Une sortie liant le Patrimoine et l’environnement

Mardi 27 juin, les élèves du CE1 de la classe d’Aurélie Cladera, (école Véronique Hébert), sont sortis en garrigue pour observer la flore et les capitelles des collines de La Moure.vh Capture

Cette promenade faisait suite à une précédente sortie au Jardin Antique de Balaruc les Bains, le 20 juin dernier.

Cet espace dédié à la connaissance de la flore méditerranéenne a permis aux enfants de se familiariser avec certaines plantes, arbustes et arbres. Ils devaient en effet se focaliser spécialement sur 9 espèces : le ciste cotonneux et le ciste de Montpellier, l’euphorbe, le romarin, le thym, l’arbousier, l’olivier, le chêne Kermès et la salsepareille. vh 4 Capture

Et ce sont précisément ces 9 espèces que les enfants devaient retrouver en garrigues pour en prélever des échantillons, dans le but de fabriquer un herbier.

Accompagnés de 3 guides de l’association « Pierres et Chemins de la Moure » (Pierre Cazenove, Gérard Frézou, et Philippe Stein), et de parents et grands-parents d’élèves, les enfants ont pu également découvrir l’histoire des capitelles qui ont jalonné tout leur parcours. Ces sortes de cabanes protégeaient le berger qui venait surveiller son troupeau de moutons du soleil, de la chaleur ou de la pluie.vh 2 Capture

Les guides ont expliqué aux enfants comment ils ont reconstruit ces capitelles, grâce au procédé de l’encorbellement. Au fil de leur promenade, les élèves ont observé également un puits, le trou de Bonnefoy (lavogne qui servait autrefois d’abreuvoir pour les moutons).

A midi, tout le monde a pique-niqué à l’ombre des oliviers.vh 3 Capture

Partis de l’école à 11 h, leur sortie s’est achevée vers 15h30. Les enfants se sont régalés, et beaucoup ont décidé de faire découvrir tout ce patrimoine à leur famille.

Les enfants ont depuis élaboré chacun leur propre herbier.

Les vertus des feux de la Saint Jean

Les feux de la Saint Jean :  encore aujourd’hui les traditionnels feux de la Saint-Jean marquent pour certains le vrai début de l’été. A Poussan, ils devraient avoir lieu le samedi 24 juin 2017, au Jardin Public.

Mais autrefois, ils avaient lieu dans la nuit du 23 au 24 juin ou du 24 au 25 juin selon les régions, le 24 juin étant le jour de la Saint-Jean, donc en léger décalage avec le solstice d’été. Maintenus jusqu’à la Première Guerre mondiale, la Seconde leur a donné un coup d’arrêt définitif.

La règle générale était la réalisation d’un grand feu de joie commun qui devait se voir le plus loin possible.

Dans les villages, la veille ou le jour de la Saint-Jean, tous les gens de la commune apportaient le soir venu, à l’endroit désigné, des combustibles divers que l’on empilait en tas, dans l’euphorie générale.

Malgré le regard mitigé de l’Église sur ces feux, ils datent de la nuit des temps. Tantôt elle s’en est servie pour organiser des processions et christianiser cette fête à travers le culte de Jean-le-Baptiste, tantôt elle a  tenté de les interdire comme “entachés de superstitions”.

Dans certains lieux, c’était donc le curé qui allumait le bûcher. Dans d’autres en revanche, c’était celui qui l’avait construit, ou bien le maire, le syndic, la personne la plus âgée du village, une jeune fille. Cette fête était d’abord l’occasion pour la jeunesse du pays, garçons et filles, de se retrouver et de se plaire… Mais tourner autour du bûcher avait un sens quasi magique, variable selon les régions.


D’après Marie-Odile Mergnac, des superstitions et croyances magiques étaient liées à ces feux de joie. Dans la Creuse et le Poitou par exemple, on jetait des pierres dans le brasier pour les récupérer ensuite et les placer dans les champs : plus grosses étaient les pierres, plus grosse serait la récolte

Sauter par-dessus le feu de la Saint-Jean était aussi un rite très fréquent. On disait tantôt que le saut permettrait de se marier dans l’année, tantôt qu’il préservait des furoncles ou des sortilèges, tantôt encore qu’il portait bonheur ou qu’il “donnait force aux os et préservait des rhumatismes”… Les vieillards qui ne pouvaient plus sauter par-dessus le feu se contentaient alors d’enjamber une braise.

Une fois le feu éteint, chacun rentrait chez soi avec un tison. La tradition populaire affirme qu’on pouvait le saisir sans risque car “le feu de Saint-Jean ne brûle pas”. Enfermé dans une armoire, il devait préserver la maison de l’incendie, de la foudre et de certaines maladies. On pouvait aussi en placer un morceau dans son terrain pour protéger ses récoltes de la grêle, parfois aussi des chenilles et des limaçons. On utilisait jusqu’aux cendres de ce feu de joie auxquelles on attribuait des vertus bienfaisantes.

