Viti Foliz, J-15 !!!

À partir du 7 juillet, avec celui des Estivales de Thau, c’est également le retour d’une opération qui a pour objectif de soutenir les viticulteurs, à travers la promotion des caveaux particuliers et des caves coopératives du territoire.
Le principe est toujours le même, il faut télécharger sur son smartphone l’application Keetiz pour se faire rembourser 30% de ses achats (dans la limite de 60€ de récompense par jour et par caveau). Sont concernées les ventes directes chez les vignerons participants (il est également possible de cagnotter par CB pendant les Estivales de Thau, tous les jeudis de l’été, directement auprès des stands de vente de vin).aaavitiCapture d’écran 2022-06-23 101820

Sur notre territoire, la vigne est saine et espère le rester

 lionelIMG_20220505_115310Depuis l’arrivée du printemps , avec l’humidité et la chaleur conjuguées, la vigne en ce début du mois de mai est déjà bien développée. Elle en est au stade « Grappes séparées à boutons floraux agglomérés ». Elle devrait vivre sa floraison d’ici une quinzaine de jours pour les cépages les plus précoces, comme le Chardonnay et l’Alicante.

En outre, pour l’instant, les réserves hydriques des sols ont été réalimentées par les pluies d’hiver et de début de printemps. Cela devrait permettre une évolution satisfaisante pour alimenter la vigne en eau, jusqu’aux vendanges.lionelIMG_20220505_112947

D’autre-part, la « sortie » semble satisfaisante surtout pour les vignes qui ont subi le gel en 2021, pour les autres elle est correcte.

Pour les viticulteurs, c’est donc le temps des labours et chacun d’entre-eux cultive ses vignes au mieux en débourgeonnant (enlever les gourmands qui puisent inutilement dans les réserves de la souche), tout en surveillant les éventuelles apparitions de maladies, comme l’oïdium et le mildiou. (https://www.agro.basf.fr/fr/cultures/vigne/maladies_de_la_vigne/)lionelIMG_20220505_112941

Pour l’instant la « vigne » est saine et tous les viticulteurs espèrent qu’elle le restera le plus longtemps possible…

Vigilance avec la météo, la vigne ne demande qu’à bien se développer

A Poussan, les principaux viticulteurs ont tous fini, début avril, la taille de la vigne, et, pour l’heure l’on pense plutôt aux plantations, aux désherbages et aux labours si la météorologie de la période le permet…  aaaababoIMG_20220407_115255 

En effet, dans le secteur comme beaucoup d’autres dans l’Hérault l’on a frisé la catastrophe avec la dernière vague de froid venue de Scandinavie. Cela s’est joué à 0,5° près durant le week-end et les viticulteurs espèrent qu’il n’y en aura pas d’autres car il faut savoir que tout est possible jusqu’à début mai.

Il faut noter que le cycle de la vigne en 2022  est en retard par rapport à 2021 de 15 jours, mais en temporalité cela correspond à la moyenne des 10 ou 20 dernières années. Pas de soucis à ce niveau.aaaababoIMG_20220407_115210

Par contre au niveau hydrique les pluies de mars sont arrivées au bon moment et ont permis de réalimenter les sols en eau. Avec les quelques chaleurs qui ont suivi cela a permis à la vigne de bien démarrer et de lancer son développement. A noter que comme d’habitude, ce sont les « Chardonnay » qui sont les plus avancés.aaaababoIMG_20220407_120650

Il faut savoir que les travaux de BRL sur Poussan, sont terminés et les viticulteurs qui ont pris un abonnement pourront si nécessaire arroser leurs vignes, par un système d’irrigation. (Une sécurité si la sécheresse venait à s’installer sur le secteur.)

Prochaine étape, les traitements raisonnés, là aussi, si nécessaire. Il faut espérer que rien ne viendra troubler ce long processus qui permet à la vigne  de donner le meilleur d’elle-même car celle-ci est toujours aussi généreuse…

Qu’est-ce qui a forgé la personnalité de Poussan ?

