Soins de proximité par les pharmaciens : ce qui change

Illustration 1Crédits : © Santé publique France

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Au-delà de leur responsabilité traditionnelle dans la distribution des médicaments, les pharmaciens ont un rôle croissant dans l’accès aux soins de proximité : accompagnement, information et prévention. Ils peuvent également être rémunérés pour participer au dépistage de maladies infectieuses et à la coordination des soins.

Le décret du 3 octobre 2018 définit 5 domaines d’intervention du pharmacien d’officine pour permettre un meilleur accès aux soins de ses patients. Le pharmacien peut :

  • mettre en place des actions de suivi et d’accompagnement pharmaceutique garantissant ainsi le bon usage des médicaments et le suivi de l’observance (analyse des informations relatives au patient et à l’ensemble de ses traitements) ;
  • participer à des actions de prévention et de promotion de la santé parmi les domaines d’action prioritaires de la stratégie nationale de santé : campagnes de sensibilisation et d’information sur des sujets de santé publique.

Par ailleurs, il peut être rémunéré pour sa participation :

  • à des actions d’évaluation en vie réelle des médicaments, des dispositifs médicaux et de l’innovation thérapeutique ;
  • au dépistage des maladies infectieuses et des maladies non transmissibles ;
  • à la coordination des soins en collaboration avec l’ensemble des professionnels concourant à la prise en charge du patient.

Pour ce faire, les pharmaciens d’officine doivent remplir certaines conditions : respecter la confidentialité des échanges avec le patient et, pour cela, disposer de locaux permettant « un accueil individualisé », se former et actualiser leurs connaissances. Enfin, avec l’accord du patient, ils doivent intégrer les informations dans son dossier médical partagé (DMP) et assurer un retour d’information au médecin traitant.

De la clinique de l’infertilité aux rendez-vous du désir avec le Docteur Reboul

Vendredi 9 novembre 2018 à 18 h 00, rencontre avec Jean Reboul qui présentera son dernier livre, « De la clinique de l’infertilité au rendez-vous du désir » au Editions Erès en collaboration avec les librairies Sauramps.

A l’Auditorium du Musée Fabre – 39, Boulevard Bonne Nouvelle 34000 Montpellier

Entré libre

Jean Reboul est médecin gynécologue, docteur en psychologie et en biologie humaine, ancien chef de clinique à la Faculté. Il est aussi psychanalyste membre de l’École de la cause freudienne (ECF) et de l’Association mondiale de psychanalyse.

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Son dernier livre « De la clinique de l’infertilité aux rendez-vous du désir » est un essai clinique personnel, qui se lit comme un roman, sur le mystère du commencement, l’énigme du féminin, le mystère de l’amour et celui de la vie…

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« A partir de l’histoire clinique d’une femme infertile confrontée au paradoxe de son désir d’enfant et de son désir d’être mère, l’auteur, gynécologue et psychanalyste, témoigne des effets déterminants d’une rencontre. Formé aux biotechnologies les plus avancées, il montre que seule la reconnaissance de l’effet du langage comme extérieur au corps permet de comprendre pourquoi dans l’expérience clinique médicale, il y a un hiatus entre la cause et l’effet qui va à l’encontre d’un déterminisme supposé. »

                                                                                                   Jean Reboul

L’écriture de cet essai est du pour Jean Reboul a une une nécessité de transmission.

L’expérience clinique a été le fondement de sa recherche.

« Il est important de découvrir, chacun de sa place, qu’une élaboration purement objectivante laisse toujours échapper la vie. Dans la rencontre nous pouvons repérer ce que les patients nous enseignent : la question du sujet, celle du corps, la question du désir, du symptôme, du langage et du temps. La clinique nous révèle dans la rencontre un irréductible, un point de réel qui échappe à la science et sur lequel la parole a des effets.

La question: « qu’en est-il du sujet à l’heure des neurosciences » a suscité cette année de passionnants échanges où les neuroscientifiques les plus avertis ont ouvert l’espace incontournable du sujet.

Dans le plus grand respect des découvertes biologiques nous laisserons encore cette année parler la clinique pour mieux entendre notre interrogation : « qu’en est-il du désir à l’heure de la technique ? » Dans laquelle résonne déjà, au fil du temps, un invariant toujours source de vie.

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Monoxyde de carbone : attention aux intoxications !

