La Région Occitanie et l’ensemble de la profession viticole lancent un plan de relance collectif

La Région Occitanie et l’ensemble de la profession viticole lancent un plan de relance collectif inédit pour les entreprises de la filière

 Landscape, Nature, Mountain, Vineyard

Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, a présenté aujourd’hui le plan de relance de la filière viticole, aux côtés de Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la Région délégué à l’Agroalimentaire et à la Viticulture, de Denis Carretier, président de la Chambre Régionale d’Agriculture, et des représentants des interprofessions et des métiers : Christophe Bou, Interprofession des Vins du Sud-Ouest (IVSO), Jacques Gravegeal, Interprofession des Vins de Pays d’Oc (Inter Oc), Philippe Bourrier, Conseil Interprofessionnel des Vins du Roussillon (CIVR) et au nom des vignerons indépendants, Miren de Lorgeril, Conseil interprofessionnel des Vins du Languedoc (CIVL), Ludovic Roux, coopération viticole, et Gérard Bertrand, représentant les metteurs en marchés.

Lire le Plan sur : http://www.datapressepremium.com/rmdiff/2984/DP_Plan_Viti_HD2.pdf

Le Gouvernement annonce un soutien exceptionnel à la filière viticole

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, et Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès de Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, ont réuni en visioconférence l’ensemble des acteurs de la filière viti-vinicole française.Vineyard, Relief, Background

La crise sanitaire due au virus COVID-19 touche de plein fouet le secteur de la viticulture, qui est particulièrement dépendant de secteurs fermés administrativement depuis le 15 mars 2020 et des marchés à l’exportation. La filière avait déjà été fortement touchée par l’instauration des sanctions américaines sur les importations de vin en novembre 2019. Ce sont plus de 85 000 entreprises (exploitations, caves coopératives, négociants vinificateurs) qui sont concernés partout en France.

Les ministres ont notamment rappelé l’ensemble des mesures de soutien aux entreprises déjà mises en place par le Gouvernement et auxquelles le secteur est pleinement éligible (fonds de solidarité, prêt garanti par l’Etat, report de cotisations sociales et d’impôts, chômage partiel…).

A l’issue de cette réunion, trois mesures de soutien exceptionnelles et spécifiques au secteur pour assurer la stabilité du marché et la poursuite de leur activité ont été annoncées : 

des exonérations de cotisations sociales pour les TPE et PME les plus en difficulté ;

un dispositif de distillation de crise à hauteur de 140 millions d’euros ;

une relance de notre demande d’un fonds de compensation au niveau européen

. Les ministres ont insisté sur le fait que le plan proposé est une 1ère étape et qu’il y aura une clause de revoyure organisée dans les prochaines semaines pour renforcer le plan si nécessaire, notamment via une aide supplémentaire aux distilleries.

Les Vignerons Montagnac Domitienne relancent l’activité de leur caveau

« Suite à la crise du Coronavirus et après une période d’inactivité partielle, les caveaux des Vignerons Montagnac-Domitienne retrouvent progressivement une activité normale sur l’ensemble de leurs caveaux. »

Toute l’offre de vins de la cave coopérative, blanc, rouge, rosé et diverses spécialités, est de nouveau disponible !
La mise en place des mesures barrière permet d’accueillir les clients en toute sécurité pour qu’ils profitent ainsi des excellents produits de la cave.
C’est un pas de plus vers le retour à une vie plus normale ! »

Horaires d’ouverture :
Montagnac  : du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14H30 à 18 H.
Cournonsec : du mardi au vendredi de 9 h à 12 h et de 14H30 à 18 H.
Tourbes : les mardi, jeudi et vendredi de 14H30 à 18 H.

