourgeoisie Poussannaise avait tenu à matérialiser sa puissance.

P1330807Il en est de même pour les nombreux objets liturgiques qui y sont encore présents. En effet, l’église de Poussan est très riche. 

DSC_0051 (2)Elle recèle en effet de très nombreux trésors : des tableaux de grande qualité exécutés par des grands maîtres, des croix de procession, des reliquaires, et de beaux autels de marbre.

DSC_0071 (2)Chacune des chapelles de celle de Saint Roch à celle de Sainte Philomène a sa personnalité.

L’église, est un grand témoin du passé de la commune.

 

Le festival des Nuits d’O 2017

Le festival des Nuits d’O 2017 // 24, 25, 26 et 31 août et le 1er et 2 septembre.

LES NUITS D'OAu plaisir de vous retrouver dans la pinède pendant les douces nuits d’été autour de concerts et de films en plein air choisis pour vous concocter de belles soirées.

Les Nuits d’O est un festival pour tous ceux qui aiment découvrir, apprendre, s’émerveiller, rire, danser, papoter…

Découvrir la talentueuse Gabby Young et son « circus swing », jamais passés en France Apprendre comment le maccarthysme a failli détruire l’un des plus grands scénaristes d’Hollywood, s’émerveiller devant Söndörgö, un groupe de folk hongrois qui  nous entraîne dans une incroyable .ivresse musicale

Pleurer pour l’histoire vraie de Brian Wilson, leader des Beach boys.
Exploser avec Les nouveaux sauvages, bombe cinématographique.
Danser sur l’electro tango d’Otros Aires, sur le combo béninois Eyo’nlé, ou sur le délirant Yiddish Twist Orchestra et finir la soirée autour d’un verre, accompagné par les DJs du « Comité des Fêtes » ! en papotant de tout ce  qu’on a savouré sur scène ou sur écran.

Dans « Pourpoint, harpe et lévrier », Poussan fait référence

« Pourpoint, harpe et lévrier » est un livre attrayant et instructif, sur la vie de château au Moyen Âge illustré de peintures méconnues, un document de 108 pages écrit par Sophie Clarinval et édité par les Nouvelles presses du Languedoc…      Sophie Clarinval, historienne de l’art et passionnée par le patrimoine régional, a exercé les fonctions d’enseignante, de chargée d’études pour la DRAC Languedoc-Roussillon, de guide conférencière au musée de Lodève et propose des conférences depuis de nombreuses années au sein de l’Université du temps libre du Bas-Languedoc. Son mémoire universitaire « Le plafond peint du château de Capestang en Languedoc » est à l’origine du présent ouvrage.

Aux XIVe et XVe siècles, les seigneurs méridionaux améliorent leur cadre de vie. Les façades s’ornent de sculptures et, dans les salles d’apparat, les couleurs s’affichent partout, des sols aux plafonds. Ces derniers, en particulier, offrent quantité d’images variées et parfois surprenantes.

Récemment redécouverts, ils montrent, dans un style naïf voire humoristique, des musiciens, des danseurs, des amoureux, des bouffons, des animaux et créatures fantastiques, des scènes religieuses… À partir de ces représentations souvent méconnues, et d’autres sources d’époque, Sophie Clarinval offre, dans une langue simple et claire, une sorte de chronique « mode et société » médiévale, largement illustrée, qui va de l’habitat aux divertissements, en passant par les croyances et les habitudes vestimentaires.

Si dans une commune, l’aula, le lieu de prestige mesurait 20 m sur 8,40, à Poussan, au château d’en bas, il est de 6m sur 9. Les constructeurs y ont recherché un peu de luminosité. Pour Sophie Clarinval, l’on peut remarquer la cheminée de cette salle d’apparat qui date du milieu du XVème siècle ainsi que le plafond peint à caissons. Celui de la salle Vinas de Poussan est vraiment remarquable. C’est une référence.

D’ailleurs, Jean Laforgue, sur une proposition de Marc Lugand qui avait écrit avec des Poussanais un bel ouvrage sur Poussan,  avait étudié ce plafond de la salle Vinas. Après avoir remarqué l’immense cheminée gothique fixée dans le mur entourée par un magnifique escalier en colimaçon, il avait exploré le plafond de 54 m², du « château d’en bas » devenu château Malbois au moment de la Révolution Française, plafond qui fut redécouvert en 1998 avec sa décoration. Mis à part un problème d’entretien, il était très bien conservé.

 Composé de 6 grands carrés, avec un espace libre pour la cheminée, il est fabriqué avec des poutres réelles et 4 fausses poutres transversales pour régulariser. On trouve ensuite selon des proportions bien définies, des planches et des couvre-joints. Mais entre le plancher supérieur et le plafond on s’aperçut que les concepteurs avaient utilisé de la paille compressée qui évite la déformation des bois. Outre les moulures classiques, rien n’a été laissé au hasard. Les solives moulurées sont posées perpendiculairement aux poutres à raison de 7 par caisson. d’ailleurs on retrouve le même plafond, mais moins riche, sous cette salle. C’est le frère jumeau de celui de la maison Jacques Cœur à Montpellier, qui date de 1447, ce qui permet de donner une approximation pour la construction de celui de Poussan, aux alentours de 1454.