L’origine de ces feux de Saint-Jean reste aussi inconnue que le caractère magique de ses cendres puisque, selon le grand folkloriste français Arnold Van Gennep, il ne peut s’agir ni d’une résurgence celtique, ni d’un culte romain ou germanique christianisé… Le mystère reste entier. A Poussan, tournera-t-on autour du bûcher? Va-t-on le sauter? Il faudra attendre le samedi soir pour en savoir plus.

Un bel exemple : les feux dans le Vaucluse : www.ribelly84.fr/feux_st_jean/manteneire.html

Le cochon, l’animal totémique de Poussan

A Poussan, lors de la cavalcade du carnaval, les spectateurs peuvent toujours observer en tête du défilé, le cochon emblématique de la commune.           

Depuis longtemps, les archéologues comme Marc Lugand, de la CCNBT, pensent qu’un certain Lulius Porcius aurait été le propriétaire, durant l’antiquité Romaine, d’une belle villa et d’un domaine non loin du centre du village actuel. Car, selon les étymologistes, les terminaisons ac,argues et an signifieraient, le domaine de…

Le cochon figurant dans les armes de la commune, l’origine de notre animal totémique serait liée à l’association des mots Poussan (nom du village) et porcèl , le nom occitan du petit cochon. Mais la majorité des animaux totémiques a été créée à partir du XVIe siècle. Un des plus lourds est le poulain de Pézenas, le plus gros est le chameau de Béziers. Tout naturellement, l’énorme cochon rose avec sa forme rebondie est devenu celui de Poussan.

Il possède 8 paires de pattes et défile lors du carnaval du village porté par des costauds qui doivent le faire rouler, le soulever et le présenter à la foule.

Et si la symbolique de l’animal totémique est très manichéenne il est souvent accompagné par un autre animal « totem », le  » chevalet « , commun à de nombreuses communes de la Région mais aussi de France. Nous les retrouverons bientôt, tous les deux, à Poussan, à partir du 26 février.

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Et pour le cochon, ce sera encore son anniversaire, lui qui est né dans un garage de l’avenue de Sète chez Gisou et Gilles aidés par un groupe d’amis du Rugby devenus aujourd’hui “ Les Amis du Cochon “.

Le chevalet se prépare

Plusieurs fois par semaine, depuis début janvier, des élèves des écoles de Poussan ont droit à des cours de danse particuliers par un spécialiste de celle du Chevalet, Michel Bernabeu, qui n’a qu’un désir, transmettre la tradition aux générations futures. Les différentes formations devraient être prêtes pour le prochain Mardi Gras.xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxkl

Avec beaucoup de sérieux et conscients d’être des témoins de cette tradition, les enfants ne ratent pas les entraînements réguliers.

Jumelage : un repas d’union symbole de Paix

Convivialité et fraternité avant tout : L’association italienne de Jumelage Larciano-Poussan, et celle de Poussan ont pris l’habitude de se rencontrer et fêtent particulièrement leurs attaches lors de la Foire de la Sainte Catherine. Elles ont des projets  pour le futur comme une prochaine exposition et ont déjà un long vécu commun avec des moments gais et d’autres douloureux, mais pour ce week-end festif, une délégation italienne avec 8 membres, est reçue à Poussan après avoir accueilli elle-même ses homologues il y a quelques mois pour une fête médiévale exceptionnelle qui est restée dans certaines mémoires.zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzdsc_0011-2 A Poussan, l’association tient à préciser que le voyage et l’association sont toujours ouverts à tous ceux qui désirent participer, avec en plus, la possibilité de suivre des cours d’italien une fois par semaine, durant l’année.

 Les idées d’activités pour faire vivre le jumelage par un maximum de personnes dans chacun des villages ne manquent pas.

Mais cette année, pour la foire de la Sainte Catherine si 8 Italiens forment la délégation de Larciano, leur Maire, Lisa Amidei n’a pu se libérer durant tout le week-end. Comme d’habitude ils pourront découvrir ou redécouvrir la commune avec son Riverain et son centre historique ainsi qu’avec des animations propres au village et bien-sûr ils n’ont pas oublié leurs produits locaux très demandés qu’ils proposent durant la foire avec de nombreuses préparations culinaires à déguster et à acheter.

  Avant de vivre une journée de foire animée, un repas était organisé au foyer des campagnes pour que se développe dans la bonne humeur cette amitié franco-italienne et la fraternité entre des cités pourtant éloignées.zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzdsc_0001-2Plus de 112 convives allaient partager celui-ci. Accompagnés de vins des Terroirs de la Voie Domitienne, allaient être proposés après un petit apéritif, une tarte fine feuilletée aux champignons et échalottes, une chiffonnade de jambon, un émincé de magret de canard sauce poivre avec son accompagnement, une salade pomme/poire avec glace, mais aussi un second dessert italien, un « castagnado » à base de châtaignes..

