HVE, TERRA VITIS : deux certifications pour Montagnac Domitienne

domi456CaptureLes Vignerons de Montagnac Domitienne regroupent depuis près de 2 ans les coopérateurs de Montagnac et de Tourbes ainsi que ceux de Cournonsec…
Cette union ne les a pas empêchés de voir Montagnac Domitienne labellisée HVE et Terra Vitis pour une partie de ses exploitations agricoles…
Deux certifications qui prouvent que Montagnac Domitienne et de nombreux coopérateurs sont soucieux du respect de l’environnement et agissent pour que leurs exploitations soient de plus en plus respectueuses de celui-ci.
Car la certification HVE ou Haute Valeur Environnementale (HVE) correspond au niveau le plus élevé de la certification environnementale des exploitations agricoles. Depuis février 2012, date de mise en œuvre de ce dispositif français, le nombre d’exploitations certifiées a connu un développement constant.
Et Terra Vitis, c’est la certification écoresponsable en viticulture durable. Fondée sur les 3 piliers du Développement Durable, elle s’applique de la plantation à la mise en bouteille et intègre une dimension sociale et économique. Les objectifs de la démarche sont clairs : répondre aux attentes du consommateur, respecter l’environnement et le terroir, préserver la santé des consommateurs et des vignerons, être compétitif et économiquement viable. Par conséquent, les adhérents Terra Vitis® observent, raisonnent toutes les interventions et n’interviennent avec des intrants que lorsqu’il n’y a pas d’autre solution. De plus, ils s’engagent à respecter les règles de décision et les engagements définis par Terra Vitis®.plantIMG_20200727_184725
Cela a impliqué un travail différents dans les caves.
domi3333CaptureCar pour obtenir la certification HVE il y a deux voies : une comptable et une technique .
La technique est la plus utilisée : avec ses 3 niveaux
Les différentes démarches à mettre en place

  1. 1er niveau : le respect des exigences environnementales et agricoles. …
  2. 2e niveau : respect d’un référentiel plus complet de mesures. …
  3. 3e niveau : la vérification de l’efficacité des mesures.Pour obtenir cette certification HVE, trois niveaux de démarches ont été identifiés. Ce n’est que lorsque le troisième niveau est atteint que la certification peut être accordée.

    1er niveau : le respect des exigences environnementales et agricoles

    Les exploitations agricoles qui reçoivent des aides de l’Etat, via la PAC notamment (c’est-à-dire la quasi totalité d’entre elles) sont tenues de respecter différentes exigences, notamment en matière environnementale. La première démarche pour les exploitations agricoles qui souhaitent obtenir la certification HEV est donc de respecter ces exigences de base.

    En outre, il s’agit de réaliser une évaluation de la situation de l’exploitation au regard des exigences des niveaux deux et trois.

    2e niveau : respect d’un référentiel plus complet de mesures

    Dans un second temps, l’exploitant agricole devra aller plus loin dans sa démarche, notamment :

    • en veillant à identifier et protéger les zones qui, dans son exploitation, sont les plus importantes pour le maintien de la biodiversité ;
    • en utilisant de manière plus ciblée les produits phytosanitaires ;
    • en stockant les fertilisants et en les utilisant de manière raisonnée ;
    • en optimisant les apports en eau.

    Il s’agit donc de se donner les moyens de mettre en place une agriculture plus raisonnée.

    3e niveau : la vérification de l’efficacité des mesures

    Un organisme certifié vérifie que les moyens mis en place dans ces différentes matières (biodiversité, produits phytosanitaires, fertilisants, eau) ont porté leurs fruits. Il s’agit de mesurer les résultats concrets et de vérifier qu’ils ont atteint les seuils définis.

    Comment lancer la procédure pour être certifié HVE ?

    Il est possible d’introduire sa demande de manière individuelle ou collective :

    • demande individuelle : l’exploitant contacte un organisme certificateur agréé à chaque étape ;
    • demande collective : la structure (coopérative, négociant, collectivité territoriale) recense les agriculteurs intéressés et les accompagne dans la réalisation du premier niveau d’exigence, elle vérifie en interne qu’ils respectent le second niveau avant de prendre contact avec un organisme de certification qui valide ou non le travail mené.

    Les différentes informations et les formulaires peuvent être trouvés sur le site du ministère de l’Agriculture.ghivIMG_20200328_192258

    Qu’elle soit collective ou individuelle, la certification HVE est valable pour trois ans et peut bien entendu être renouvelée.