Le monoxyde de carbone est un gaz toxique qui touche chaque année plus d’un millier de foyers, causant une centaine de décès par an. Il peut être émis par tous les appareils à combustion (chaudière, chauffage d’appoint, poêle, groupe électrogène, cheminée…).
Pour éviter les intoxications, des gestes simples existent :Illustration 1 Panneau - Attention - Monoxyde de carbone

- Avant l’hiver, faites vérifier vos installations de chauffage et vos conduits de fumée par un professionnel qualifié.
– Veillez toute l’année à une bonne aération et ventilation de votre logement, tout particulièrement pendant la période de chauffage : aérer au moins 10 minutes par jour et n’obstruez jamais les entrées et sorties d’air de votre logement.
– N’utilisez jamais pour vous chauffer des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, brasero…

 http://www.herault.gouv.fr/Politiques-publiques/Securite-et-protection-de-la-population/Protection-civile/Prevention-des-risques/Prevention-du-risque-de-monoxyde-de-carbone/Prevention-des-intoxications-au-monoxyde-de-carbone

Alimentation : 5 fruits et légumes par jour et aussi…

 

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Quelle alimentation au quotidien ? Des fruits, des légumes mais aussi des noix, des noisettes, des lentilles, des haricots, des pâtes, du riz répond notamment le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) qui vient d’actualiser la liste des repères alimentaires dans le cadre du futur Programme national nutrition santé (PNNS), à la suite notamment des travaux de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Le HCSP établit une liste de 12 groupes alimentaires pour lesquels il fournit des repères alimentaires :

  • fruits et légumes sans pesticides si possible (au moins 5 par jour) ;
  • fruit à coque sans sel ajouté comme les amandes, les noix, les noisettes… (une petite poignée par jour) ;
  • légumineuses comme les lentilles, les pois chiches, les haricots… (au moins 2 fois par semaine) ;
  • produits céréaliers complets et peu raffinés comme le pain, les pâtes, le riz… (tous les jours) ;
  • produits laitiers comme le lait, les yaourts, les fromages (2 produits laitiers par jour) ;
  • viande et volaille (limiter la viande rouge, pas plus de 500 g/semaine, et privilégier la consommation de volailles) ;
  • poisson et fruits de la mer (2 fois par semaine dont un poisson gras) ;
  • charcuterie (ne pas dépasser 150 g/semaine) ;
  • matières grasses ajoutées (privilégier les huiles de colza, de noix et d’olive) ;
  • produits sucrés (limiter les boissons sucrées, les céréales du petit-déjeuner, les pâtisseries, les crèmes glacées…) ;
  • boissons (la seule recommandée étant l’eau) ;
  • sel (réduire la consommation).

  À noter : le HCSP insiste également en particulier sur le fait de :

  • privilégier l’utilisation de produits bruts, les aliments de saison, les circuits courts et les modes de production respectueux de l’environnement ;
  • éviter les portions et les consommations excessives ;
  • ne pas consommer de façon régulière des produits grillés ou avec un brunissement (barbecue, toaster) ;
  • éviter le grignotage et la consommation de produits gras, salés et sucrés en dehors des principaux repas.

Vaccination contre la grippe : c’est maintenant !

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La campagne 2018 de vaccination contre la grippe saisonnière débute le 6 octobre 2018 et se poursuivra jusqu’au 31 janvier 2019. Elle bénéficie cette année d’une procédure simplifiée pour les personnes à risque.

Qui est concerné ?

La grippe est une maladie particulièrement dangereuse pour les personnes fragiles. Elle touche chaque hiver entre 2 et 8 millions de personnes et est responsable de nombreuses hospitalisations et décès, en particulier chez les personnes à risque, comme :

  • les personnes âgées ou atteintes de certaines maladies chroniques ;
  • les femmes enceintes ;
  • les personnes obèses dont l’IMC est supérieur ou égal à 40 ;
  • les nourrissons.

Des complications peuvent alors apparaître, telles que :

  • une infection pulmonaire bactérienne grave (ou pneumonie) ;
  • une aggravation d’une maladie chronique déjà existante (diabète, bronchopneumopathie chronique obstructive, insuffisance cardiaque…).

La vaccination antigrippale représente le moyen le plus efficace de prévention de la grippe saisonnière. Elle réduit le risque de complications graves et de transmission du virus. Le rapport bénéfice/risque est en faveur de l’acte vaccinal : peu, voire pas, d’effets secondaires (le plus souvent des réactions locales légères et transitoires, plus rarement des effets systémiques bénins tels que de la fièvre, des douleurs musculaires ou articulaires, des céphalées, des malaises), alors que la diminution du nombre de décès grâce à la vaccination est importante (environ 2 000 décès évités en moyenne chaque année chez les personnes âgées).

