Des vendanges partagées pour Jeannot et sa « colle » d’amis

    Ce jeudi matin, vendanges manuelles sur une parcelle de Jeannot Gil-Catala, en allant vers Gigean à Ria avec une « colle » motivée, une équipe de vendangeurs composée d’amis (es)… Odette, Ginette, Pierre, Gilbert, et bien d’autres….. Une douzaine de Poussannais à la manœuvre.

Dans une bonne ambiance, à l’ancienne car la superficie du terrain s’y prêtait, Jeannot et ses amis ont coupé des grappes de merlot (15°8). Une récolte qui partait directement à la cave coopérative : une récolte supérieure à celle de l’an dernier en poids, la parcelle ayant été abritée naturellement lors de l’épisode caniculaire.catalaIMG_6019-1

A noter tout de même que les baies et les grappes étaient plus petites que les années précédentes, chaleur et manque d’eau obligent. Le merlot est un cépage rouge, aux petites baies noires, apparu à la fin du 18ème siècle.

« De couleur sombre et dense, avec des arômes de fruits rouges et noirs et une superbe palette aromatique, le merlot se transforme au cours de son vieillissement pour laisser place à des notes de pruneaux, de sous-bois, d’épices. »

Du plaisir, de la camaraderie et des gestes qui rappellent le bon vieux temps. Et puis au bout après l’effort le réconfort lui aussi partagé autour d’un bon repas

+ Colle : groupe de vendangeurs de 8 coupeurs, 2 hommes transporteurs de comportes, 1 homme presseur de raisin dans la comporte, 1 videur de seaux.

Les vendanges se partagent

 Ce mercredi, à la cave coopérative des Coteaux de la Voie Domitienne, c’était l’ouverture générale pour la récolte de tous les cépages. Mais pour Bernard, Marc et Michel qui se partagent une machine à vendanger tout en travaillant ensemble, il y a quelques jours que tout a commencé.

D’autant que l’un d’entre eux est coopérateur à Villeveyrac tandis que les 2 autres viticulteurs rentrent leur récolte sur le site de Cournonsec : « Nous devons jongler entre les cépages et les caves pour faire au mieux. Mais avec les prélèvements le degré est toujours le meilleur. Côté quantité, en moyenne, c’est satisfaisant. »

« Ce matin nous avons commencé par du Carignan et du Grenache (13°) puis nous poursuivons sur cette parcelle du Cous par du Merlot (14)°. Le temps est même de la partie, que ça continue. » Précisaient-ils.

Tout va donc pour le mieux, d’autant que ce mercredi, ils avaient l’occasion de partager leur plaisir avec leurs petits enfants qui prenaient des leçons de conduite. Car dans la viticulture il y a de la passion. Et il n’y a pas d’âges pour découvrir que travailler la terre offre à l’esprit des satisfactions aussi appréciables que les récoltes, au niveau matériel.

Et ça devrait durer 10 jours pour nos trois viticulteurs et jusqu’au 7 octobre pour certains coopérateurs.

Du degré mais pas de quantité

Depuis  lundi, c’est du sérieux pour les  viticulteurs coopérateurs des Terroirs de la voie Domitienne même si  officieusement les vendanges avaient  débuté un peu plus tôt avec la récolte des Chardonnay. Depuis le 3, la cave coopérative du site de Cournonsec a ouvert tous ses quais pour recevoir la récolte de ses adhérents.

Les viticulteurs ont donc commencé par les cépages blancs comme le Chardonnay, puis, sur  le secteur de  Poussan, Cournonsec, Fabrègues, ce sont quatre machines à vendanger qui se sont mises à tourner à plein régime dans les vignes.

Pour rentabiliser leur travail, Frédéric, Régis, Jean-Marc, Laurent, Lionel, Guilhem et d’autres viticulteurs, se sont regroupés depuis longtemps en CUMA (Communauté d’utilisation de machinisme agricole). Pour les vendanges, Ils s’entraident donc, certains pilotant les machines, d’autres conduisant les tracteurs tirant les bennes, en assurant le trajet vers la cave. Tout  ça est bien rôdé depuis plusieurs années.

« Nous  avons commencé  par les Merlot et les Syrah, puis nous continuerons par les  grenaches et les Carignan. Et de temps en temps, suivant les besoins, nous récolterons du Vermentino, ce cépage italien aux arômes puissants, et des Sauvignon blancs ou noirs, originaires de la région de Bordeaux. »

Pourtant la récolte ne sera pas  bonne quantitativement.

« Après plusieurs années de bonnes récoltes, c’est bien différent. L’hiver a été particulier, il s’en est suivi une  mauvaise  sortie, puis il n’a pas assez plu. Nous  nous attendions à cette baisse de rendement. Heureusement, le degré est très élevé, avec même du 15°, ce lundi. »

Les  machines, capables de récolter 50 à 60 tonnes de raisins par jour, en couvrant 5 ha en moyenne, feront plus de distance pour la même quantité. Les tractoristes le ressentent déjà.

Durant quinze jours, ces derniers auront ains l’occasion de partager leur passion, synonyme aussi de travail et d’efforts.