La vigne non confinée s’est bien développée entre pluies et chaleur

Les bonnes pluies de fin avril ont aidé les vignes à démarrer car elles souffraient alors de la forte sécheresse de l’hiver. Mais le printemps humide a facilité les choses et quelques réserves d’eau ont pu se développer. protIMG_20200508_183417 D’ailleurs, durant la période de confinement les promeneurs et sportifs réguliers ont pu apprécier  le fait que la Nature prenne des couleurs et que la vigne en soit le témoin… La croissance de la vigne a été bien rapide.

Il est vrai que les dernières chaleurs n’ont fait que précipiter les choses…

La « sortie » des raisins semble assez bonne, le tout sera d’accompagner la vigne pour qu’elle reste dans un état sain jusqu’aux vendanges.protIMG_20200508_183346Le Mildiou risque en effet de se développer s’il pleut encore…

 Quelques taches de mildiou correspondent, on le sait, aux pluies de la fin du mois d’avril Il faut donc rester vigilant.protIMG_20200508_183938

La vigne n’a donc pas subi le confinement et les travaux des viticulteurs vont se poursuivre au rythme des variations météorologiques pour que se prolonge un développement correct de celle-ci.

Viticulture : se faire livrer à domicile, c’est possible !

Le confinement va durer encore un peu…Et si vous en profitiez pour vous faire plaisir ?
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Les Vignerons « Vignobles et Découvertes » de Thau s’occupent de tout et vous présentent leur catalogue des vins en livraison à domicile :
 
1. Faites votre sélection
2. Envoyez là par mail directement à s.saliva@agglopole.fr
3. Le Vigneron vous contacte pour effectuer sa livraison
4. Le paiement s’effectue à la livraison.
 
Vous souhaitez plus de renseignements sur un vin, contactez directement le vigneron, dont les coordonnées apparaissent sur le catalogue.
 
Vous n’avez plus qu’à faire votre marché. Bonne dégustation !

Malgré le Coronavirus la vigne suit son cycle

A l’heure de la sortie des bourgeons pour certains cépages, et à celle à laquelle il faut encore tailler dans certaines parcelles, le travail se poursuit dans les vignes, en solo ou en binôme mais toujours en respectant les contraintes sanitaires légales et en gardant donc ses distances. ghivIMG_20200328_192258

Les viticulteurs peuvent et doivent continuer à exercer leurs profession malgré le virus Covid 19.  Ils sont tous munis de leurs cartes d’identité et de leurs autorisations même sur le terrain. Pas de problèmes, ils n’ont pas l’occasion de côtoyer grand monde.

De toute façon s’ils ils restaient confinés 24h/24 ils condamneraient d’une part leur capital mais aussi leurs futures récoltes.

Et pour ce printemps, côté vigne, après un hiver sec avec toujours un déficit hydrique, l’on a frôlé la catastrophe la semaine dernière car d’autres communes ont été touchées par le gel matinal…Il faut donc rester vigilant jusqu’aux fameux cavaliers, vers fin avril. L’on devrait être alors à l’abri des gelées et y voir plus clair…ghiIMG_20200328_192725

Un moment assez délicat pour une vigne  qui, si elle a des soucis d’ordre climatique, reste un peu à l’écart de ceux qui nous impactent pour l’instant…

 

Des viticulteurs poussannais inscrits dans la démarche HVE

A Poussan et autour de la commune, les viticulteurs volontaires de la Cave Coopérative de « Cournonsec-Montagnac », les deux structures ayant fusionné en 2019, se sont inscrits dans une démarche « Certification environnementale des exploitations », celle-ci étant préconisée par la cave afin, à terme, de rentre dans une démarche HVE.hveP1330367

Les objectifs du dispositif HVE :

  • Identifier les exploitations engagées dans des démarches particulièrement respectueuses de l’environnement.
  • Fédérer et rendre visible les démarches existantes
  • Répondre aux attentes de la société

Cette démarche est issue du Grenelle de l’Environnement. Elle est opérationnelle depuis février 2012.