Une très bonne soirée durant laquelle l’italien allait s’insinuer dans les dialogues. Et d’ailleurs, cela avait débuté durant l’apéritif.zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzdsc_0025-2Mais avant la fête Mme Zanetti, Présidente de l’association du Jumelage, Monsieur Néri (Larciano) et Monsieur le Maire de Poussan tenaient, en présence de Miss Poussan, Mathilde Broutin, à honorer la mémoire de Mr Papallardo, l’ex Maire de Larciano décédé il y a un an et 1/2. Avant que les convives ne chantent réunis, une Marseillaise et un hythme italien de tout leur cœur, un moment plus protocolaire marquait avec insistance le jumelage entre les 2 cités.zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzdsc_0017-2

Nicole Zanetti, présidente de l’association poussannaise, se félicitait que ces rencontres Franco-Italiennes se multiplient, avec pour objectif des actions communes et des échanges à tous les niveaux mais aussi avec des projets innovants.

Elle remerciait particulièrement Josette Rouzier et Dany Bourdeaux pour leur organisation et leur aide, ainsi que la Municipalité de Poussan en précisant que pour le Collège Via Domitia, il s’agissait de la 30ème année d’échanges : En principe, les collégiens concernés iront à Larciano durant l’hiver puis les Italiens viendront chez nous au printemps.zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz2Jacques Adgé précisait que depuis que nos amis participaient à la foire elle avait pris une autre ampleur. Il pense souvent à eux et aux très bonnes relations développées auparavant avec Monsieur Papalardo. S’il est toujours heureux de recevoir des amis, il espère pouvoir cette année se libérer pour se rendre à Larciano.

D’ailleurs, lisant un message de la municipalité de Larciano, Monsieur Néri revenait sur ce besoin de fraternité, qui montre que l’Europe peut aussi se vivre, et que les échanges ainsi que les partages doivent rester nos repères face à des actes violents qui se multiplient : « Et si Larciano porte Poussan dans son cœur c’est pour que le jumelage entre les 2 cités soit un gage d’union et de paix. »

Après un échange de cadeaux la fête pouvait commencer sachant que début mai devrait avoir lieu à Poussan une exposition de maquettes réalisées à Larciano à partir de croquis de Léonard de Vinci dont on commémorera en 2019 les 500 ans de sa mort.

Entre chants, musiques et danses , le repas s’annonçait bien convivial.

Journées du Patrimoine : grand succès pour le château de la Garenne

adsc2Ce samedi 17 septembre, dans le cadre des Journées du Patrimoine à Poussan, grâce aux propriétaires du château de la Garenne, Fabrice Bertrand et Loïc Vannson se faisaient un plaisir de vous raconter l’histoire d’un des plus élégants petits châteaux de l’Hérault, précurseur des célèbres folies montpelliéraines.adsc1Près de cent personnes se sont retrouvés pour cette visite exceptionnelle. Le groupe s’est rapidement dirigé vers le château de la Garenne où il a été  très aimablement reçu par les nouveaux propriétaires, Madame et Monsieur De Sambucy, pour une visite guidée, commentée par Fabrice Bertrand (mémoire vivante du passé de Poussan, de son histoire et de ses vieux monuments).adsc5Tout le groupe a été enchanté de visiter ce havre de paix aux portes de Poussan. La visite du château a permis de découvrir les travaux de rénovation  qui ont été effectués, mais c’est sur le perron donnant sur les jardins que le groupe a pu admirer la beauté dans la simplicité de ce magnifique monument .

gagagagaga1111111111DSC02513Cette présentation a permis aussi de rappeler l’histoire de cette « maison de plaisance » construite à partir de 1672 par la famille de Tournesi, originaire de Montpellier catholique et immensément riche.

Le château de par sa situation à l’extérieur du village, offrait avec sa superbe terrasse une vue imparable sur la plaine avec de jolis jardins et plans d’eau qui faisait penser à un site paradisiaque. Sous la terrasse étaient aménagés une orangerie, les communs, la cuisine ainsi qu’une glacière et la chapelle.

La famille de TOURNESI recevait la bourgeoisie de Montpellier à la belle saison, d’où le choix de privilégier l’aménagement des jardins, le château étant d’une grande sobriété.Après des propriétaires successifs, il est depuis quelques années entre de bonnes mains qui lui redonne un peu de son luxe d’antan.

adsc32La nymphée, grotte artificielle décorée de coquillages, a particulièrement intéressé les visiteurs car peu de châteaux en possèdent et cela représente une curiosité qui le caractérise.screen-shot-09-17-16-at-06-05-pmMais Fabrice Bertrand est allé bien au-delà dans la présentation de ce site qui est un des fleurons du patrimoine architectural de Poussan. Pour ceux qui n’avaient pu se libérer, pas de soucis, d’autres occasions devraient permettre la découverte d’une si belle Folie, une maison de plaisance.

LPO : Journées Européennes du Patrimoine 2016

Comme chaque année, la LPO célébre le troisième weekend du mois de septembre le patrimoine culturel et naturel de nos territoires.
La LPO Hérault proposera ainsi pour ces Journées Européennes du Patrimoine les 17 et 18 septembre :
  • Plongée sous-lagunaire de découverte des herbiers de Thau le 17/09 matin à Marseillan
  • Balade de découverte d’un pigeonnier le 17/09 après-midi au Pouget
  • Balade de découverte des loutres et des norias sur le fleuve Hérault le 18/09 matin à Cazilhac
  • Balade ludique de découverte du littoral de Thau le 18/09 après-midi à Bouzigues