Les précisions sur : https://agriculture.gouv.fr/la-haute-valeur-environnementale-une-mention-valorisante-pour-les

Pour Terra vitis ce sont des valeurs auxquelles l’on doit se tenir :
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Respecter ses engagements pour le consommateur et pour les générations futures
Protéger la vie de la terre
Conduire la vigne de manière raisonnée
Tous les jours, se remettre en question
Avoir le goût des autres
Etre transparent à tous les étages
Penser que la Terre n’est qu’emprunter et servira aux générations futures
  1. Les détails sur : https://terravitis.com/les-vins-terra-vitis/

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    Lors des dernières vendanges (2020) 100% de la récolte sur des exploitations HVE est passée ce qui permet à MONTAGNAC-DOMITIENNE d’être labellisée. Il y a eu un audit à la cave (Véritas) et la procédure pour la récolte sur 52 exploitations (vinification à part) a été validée. Ces 52 exploitants étaient volontaires pour passer en HVE. Ils avaient été 72 à participer à une formation de 3 jour. 52 ont été retenus car ils rentraient dans le cadre des critères demandés. 

    Si HVE est la priorité, Terra Vitis est une certification différente mais au niveau de la Cave le choix a été que les « Terra Vitis » soient aussi HVE. (Terra Vitis correspond en effet au niveau 2 de HVE)

    6 exploitations Terra Vitis à Montagnac Domitienne dont la récolte est vinifiée elle aussi à part (certification Afnor)…

    Actuellement, sur 176 000hl de vin (2020) 80 000hl ont été certifiés HVE et 12 500 Terra Vitis.

    L’objectif étant de passer en plusieurs années à 95% de la « Cave » en HVE.

    Cette année 15 exploitations de plus devraient passer en Terra Vitis, et pour HVE, ce devrait être 26 de plus.

    Car la prise de conscience des viticulteurs au niveau environnemental ne date pas d’aujourd’hui. Déjà 800 Ha sur les 2800 pratiquent la confusion sexuelle (  ) qui va dans le sens du respect de la biodiversité. Mais il est nécessaire d’aller plus loin et tout est fait pour motiver les exploitants.dominnnDSC00006

     

    A ce sujet Monsieur Frédéric Clerissi  de Montagnac Domitienne est un bon relais de communication. Il précise à ce sujet : « Les indécis  sont motivés par le fait que la HVE est une plus-value qui valorise leurs exploitations et leurs récoltes… Cela se traduit en premier lieu avec des crédits d’impôts au niveau des exploitations en HVE et il en est de même pour l’abandon du glyphosate« .

    Mais ce n’est pas tout, car avec la nouvelle PAC, pour les exploitants qui s’engagent en HVE la subvention pour l’aide à la plantation est de 100% (de l’aide prévue).

    Et enfin, depuis le 1er janvier 2021, les non HVE sont dans l’obligation de payer un conseil stratégique pour leur exploitation. Les HVE non…

    « Nous avons bien compris qu(‘il y a plus de rentabilité en étant certifié HVE et aucun exploitant qui a fait la démarche ne le regrette d’autant que leurs récoltes ne sont pas (ou très peu)  impactées. Et de plus, les négociants pour répondre à la demande achètent eux-aussi des vins qui résultent de ce type de démarche. Castel et Grands Chais de France sont très demandeurs. C’est donc une valorisation pour tous. » Précise Frédéric…

    La cave est fière de voir de nombreux exploitants s’inscrire dans cette voie.

    Elle est même aidée par l’Etat, la Région et le Département… Pour réimplanter des haies autour de certaines vignes d’exploitants coopérateursdomiaathumbnail_IMG_4687

    Et pour compléter tous ses efforts qui vont dans le sens d’un meilleur respect de l’environnement, des Terres et de la Biodiversité des aires de lavage collectives pour le remplissage, le lavage … des pulvérisateurs, dédiées aux viticulteurs, sont ou seront crées dans le secteur (Cournonterral, Montagnac…).

     

    Que du positif…

Qu’est-ce qui a forgé la personnalité de Poussan ?

Poussan avec un territoire communal vaste d’un peu plus de 3000 ha occupe la partie la plus méridionale du Bassin de Montbazin qui forme une sorte de couloir bordé au nord par la montagne de la Moure et au sud par le massif de la Gardiole.