Poussan avec un territoire communal vaste d’un peu plus de 3000 ha occupe la partie la plus méridionale du Bassin de Montbazin qui forme une sorte de couloir bordé au nord par la montagne de la Moure et au sud par le massif de la Gardiole.

Au milieu du XIX ème siècle il avait été écrit : « Sol béni du ciel et fécondé par les hommes, Poussan se suffit à lui-même. Entre la voie Domitienne et la route de Lyon à Béziers, Poussan côtoie la Méditerranée, entretient d’incessantes relations avec le port de Cette et ses magnifiques vignobles émaillés de champs fertiles et d’olivettes lui valent d’abondantes récoltes. »

De nos jours, les choses ont bien changé mais historiquement, ce sont les voies de communication, l’ouverture sur l’étang, les qualités agronomiques du terroir  et les ressources de la garrigue qui ont forgé la personnalité de la commune.

Le bassin géographique joue en effet le rôle d’un couloir entre Montpellier et l’étang de Thau avec les principaux axes du Languedoc.

Le plus ancien serait la voie Héracléenne tracée selon la légende par Héraclès. En 218 avant J-C, Hannibal choisit de l’utiliser et pour de nombreux chercheurs, et la voie Domitienne reprendrait intégralement la précédente. Elle traverse le territoire communal en biais, du Nord-est au Sud-ouest passant au pied du Puech Gayes qui fut occupé par un oppidum protohistorique. Ce fut une route à caractère « international ». La via Domitia a été construite à partir de 121 avant J.C. Les traces visibles aujourd’hui appartiennent à celle-ci, une voie bien rectiligne qui fut rapidement modifiée pour le commerce.

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D’ailleurs pendant l’époque médiévale les chemins de pèlerinage (camin romieu) et plus tard au XVI ème le chemin de la Poste préféreront un parcours plus méridional, passant par Gigean et Bouzigues. Il sera repris par la RN 113 puis par l’autoroute A9.

Car si avant, l’étang touchait le camin Romieu, cette partie s’est comblée lentement. Mais l’on sait que parmi les Poussannais il y avait alors des pêcheurs qui l’utilisaient . D’autres s’en servaient pour les algues.  De plus, le réseau hydrographique et lui aussi bien développé, avec plusieurs  sources et de nombreux puits dans la commune. Si la Lauze qui traverse Poussan devait être en eau une bonne partie de l’année, le cours d’eau majeur de la commune reste La Vène. A Poussan, au XIX ème siècle, la rivière était assez puissante pour actionner six moulins entre Montbazin et Balaruc, dont celui de Frescaly, encore visible.

A Poussan, elle assurait l’irrigation de 30 ha de terres selon Marc Lugand qui aidé par Alain Degage, Jean-Paul Lacanal et Jean Laforgue a écrit un livre sur l’histoire de Poussan.

Et l’ouverture sur l’étang procure bien des richesses comme les algues, la salicorne (savon) mais surtout le sel, qui était utilisé par les Poussannais.

Certaines enquêtes comme celle de 1744, par l’intendant du Languedoc, le précisent.

Côté agricole, le bassin de Montbazin est né pendant l’ère tertiaire (35 millions d’années). Il a été submergé par la mer miocène (23 millions d’années) puis par la mer pliocène (5 millions d’années) avec une phase de volcanisme et des glaciations à l’ère quaternaire. Avec la remontée du niveau de la mer (18 000 ans) et la formation du cordon littoral (vers 6000 ans), la Vène édifiera un petit delta avec des marécages et des étangs.

Avec successivement des dépôts de coquilles brisées et de marnes, le bassin agricole ainsi formé ne sera pas parfaitement uniforme. Les promontoires serviront aux installations humaines et des zones entières resteront elles aussi boisées.

D’un point de vue agronomique les sols se prêtent à plusieurs cultures et avant que la vigne ne domine, celle des céréales était prépondérante au XIX ème siècle comme au Moyen Age.