Qui peut bénéficier de la gratuité du vaccin ?

Toutes les personnes majeures éligibles à la vaccination, déjà vaccinées précédemment ou non, bénéficient désormais d’une procédure simplifiée.

Si vous êtes concerné (personnes âgées de 65 ans et plus ou atteintes de certaines maladies chroniques, femmes enceintes, personnes obèses, entourage familial des nourrissons à risque de grippe grave), vous recevez de votre caisse d’Assurance Maladie une invitation et un bon de prise en charge qui vous permettent de retirer gratuitement le vaccin chez le pharmacien et de vous faire vacciner par le professionnel de votre choix. Les personnes de moins de 18 ans doivent bénéficier d’une prescription médicale préalable à la vaccination.

Si vous êtes éligible mais que vous n’avez pas pu être identifié et invité par l’Assurance Maladie, votre médecin, votre sage-femme ou votre pharmacien pourront vous délivrer un bon de prise en charge vous permettant d’obtenir gratuitement le vaccin.

Le vaccin antigrippal est pris en charge à 100 % et l’injection est quant à elle prise en charge dans les conditions habituelles, sauf pour les patients pris en charge à 100 % au titre d’une des ALD (affections de longue durée) concernées.

Qui peut vous vacciner contre la grippe ?

Dans le cadre de l’élargissement de l’offre vaccinale et de la simplification du parcours, les compétences des différents professionnels de santé impliqués dans la vaccination contre la grippe ont été élargies. Ainsi, sont désormais habilités à vacciner :

  • les médecins ;
  • les infirmier(e)s (sauf pour les personnes présentant des antécédents de réaction allergique sévère à l’ovalbumine ou à une vaccination antérieure, selon un arrêté du 25 septembre 2018 ; un décret du 25 septembre 2018 permet par ailleurs aux infirmiers de vacciner les personnes n’ayant encore jamais été vaccinées contre cette maladie) ;
  • les sages-femmes (pour les femmes enceintes et l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois) ;
  • les pharmaciens autorisés participant à l’expérimentation dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle Aquitaine, Hauts-de-France, Occitanie pour la vaccination des personnes majeures.

  À savoir :

Conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, le vaccin grippal 2018 contient les virus suivants :

  • un virus de type A/Michigan/45/2015 (H1N1) pdm09 ;
  • un virus de type A/Singapore/INFIMH-16-0019/2016 (H3N2) ;
  • un virus de type B/Colorado/06/2017 (lignée B/Victoria/2/87) ;
  • un virus de type B/Phuket/3073/2013 (lignée B/Yamagata/16/88).

La procréation médicalement assistée (PMA)

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En quoi consiste-t-elle actuellement ?

Dans le cadre de la révision de la loi de bioéthique, vous avez peut-être entendu parler d’un avis rendu récemment par le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) sur la procréation médicalement assistée (PMA). Mais qu’en est-il précisément de la PMA telle qu’elle existe à ce jour ? Service-public.fr fait le point sur le sujet.

La procréation médicalement assistée (PMA) ou assistance médicale à la procréation (AMP) s’adresse actuellement aux couples hétérosexuels (mariés, pacsés ou en concubinage) en âge de procréer et ayant des difficultés à avoir un enfant (stérilité, infertilité, maladie grave).

L’AMP correspond à plusieurs types de techniques :

  • l’insémination artificielle (la fécondation a lieu à l’intérieur du corps de la femme) ;
  • la fécondation in vitro (la fécondation se déroule en laboratoire) ;
  • l’accueil d’embryon (l’embryon de parents donateurs anonymes est transféré dans l’utérus de la femme du couple receveur).

Pour bénéficier d’une AMP, le couple doit consulter un médecin ou une équipe médicale spécialisée en fertilité et suivre plusieurs entretiens avec cette équipe. Les entretiens portent notamment sur les motivations des futurs parents tout en les informant sur les techniques d’AMP et leurs conséquences.

Les actes d’AMP sont pris en charge à 100 % par l’Assurance-maladie jusqu’au 43e anniversaire de la mère.

Prévention en santé cognitive des séniors à Poussan

Des ateliers Mémoire :

Depuis 2012, la Fédération Familles Rurales de l’Hérault, dans le cadre du développement de son pôle «Vie familiale, économique et sociale », propose l’animation d’ateliers-mémoire, utilisant le « Programme d’Activités Cognitives » conçu par la Fondation Nationale de Gérontologie.