Au milieu du XIX ème siècle il avait été écrit : « Sol béni du ciel et fécondé par les hommes, Poussan se suffit à lui-même. Entre la voie Domitienne et la route de Lyon à Béziers, Poussan côtoie la Méditerranée, entretient d’incessantes relations avec le port de Cette et ses magnifiques vignobles émaillés de champs fertiles et d’olivettes lui valent d’abondantes récoltes. »

De nos jours, les choses ont bien changé mais historiquement, ce sont les voies de communication, l’ouverture sur l’étang, les qualités agronomiques du terroir  et les ressources de la garrigue qui ont forgé la personnalité de la commune.

Le bassin géographique joue en effet le rôle d’un couloir entre Montpellier et l’étang de Thau avec les principaux axes du Languedoc.

Le plus ancien serait la voie Héracléenne tracée selon la légende par Héraclès. En 218 avant J-C, Hannibal choisit de l’utiliser et pour de nombreux chercheurs, et la voie Domitienne reprendrait intégralement la précédente. Elle traverse le territoire communal en biais, du Nord-est au Sud-ouest passant au pied du Puech Gayes qui fut occupé par un oppidum protohistorique. Ce fut une route à caractère « international ». La via Domitia a été construite à partir de 121 avant J.C. Les traces visibles aujourd’hui appartiennent à celle-ci, une voie bien rectiligne qui fut rapidement modifiée pour le commerce.

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D’ailleurs pendant l’époque médiévale les chemins de pèlerinage (camin romieu) et plus tard au XVI ème le chemin de la Poste préféreront un parcours plus méridional, passant par Gigean et Bouzigues. Il sera repris par la RN 113 puis par l’autoroute A9.

Car si avant, l’étang touchait le camin Romieu, cette partie s’est comblée lentement. Mais l’on sait que parmi les Poussannais il y avait alors des pêcheurs qui l’utilisaient . D’autres s’en servaient pour les algues.  De plus, le réseau hydrographique et lui aussi bien développé, avec plusieurs  sources et de nombreux puits dans la commune. Si la Lauze qui traverse Poussan devait être en eau une bonne partie de l’année, le cours d’eau majeur de la commune reste La Vène. A Poussan, au XIX ème siècle, la rivière était assez puissante pour actionner six moulins entre Montbazin et Balaruc, dont celui de Frescaly, encore visible.

A Poussan, elle assurait l’irrigation de 30 ha de terres selon Marc Lugand qui aidé par Alain Degage, Jean-Paul Lacanal et Jean Laforgue a écrit un livre sur l’histoire de Poussan.

Et l’ouverture sur l’étang procure bien des richesses comme les algues, la salicorne (savon) mais surtout le sel, qui était utilisé par les Poussannais.

Certaines enquêtes comme celle de 1744, par l’intendant du Languedoc, le précisent.

Côté agricole, le bassin de Montbazin est né pendant l’ère tertiaire (35 millions d’années). Il a été submergé par la mer miocène (23 millions d’années) puis par la mer pliocène (5 millions d’années) avec une phase de volcanisme et des glaciations à l’ère quaternaire. Avec la remontée du niveau de la mer (18 000 ans) et la formation du cordon littoral (vers 6000 ans), la Vène édifiera un petit delta avec des marécages et des étangs.

Avec successivement des dépôts de coquilles brisées et de marnes, le bassin agricole ainsi formé ne sera pas parfaitement uniforme. Les promontoires serviront aux installations humaines et des zones entières resteront elles aussi boisées.

D’un point de vue agronomique les sols se prêtent à plusieurs cultures et avant que la vigne ne domine, celle des céréales était prépondérante au XIX ème siècle comme au Moyen Age.

Pourtant la vigne était bien présente à Poussan dès l’antiquité, occupait 1/3 des terres en 1630, et n’a culminé qu’au début du XX ème siècle.

Quant aux reliefs, il faut savoir qu’il y a 35 millions d’années, les vagues de la mer touchaient le bas de Moure. Tout a bien changé, les reliefs jurassiques constituant un milieu assez ingrat avec le rocher omniprésent, avec une terre rare, une végétation pauvre et l’eau souvent absente.

En 1870, après plusieurs dons et ventes qui avaient déjà eu lieu, la commune accepte de vendre des terres de garrigue à ceux qui l’on fécondée de leur sueur. La population ouvrière put alors trouver une augmentation de ses revenus  et espérer ainsi accéder à la propriété.