La certification environnementale est une démarche volontaire, accessible à toutes les filières, construite autour de quatre thèmes :

  • la biodiversité
  • la stratégie phytosanitaire
  • la gestion de la fertilisation
  • la gestion de la ressource en eau

Elle est conçue selon une logique de certification progressive de l’ensemble de l’exploitation, contrôlée par des organismes tiers indépendants agréés par le ministère chargé de l’agriculture.audit45Capture 

Il existe 3 niveaux de certification HVE :

Le niveau 1 consiste simplement au respect de la réglementation environnementale en vigueur, contrôlé par la réalisation d’un bilan sur la mise en œuvre de l’éco-conditionnalité de la PAC par l’exploitant.

Le niveau 2 porte sur une obligation de moyens relative à 16 exigences minimales listées par arrêté ministériel (2), concernant 4 thématiques : biodiversité, fertilisation, produits phytosanitaires et gestion de l’eau. Sur ces bases, chaque porteur de projet d’une telle certification fait reconnaître son propre référentiel par arrêté ministériel.

Le niveau 3 (option A et B), le plus exigeant, porte sur une obligation de résultat.
L’option A (approche thématique) consiste à respecter les indicateurs correspondant aux quatre thématiques du niveau 2.
Exemples :
• si la culture principale ne dépasse pas 20 % : 6 points. Si elle dépasse 70 %, 0 point.
• plus de 10 espèces cultivées : 10 points. Moins de 3 espèces cultivées : 0 point.
• si l’IFT dépasse la référence régionale : 0 point. S’il est inférieur à 50 % de la référence : 5 points.
• 100 % de la SAU couverte en automne : 3 points.
• plus de 75 % de la SAU irriguée par matériel de précision : 6 points.

La certification n’est accordée que si l’exploitation candidate valide les 4 thématiques, en obtenant une note supérieure ou égale à 10 points pour chacune des thématiques.

L’option B (approche dite globale) consiste à respecter deux indicateurs :
• au moins 10 % de la SAU en infrastructures agro-écologiques ou au moins 50 % de la SAU en prairies permanentes de plus de cinq ans ;
• poids des intrants dans le chiffre d’affaires ne dépassant 30 %.

Pour l’agriculteur intéressé, cette certification induit des contraintes supplémentaires, soit un coût qui doit être surcompensé, logiquement, par une meilleure valorisation du produit auprès du consommateur. La plus-value doit être directe et significative pour l’agriculteur.auditCapture

Or, les associations écologistes elles-mêmes reconnaissent la difficulté de valoriser ces efforts sur le prix payé à la production, car il est évident que les consommateurs rechignent à payer le surcoût, pour un produit intrinsèquement identique.

D’un autre côté, il est à craindre que les éventuels bénéfices de cette démarche profitent surtout aux intermédiaires, aux coopératives, aux organismes certificateurs et aux structures de conseil, telles que les Chambres d’agriculture.

Une certification à développer ?

Lors des États généraux de l’alimentation, l’atelier 11 a fixé un très ambitieux objectif pour 2030 : 1/3 des exploitations en HVE niveau 1, 1/3 en HVE niveau 2 et 1/3 en AB. Certains ont même souhaité en faire un préalable à toute forme de contractualisation ! Dans la même veine, le verdissement des cahiers des charges des SIQO (AOP, Label Rouge…) serait rendu compatible avec la certification HVE (Haute valeur environnementale).

Après 3 jours de formation pour se préparer à l’audit, les viticulteurs vont évaluer leur exploitation, ce qui leur permettra peut-être d’obtenir la certification HVE niveau 1. A suivre…

 

(1) Toutes les informations sont disponibles sur le site du ministère de l’agriculture : http://agriculture.gouv.fr/certification-environnementale-mode-demploi-pour-les-exploitations
(2) https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000024215052

Les agriculteurs peuvent-ils devenir nos alliés contre l’inondation ?

Sète agglopôle lancera prochainement une étude de faisabilité sur la rétention agricole à Poussan.