C’est une Action menée en partenariat avec les CLIC ( Centres Locaux d’Informations et de Coordination Gérontologique), les CCAS, les mairies et les associations locales Familles rurales, la Carsat et le Département. Action menée également en réponse aux appels à projets inter-régime Languedoc-Roussillon (caisses de retraites).

Ces ateliers s’adressent à la population des plus de 50 ans, sans limitation d’âge, indemnes de toute pathologie cérébrale.
Ce sont des rencontres de petits groupes de personnes, partageant le même désir de stimuler leurs facultés intellectuelles à partir d’exercices pédagogiques et attractifs qui sollicitent le cerveau à travers ses fonctions cognitives : langage, intelligence, imagination, mémoire, attention, concentration, perception.

 Pour : rassurer les participants sur leurs capacités amnésiques, réduire l’état anxieux ou dépressif lié au sentiment d’une baisse des capacités, permettre de créer des liens dans un groupe, lieu d’échanges et de communication avec pour objectifs pédagogiques,  un ensemble d’applications cognitives dont la finalité n’est pas uniquement le développement de la mémoire, mais l’accroissement du potentiel personnel, cognitif, psychologique et social.

Cela se déroule avec une séance d’information et de présentation puis 10 séances hebdomadaires d’une durée de 2h30 environ, réunissant des groupes de 10 à 12 personnes, chacune des séances comportant, en moyenne, 5 applications types.

Vous pourrez y découvrir, quelques apports théoriques simples sur le cerveau et le fonctionnement de la mémoire, des exercices simples qui mobilisent toutes les fonctions cérébrales, présentés sous des formes ludiques et variées pour susciter l’intérêt et la curiosité. Les ateliers mémoire sont des lieux d’échanges et de communication qui utilisent et stimulent la mémoire des seniors pour renforcer leur identité, leur apporter des repères dans le temps et l’espace et ainsi augmenter leur capacité d’autonomie.

 Le rôle de l’animateur est de valoriser les participants, toute compétition étant exclue.

Il devrait naturellement en découler pour les participants une plus grande confiance en soi et donc une dédramatisation de ce que les personnes considèrent comme un «manque de mémoire».memoP1150091

A Poussan la réunion de présentation s’était déroulée le mercredi 18 avril, à partir de 10 h à la salle sous la Crèche avec plusieurs personnes désirant participer, venues aussi pour faire inscrire certaines de leurs amies.

Les séances se déroulent à Poussan à partir du mercredi 17 octobre.

10 séances, de 14 h 30 à 16 h 30 à la salle sous la crèche.

C’est un bon moyen pour éviter les « Trous de mémoire ».

6 conseils pour éviter les trous de mémoire

Travaillez votre plasticité cérébrale :

« Grâce à votre mémoire, vous pouvez sûrement retrouver le nom de votre professeur préféré ou le prix de votre première voiture. Mais pourquoi n’arrivez-vous pas à vous rappeler ce que vous avez mangé hier ? Incursion dans les coulisses de cette étonnante et complexe faculté. »

« La plasticité cérébrale fait référence à la capacité du système nerveux à changer sa structure et son fonctionnement au cours de sa vie comme réaction à la diversité de son environnement. Bien que ce terme soit utilisé dans les domaines de la psychologie et de la neuroscience, il n’est pas facile à définir. Il est utilisé pour faire référence aux changements au niveau du système nerveux : structures moléculaires, changements au niveau de l’expression génétique et du comportement »

La neuroplasticité permet aux neurones de se régénérer autant d’un point de vue anatomique que fonctionnel ainsi que de former de nouvelles connexions synaptiques. La plasticité neuronale représente la faculté du cerveau à se récupérer et à se restructurer. Ce potentiel d’adaptation du système nerveux permet au cerveau de récupérer après des troubles ou lésions et peut également réduire les effets des altérations structurelles causés par des pathologies comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, la détérioration cognitive, la maladie d’ Alzheimer, la dyslexie, le TDA, l’insomnie chez les adultes, l’insomnie infantile, etc… »

En savoir plus sur : https://www.cognifit.com/fr/plasticite-du-cerveau

http://selection.readersdigest.ca/sante/vivre-sainement/6-conseils-pour-eviter-les-trous-de-memoire/view-all/

 Pour des informations complémentaires, contactez directement l’animatrice par mail :

education-prevention.herault@famillesrurales.org

Ou par téléphone au : 04.67.79.35.93Exerices sur la Plasticité Neuronale