Constructions de murailles et de capitelles se succéderont car les parcelles étaient souvent éloignées de Poussan. Les cultures resteront donc limitées : Celle de la vigne et celle de l’olivier seront dominantes.

Il faut y ajouter l’élevage de troupeaux d’ovins, avec plus de 12 bergeries signalées par le plan cadastral napoléonien et près de 5000 bêtes à Poussan.

L’industrie de la Pierre se développa aussi avec des carrières qui furent nombreuses comme au XIX ème siècle où les ouvriers ont œuvré pour le développement de Sète. S’il en subsiste aujourd’hui, le travail de la pierre pour les meules rotatives et pour la chaux a quant à lui totalement disparu

Faisant souvent débat, causant de multiples désagréments, la garrigue attire et fascine car elle provoque un sentiment de liberté qui est combattu par une volonté tenace de domestiquer la nature.

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Attachés à leurs terres agricoles et aux ressources liées à la garrigue, avec une ouverture sur l’étang et des liens privilégiés avec Sète, utilisant les voies de communication qui leur étaient offertes, aussi, les Poussannais se sont toujours adaptés pour vivre et pour certains survivre dans la commune en utilisant au mieux ce que le territoire communal leur offrait.

 

La « Bistronomic Escapade » , c’est dans quelques jours : inscrivez-vous !

La « Bistronomic Escapade » , c’est dans quelques jours : inscrivez-vous !

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Du vendredi 16 au dimanche 18 octobre, de nombreuses activités se dérouleront chez les vignerons et partenaires labellisés « Vignobles & Découvertes » de la destination Thau en Méditerranée
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Du 16 au 18 octobre, le week-end s’annonce « fascinant »

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VENDANGES 2020 : POUR LE DEPARTEMENT LA TOURNEE DES CAVES SE POURSUIT A COURNONSEC

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 Les vendanges se poursuivent toujours dans le vignoble Héraultais. La récolte s’annonce correcte cette année et Kléber Mesquida, Président du Conseil Départemental,  ou quand il ne peut se déplacer les conseillers départementaux,  vont à la rencontre des dirigeants des caves du Département…
 Les conseillers départementaux des cantons poursuivent ainsi  leur tournée de près de 30 caves-étapes. Ces visites sont l’occasion d’échanges sur le plan d’Hérault Irrigation, la lutte biologique contre les parasites de la vigne, les aides à l’acquisition du foncier portées par le Département…
Ce lundi 14 septembre après-midi ils étaient 4  à Cournonsec à la cave de Montagnac Domitienne car en 2019 il y a eu fusion des 2 caves, celle des Terroirs de la voie Domitienne construite en 2006 et celle Montagnac fondée en 1937.
 Plusieurs viticulteurs poussannais  en sont coopérateurs.
 
Au total 458 VITICULTEURS POUR 20 SALARIES.montIMG_20200914_153351
Cela représente 2674 Ha, 1993 à Montagnac, le reste à Cournonsec avec une production en 2019 de 156004 HL (Montagnac : 115140 Hl et Cournonsec 40864 Hl)..
Voir tableau pour l’encépagement….
Jean-Marc Bouvier, Directeur Général de de la Cave Montagnac Domitienne et Boris Calmette, le Président de la cave ont accueilli 4 conseillers Départementaux, dont Yvon Pellet,  Conseiller Départemental et délégué à la Viticulture,  Christophe Morgo, Conseiller Départemental du Canton de Mèze, Mme Amiel et  Mr Martinier, Conseillers Départementaux du canton de Pignan…
Après une présentation de la cave par ses dirigeants  tous les sujets concernant la viticulture  ont été abordés d’une façon globale : car cette année La filière héraultaise attend une récolte de 5,3 millions d’hectolitres, soit 10 % de plus qu’en 2019, avec des disparités suivant les secteurs : une vendange en baisse à l’est de Montpellier mais en progression dans la vallée de l’Hérault et le Bassin de Thau.

Avec 2,25 millions d’euros pour la viticulture post-Covid le Département a voulu apporter une aide rapide et EFFICACE QUI SE POURSUIT AVEC L’AIDE A LA DISTILLATION.

En effet, cette année, pour surmonter la crise, le Département a voté un budget exceptionnel de plus de 2 millions d’euros, qui s’ajoutent aux 17 millions d’euros déjà consacrés à la viticulture en temps normal.