Inscrite au Contrat de transition écologique et de gestion intégrée du territoire de Thau, cette étude va confirmer ou infirmer l’intérêt de faire appel aux agriculteurs pour limiter le risque inondation sur la commune.

Le projet consiste à financer la construction de murs en pierre sèche en amont de la Lauze pour limiter le ruissellement agricole en cas de crue. Premiers concernés, les agriculteurs propriétaires des parcelles situées sur la zone pourraient bénéficier de financement pour construire eux-mêmes ces murs de rétention.

Ce dispositif innovant bénéficiera de l’expérience d’Epiterre, qui fixe un cadre national juridique notamment pour les services écosystémiques rendus par les agriculteurs. L’étude menée par l’ADASEAH rendra ses résultats en janvier.

Poussan : les vendanges sont terminées pour de nombreux viticulteurs…

Pour la plupart des viticulteurs poussannais coopérateurs de la Coopérative des Terroirs de la Voie Domitienne les vendanges sont déjà finies. En effet elles ont été plus courtes car suivant les parcelles l’on peut noter une baisse allant de 20 à 40% par rapport à une année normale de vendanges.verDSC_0013 (12)

Tout s’est terminé par des cépages comme les Cabernet et les arinarnoas qui ont été rentrés après l’orage. Mais celui-ci est arrivé bien trop tard.

(L’arinarnoa est une obtention du basque Pierre Marcel Durquéty de l’Institut national de la recherche agronomique de Bordeaux. L’origine génétique a été vérifiée et il s’agit d’un croisement entre le Merlot et le Petit Verdot réalisé en 1956. Le cépage est recommandé ou autorisé dans la plupart des départements du Sud et de l’Ouest de la France et particulièrement dans la zone méditerranéenne. En France, il couvre 148 hectares (2004).)

Si le degré s’est situé entre 14° et 16° suivant les cépages, et donc a assuré une certaine qualité, la quantité n’a pas été au rendez-vous pour cette récolte :  » Avec déjà un déficit hydrique pour les sols, il semble que  les les grains soient restés bloqués et n’aient pas grossi suite aux grosses chaleurs et surtout à l’épisode caniculaire de fin juin. « gregP1280471

Pour information, il est à noter que BRL a « borné » les passages sur certaines parcelles à Poussan.

« Dans le futur, au niveau du déficit hydrique chronique, l’irrigation des vignes grâce à cette « eau » pourrait-être une solution. »

Les viticulteurs suivront l’évolution des travaux de près durant les deux ans à venir…

 

La CUMA du Clapas fête la fin des vendanges 2019

Ce samedi 28 septembre à midi, rendez-vous pour tous les viticulteurs de la CUMA du Clapas, chez l’un d’entre eux car pour la récolte 2019, c’est déjà fini, sans trop de « pépins » matériels et météorologiques, en septembre.cumaP1290056

Depuis de nombreuses années, les viticulteurs de la CUMA devenus plus nombreux au fil des ans ainsi que tous  les chauffeurs et leurs épouses, fêtent la fin des vendanges autour d’un bon repas bien convivial. Après les efforts partagés, le réconfort

Pour 2019, apéritif  en plein air et un bon menu pour le repas accompagné bien-sûr par des bons vins des terroirs de la voie Domitienne.

Car si dans une CUMA l’on partage le matériel et les problèmes il est bon de savourer le plaisir de travailler entre amis et de se rencontrer entre passionnés de viticulture. Mais pour cette fois, l’on discute sur d’autres sujets…

D’autant qu’il faut se remonter le moral car cette récolte ne figurera pas au top 10 avec , un degré vraiment correct mais pas de quantité suite à la canicule et à la chaleur précoce de juin. En attendant une réunion bilan à la cave des Coteaux de la Voie Domitienne, si le  millésime 2019 devrait être très bon il faut pour l’instant rester prudent…

Autre souci qui devient récurent… Le manque d’eau chronique. La pluie permettrait à la vigne de récupérer après cet été particulièrement chaud avant de rentrer dans l’hiver.