Pourtant la vigne était bien présente à Poussan dès l’antiquité, occupait 1/3 des terres en 1630, et n’a culminé qu’au début du XX ème siècle.

Quant aux reliefs, il faut savoir qu’il y a 35 millions d’années, les vagues de la mer touchaient le bas de Moure. Tout a bien changé, les reliefs jurassiques constituant un milieu assez ingrat avec le rocher omniprésent, avec une terre rare, une végétation pauvre et l’eau souvent absente.

En 1870, après plusieurs dons et ventes qui avaient déjà eu lieu, la commune accepte de vendre des terres de garrigue à ceux qui l’on fécondée de leur sueur. La population ouvrière put alors trouver une augmentation de ses revenus  et espérer ainsi accéder à la propriété.

Constructions de murailles et de capitelles se succéderont car les parcelles étaient souvent éloignées de Poussan. Les cultures resteront donc limitées : Celle de la vigne et celle de l’olivier seront dominantes.

Il faut y ajouter l’élevage de troupeaux d’ovins, avec plus de 12 bergeries signalées par le plan cadastral napoléonien et près de 5000 bêtes à Poussan.

L’industrie de la Pierre se développa aussi avec des carrières qui furent nombreuses comme au XIX ème siècle où les ouvriers ont œuvré pour le développement de Sète. S’il en subsiste aujourd’hui, le travail de la pierre pour les meules rotatives et pour la chaux a quant à lui totalement disparu

Faisant souvent débat, causant de multiples désagréments, la garrigue attire et fascine car elle provoque un sentiment de liberté qui est combattu par une volonté tenace de domestiquer la nature.

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Attachés à leurs terres agricoles et aux ressources liées à la garrigue, avec une ouverture sur l’étang et des liens privilégiés avec Sète, utilisant les voies de communication qui leur étaient offertes, aussi, les Poussannais se sont toujours adaptés pour vivre et pour certains survivre dans la commune en utilisant au mieux ce que le territoire communal leur offrait.

 

Calamité agricole d’avril 2021 : les agriculteurs concernés peuvent effectuer une demande d’indemnisation

Calamité agricole d’avril 2021 : les agriculteurs concernés
peuvent effectuer une demande d’indemnisation

Taris, Feuilles, Toiles D'Araignée, Gel 

Un arrêté du 8 décembre 2021 porte désormais reconnaissance du caractère de calamité agricole aux dommages subis par les agriculteurs de l’Hérault en avril dernier. Il concerne 13 communes du territoire de Sète agglopôle méditerranée, à l’exception de Sète.

 

Les agriculteurs concernés peuvent effectuer une demande d’indemnisation jusqu’au 31 janvier 2022, via la téléprocédure TéléCalam. La démarche Internet se fait en deux étapes :

-             Création d’un compte utilisateur :

https://moncompte.agriculture.gouv.fr/individus/inscription.xhtml

-             Puis saisie du dossier : https://ecoagri.agriculture.gouv.fr/calamnat-usager/

Le dossier peut également être téléchargé et imprimé : https://www.herault.gouv.fr/Politiques-publiques/Agriculture-foret-et-developpement-durable/Agriculture/Calamites-Agricoles/Gel-du-4-au-8-avril-2021-procedure-calamites-agricoles-toutes-cultures

Sète agglopôle méditerranée a décidé de soutenir les professionnels touchés par l’épisode de gel survenu en avril dernier

Pleinement engagée auprès des agriculteurs de son territoire, Sète agglopôle méditerranée a décidé de soutenir les professionnels touchés par l’épisode de gel survenu en avril dernier, aux côtés du Département de l’Hérault et de la Chambre d’Agriculture de l’Hérault. L’aide accordée s’élève à 100 000 €.Peut être une image de plein air
Caves particulières et caves coopératives ont jusqu’au 14 Janvier 2022 pour remplir leur demande d’aide liée aux surcoûts de vinification sur https://www.demarches-simplifiees.fr/comm…/gel-viticulture
En cas de questions, il faut contacter la gestionnaire du fonds de solidarité par mail : maeva.durepaire@herault.chambagri.fr
ou par téléphone au 06 12 82 32 38 ou 04 67 20 88 17.