• 250 000 euros pour financer la main d’œuvre pour les travaux des vendanges en s’engageant à maintenir le RSA pour les non-salariés agricoles qui pourraient y participer.
• Une aide pour distiller les hectolitres invendus : la crise COVID a entraîné une forte baisse des ventes de vin. Résultat : des cuves encore pleines à l’heure de la nouvelle vendange !

Pour les vider, sans pour autant casser les prix en vendant les vins à bas coûts, l’Etat a permis aux caves de distiller des hectolitres de vin.  Pour une meilleure valorisation du prix de ce vin vendu pour la distillation, le Département contribue à hauteur de 2 euros par hectolitre distillé.

Les dirigeants de la cave Montagnac Domitienne  ont salué ces mesures et expliqué (voir vidéo) quelles étaient les spécificités de leur structure.

Au niveau de la vente ce sont les négociants , les revendeurs et les distributeurs qui assurent celle-ci pour 95% de la quantité, le reste étant vendu dans les caveaux de vente qui doivent parvenir à se développer pour assurer la promotion des produits. Projection des volumes pour 2020 : 176200 hl.

Pour répondre à la demande et dans un souci de respect de l’environnement qui s’accompagne d’une pression sociétale, développement des démarches HVE et Terra Vitis, de la production en vin biologique et poursuite de la démarche RSE. Beaucoup d’efforts à faire avec de nombreuses contraintes..

Au niveau stratégique, il s’agit d’être acteur de la commercialisation, de pouvoir installer des jeunes, de poursuivre le développement de l’irrigation, d’adapter les chais et les techniques aux évolutions du marché avec une demande sur le rosé qui nécessite une certaine technicité, de développer les actions en matière de développement durable tout en se posant le problème d’un foncier qui se fige peu à peu.

Une veille foncière pourrait-être souhaitable  pour ne pas voir des parcelles viticoles disparaître peu à peu et utilisées à d’autres fins…

Le Département soutient dans ces domaines la filière viticole conscient qu’il faut valoriser la viticulture dans le Département grâce à une communication de haut niveau et s’occuper des domaines dans lesquels il peut apporter une aide efficace.

Il en est conscient et fera tout pour que la viticulture puisse rester un des maillons forts de l’économie dans l’Hérault…

Des vendanges partagées pour Jeannot et sa « colle » d’amis

    Ce jeudi matin, vendanges manuelles sur une parcelle de Jeannot Gil-Catala, en allant vers Gigean à Ria avec une « colle »+ motivée, une équipe de vendangeurs composée d’amis (es)… Une dizaine de Poussannais à la manœuvre.

Dans une bonne ambiance, à l’ancienne car la superficie du terrain s’y prêtait, Jeannot et ses amis ont coupé cette année encore des grappes de merlot avec toujours un degré très élevé. Une récolte qui partait directement à la cave coopérative : une récolte supérieure à celle de l’an dernier en poids avec déjà  pour le jeudi une récolte de 2 tonnes 600Kgstone_DSC8811

De belles baies et de jolies grappes de merlot, un cépage rouge, aux petites baies noires, apparu à la fin du 18ème siècle.

« De couleur sombre et dense, avec des arômes de fruits rouges et noirs et une superbe palette aromatique, le merlot se transforme au cours de son vieillissement pour laisser place à des notes de pruneaux, de sous-bois, d’épices. »

Du plaisir, de la camaraderie et des gestes qui rappellent le bon vieux temps. Et puis au bout de l’effort le réconfort…

+ Colle : groupe de vendangeurs de 8 coupeurs, 2 hommes transporteurs de comportes, 1 homme presseur de raisin dans la comporte, 1 videur de seaux.

Vendanges à Poussan : du degré pour des raisins qui souffrent maintenant

Pas de pluie pour le moment, car encore tôt par rapport aux autres années et cela n’a pas fait le bonheur des raisins ces derniers jours.

Si depuis une semaine, la météo  permet de poursuivre des vendanges dans des conditions idéales bien que par intermittence suivant la programmation de la cave coopérative des Terroirs de la Voie Domitienne,  la chaleur continue fait monter les degrés mais elle a stoppé rapidement le développement des raisins au niveau du volume. lionCaptureLes pluies de septembre en général font du bien, l’orage du 15 août aussi, mais pour ces vendanges précoces, le 15 août a été sec et il n’est pas question d’attendre septembre avec pour les Merlot des degrés qui se rapprochent des 15°. Les viticulteurs espéraient mieux… Les conséquences du changement climatique se font sentir.