 Si le château d’en bas, qui pourrait être bâti sur un édifice antérieur, n’a pas fini d’étonner, ses caissons peints, font encore l’actualité tout en étant des éléments fondamentaux de l’art européen.   Retrouvez les dans le livre de Sophie Clarinval qui y dépeint la vie de la cour, en pays d’oc, à la fin du Moyen Âge.

                                                           Le livre est accessible à tous, y compris aux plus jeunes. tous ceux qui veulent en savoir plus, pourront s’informer plus avant, grâce aux nombreuses notes de fin d’ouvrage et à la riche bibliographie.

De la terre au pigment et Laque d’Occident à Loupian

De la terre au pigment, Raku et Laque d’OccidentraklouDSC_0045 (4)

Ce vendredi 28 juillet, avant que Loupian ne célèbre ses Augustales 2017, la Chapelle Saint Hyppolite était en fête pour le vernissage de l’exposition « De la terre au pigment, Raku et Laque d’Occident », d’Aurélia Gritte et d’Yvon Nogier, qui se déroule du 27 juillet au 20 août, et qui sera visible du jeudi au dimanche de 10 h à 12 h et de 16 h à 19 h.

Les artistes étaient félicités par le public et les Élus de la ville très heureux de les recevoir pour plusieurs semaines. Inversement les artistes remerciaient la Ville de Loupian pour cet accueil si chaleureux dans cette chapelle étincelante.raklDSC_0036 (6)Aurelia Gritte peintre laqueur, Yvon Nogier sculpteur, sont tous les deux de Frontignan.

L’univers d’Yvon : il est fait de figurines et de temples en raku, enfumés, oxydés, étranges et très contrastés : « Le raku contemporain est une adaptation des méthodes traditionnelles du raku à l’art contemporain des arts du feu et de la céramique : « C’est dans le Japon du XVIe siècle que naît la technique du raku, fruit de la collaboration entre un maître du thé et un potier qui fondera sa dynastie. À cette époque, le raku est intimement lié à la philosophie zen. Cet échange produit une céramique simple et naturelle, dénuée de toute sophistication superflue et en harmonie avec l’esprit du thé. Cinq cents ans plus tard, les artisans céramistes perpétuent la technique traditionnelle. Spontanée par essence et simple dans sa mise en œuvre, la réalisation d’un raku n’en requiert pas moins une rigoureuse technicité. Le raku est une succession de stress appliqués à une pièce unique, dégourdie à 980 °C : un émaillage, une rapide montée en température dans un four rudimentaire, un choc thermique qui provoque le tressaillage de l’émail, un enfumage, la rencontre avec l’eau. Autant d’événements impossibles à reproduire à l’identique pour deux poteries, tant les paramètres d’une même action sont variables. » (Wikipédia) »rakloupDSC_0031 (7)

Cependant, le respect de procédés avérés, l’observation attentive des phénomènes successifs et une certaine concentration dans l’action aident à pondérer les hasards, en vue d’aboutir à un travail déterminé. Et Yvon apprécie cette technique qui dans l’esprit correspond à ce qui se passe dans notre vie avec tous les jours, des surprises et de l’inattendu.

Celui d’Aurélia Gritte qui perpétue la tradition de la laque, en associant le savoir-faire asiatique traditionnel (dorure, incrustations…), aux décors, techniques et thématiques plus contemporains kawaii, collage, outils divers est très technique mais a des corrélations avec le travail d’Yvon au niveau des résultats :
« Mon travail s’appuie sur une tradition artistique française, vieille de 300 ans, issue des méthodes chinoise et japonaise de laque : pigments naturels, feuille d’or, d’argent, de cuivre, incrustations, empreintes… et d’un vernis à l’huile français. J’associe ce savoir-faire asiatique, aux décors et thématiques occidentaux, afin d’essayer de perpétuer cette tradition, tout en aspirant a participer à l’évolution de cette matière et a ses possibilités créatives et contemporaines quasi-infinies. Je mets autant de passion dans mon métier d’artisan d’art, que dans mon travail plus artistique et personnel de peintre. » rakloupDSC_0028 (8)

Car pour une œuvre, il faut être très patient, près de deux mois. Aurélia rajoute : « Nous prenons du plaisir à exposer avec Yvon car nous sommes un peu complémentaires dans l’imaginaire et dans nos techniques et la sculpture donne de la vie à mes œuvres et inversement. Je suis diplômée des Métiers de l’Art en Laques à la française ou Vernis Martin (En 1728, les frères Martin de Paris mettent au point une imitation de laque à base de copal, le vernis Martin, destiné à concurrencer les laques de Chine et du Japon.) et j’essaye pour chaque réalisation de dompter une matière qui réserve toujours des surprises. Chacune est réalisée comme un mille-feuilles avec entre chaque couche, 2 à 3 jours de séchage. »

Mais que de plaisir pour Yvon et Aurélia quand ils découvrent un résultat final qui ne les laisse pas insensible et qui surprend toujours le visiteur. Alors, n’attendez-plus, allez à la découverte de ces œuvres très particulières.