Viti Foliz !!

Le principe est le même que pour Thau Foliz, il faut télécharger sur son smartphone l’application Keetiz pour se faire rembourser 30% de ses achats (jusqu’à 60€ de récompense par jour et par caveau).
Sont concernées, les ventes en ligne sur www.placedumarche.agglopole.fr mais également les ventes directes aux caveaux (voir liste des participants sur www.agglopole.fr).

Viti Foliz : soutenons nos viticulteurs !

Les fêtes de fin d’année approchent, ce sera bientôt le moment idéal pour vous faire plaisir et en faire profiter vos proches. aaaauteurssssssssssCapture

Après le lancement le 15 novembre dernier, d’une première opération commerciale (exclusivement en ligne sur la Place du Marché de l’agglopôle), baptisée « Thau Foliz » et destinée à soutenir les commerces de proximité, un nouvel événement démarre le mercredi 8 décembre, Viti Foliz.

Il a pour objectif de soutenir les viticulteurs durement touchés lors de l’épisode de gel d’avril dernier, à travers la promotion des caveaux particuliers et des caves coopératives du territoire (une enveloppe de 50 000€ y est consacrée). Le principe est le même, il faut télécharger sur son smartphone l’application Keetiz pour en profiter et se faire rembourser 30% de ses achats (dans la limite de 60€ de récompense par jour et par caveau).

Sont concernées, les ventes en ligne sur www.placedumarche.agglopole.fr mais également les ventes directes aux caveaux.

Téléchargez la liste des participants  + d’infos sur le site de Keetiz => https://www.keetiz.fr/vitifoliz

Entre morosité et découragement les viticulteurs se projettent déjà sur 2022

A part pour quelques domaines avec des cépages tardifs, les vendanges dans l’Hérault sont terminées depuis quelques jours et elles ne laisseront pas de bons souvenirs dans le Département et même en Languedoc…plantIMG_20200727_184725

On le savait mais avec une météo plus conciliante durant les vendanges cela aurait pu être mieux, en terme de degré. Et le gel de début avril ayant fait d’énormes dégâts, les rendements à l’hectare sont historiquement bas. De 10 à 50 Hl à l’hectare alors que l’on tourne à 80/100 Hl en général .

Il faudra donc que les caves coopératives parviennent à valoriser les produits issus de la récolte pour essayer de sauver une saison bien impactée et permettre aux viticulteurs de vivre dignement.

En attendant les exploitants agricoles sont découragés par la multiplication, en quelques années des phénomènes climatiques qui ne les épargnent pas.

Pour faire face à ces aléas, l’Etat, les collectivités locales et certaines structures institutionnelles ont pris des mesures de dégrèvements fonciers et d’autres décisions d’accompagnement social car il est nécessaire de maintenir le potentiel viticole dans la région.lion2Capture

D’autre-part, un long travail est engagé au niveau des assurances climatiques qui permettraient d’assurer la pérennité des exploitations agricoles.

Y-aurait-il d’autres solutions ? Il semble que non, si ce n’est d’évoluer et de s’adapter soit avec des cépages plus résistants, soit en changeant de culture.

Certains y songent d’autant que réseau BRL d’adduction d’eau se développe et ils pourraient en profiter. (Entre Poussan et Montbazin, l’on en est déjà à la réhabilitation des parcelles impactées par les travaux) ceux-ci devant se terminer en décembre 2021 pour une utilisation par les agriculteurs, possible à partir du printemps 2022.

Dans cette ambiance morose, les exploitants agricoles restent unis et partagent leurs efforts en puisant dans leurs ressources…

Les traditionnels repas de fin de vendanges furent des occasions de dépasser des bilans négatifs pour se projeter déjà sur une prochaine campagne, celle de 2022, pleine d’espoir à tous les niveaux