Il faut vendanger et vont donc s’enchaîner les récoltes des différents cépages avec bientôt les carignans.

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Début officiel des vendanges à Poussan.

Pour les viticulteurs poussannais, ce mercredi marque le départ officiel pour les vendanges.verDSC_0013 (12)

Depuis lundi la cave des Terroirs de la Voie Domitienne est ouverte mais à partir des prélèvements, les parcelles de Poussan n’étaient concernées qu’à partir de ce 19 août.

 Avec quelques réserves d’eau en sous-sol, aidée par chaleur, et avec une maturité très précoce pour les raisins, la vigne a suivi une développement correct, les viticulteurs coopérateurs pouvaient se mettre en action…cuisiIMG_20200819_082733

Pour ceux des Terroirs de la Voie Domitienne, à partir d’aujourd’hui, c’est bien lancé avec les Chardonnay puis viendront d’autres cépages en fonction des échantillons analysés (Syrah et Merlot). Les Merlot devraient d’ailleurs être concernés très rapidement. Un bon degré : entre 12° et 13° et une quantité qui à priori si tout va bien, sera elle aussi correcte.

Rentrée officieuse pour les vendanges

av6Cette année 2020, pour les coopérateurs des Terroirs de la Voie Domitienne, les vendanges officielles débuteront dès que des analyses des prélévements, avec certaines organoleptiques,  montreront que la maturité des raisins est correcte. Pourtant depuis ce lundi la cave située sur la commune de Cournonsec est ouverte. Pour les coopérateurs poussannais ce sera ce mercredi 19 août, très tôt donc, avec pour débuter des Chardonnay blancs.av2Presque pas de pluies ces derniers quinze jours mais les vignes à Poussan  avaient quelques réserves hydriques qui lui ont permis de bien se développer. L’on en saura un peu plus dès ce 19 août…av1

« La vigne tient le coup » profitant de quelques réserves d’eau dans le sous-sol

  plantIMG_20200727_184725La vigne continue à se développer d’une façon régulière même si l’été est sec et chaud.

« Elle parvient à se maintenir et à se bonifier dans un état satisfaisant même si les feuilles souffrent des fortes chaleurs. Car elle profite encore, dans le secteur de Poussan, des épisodes pluvieux du printemps qui ont permis d’établir des réserves d’eau et pour l’instant, d’avancer… »

Les viticulteurs en profitent pour prendre quelques jours de repos avant des vendanges qui devraient être à peine en avance (3 à 4 jours) par rapport à une année normale.

Tout dépendra de la météo du mois d’août. C’est elle qui décidera et ses effets seront immédiats : « Quelques pluies mais sans glaçons » seraient souhaitables et optimiseraient une récolte qui si tout va bien devrait être dans la moyenne…

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Mais en ce moment, l’on commence à  traiter la vigne surtout contre le ver de grappe qui est un ravageur de la vigne de l’ordre des lépidoptères. Le papillon mesure de 5 à 8 mm de long et de 10 à 13 mm d’envergure : il est légèrement plus petit que cochylis. Il possède une touffe d’écailles sur la partie dorsale du thorax. Les ailes antérieures sont bleutées avec des taches sombres et les ailes postérieures sont grises. Et il faudra s’occuper de la cicadelle de la flavescence dorée (La cicadelle de la flavescence dorée qui ne cause aucun dégât direct mais elle est vectrice du phytoplasme de la flavescence dorée. Cette maladie cause aux ceps infectés des symptômes graves, décoloration foliaire, non aoûtement des bois, dessèchement des bois entraînant la mort du cep.) ainsi que contre le ver de grappe (papillon, dont la taille varie selon 3 espèces). »plantIMG_20200727_190231

Ce sont en principe les derniers traitements pour cette période sauf pour les plantiers qui en cas de pluie auront droit à un traitement au cuivre.

D’ailleurs, sur certaines parcelles, les grappes qui se développent doivent être saines car les nombreux sangliers qui se promènent en bordure des garrigues commencent déjà à se servir sans retenue…plantIMG_20200727_190144

Question météorologie, que le beau temps continue sans chaleurs excessives et fin août début septembre les vendanges commenceront par les « Chardonnay »…