Jusqu’au XIVème, le 1er objectif pour Poussan : se défendre

Après l’occupation des sites gallo-romains par les Barbares jusqu’en 725 environ, les Arabes occuperont pendant 40 ans le territoire de Poussan. Le monde méditerranéen de l’Antiquité s’éteindra alors, pour celui  du nouveau monde du nord, celui des Francs. Les comtes vont donner un nouveau dynamisme qui conduira à la création du castrum.

La voie Domitienne sera alors délaissée au profit d’un tracé plus méridional le long de l’étang de Thau, avec à Poussan, deux lieux de culte qui se développeront : Saint-Vincent et Saint-Cléophas. Poussan est toujours une limite, mais entre deux évêchés, celui d’Agde et de Maguelone.

De St-Cléophas-des-Moulières il ne reste aucune trace. Exploitation agricole devenue hôpital pour permettre aux pèlerins de se reposer, il fut détruit durant la guerre de Cent ans, certainement. En revanche, Saint-Vincent-de-Jonquières, en bordure de la nouvelle voie, était un prieuré dépendant des Bénédictins de la Chaise-Dieu et un noyau d’habitat se serait constitué autour de l’église dont il reste certaines ruines, aujourd’hui. D’autres lieux de culte comme celui de Saint-Sulpice-de-Thoron, ou celui de l’Ermitage en allant vers le Puech Gayès montrent avec d’autres sites comme celui du Cous où une nécropole a été mise à jour, que des points de peuplement, bien que très dispersés, étaient nombreux sur la commune.

                Tous disparaîtront à plus ou moins long terme car certainement à partir de l’ancienne villa Porcianus ou plus précisément sur son territoire vont apparaître l’église Saint-Pierre et le château. L’église sera mentionnée en 960 certainement construite sur un lieu de culte du IXe siècle. En 990, elle est associée à un château construit à la place d’une tour qui l’aurait précédé.

Le village ou castrum ne sera clairement cité qu’en 1105 se développant d’abord sur les flancs sud et ouest du plateau où dominent église et château. Le premier plan cadastral  de Poussan, datant de 1823, fut dressé sur ordre de Napoléon 1er. L’on y distingue l’ensemble des parcelles formant le vieux village avec au centre, mais déporté vers l’orient, le château Montlaur et tout autour un ensemble de bâtiments officiels.

La place centrale, espace public, était à la fois agora et acropole, le reste du village étant réservé à l’habitat. La structuration du paysage bâti avec des plans basés sur la forme circulaire ne doit pourtant rien à l’évolution récente. Ce serait, d’après Krzysztof Palowski, architecte et urbaniste, un héritage qui remonterait à l’an mille.
Poussan qui fait partie de cette catégorie de villes ou villages avec une organisation spatiale basée sur la circularité est à ce titre-là une circulade. Car l’agglomération est née au pied d’un château et d’un prieuré bénédictin gardant une forme spécifique avec une partie haute et une basse contournées par une double enceinte de forme circulaire, abritant du bâti non structuré.

Tout en s’adaptant aux éléments préexistants, et à la configuration du terrain, la tendance vers la circularité s’est faite par rapport aux remparts construits selon les historiens vers 1350 par le seigneur de Lévis Mirepoix.

Si les anciennes fortifications endommagées en 1748 par une grave inondation sont bien conservées dans la partie haute, elles sont encore lisibles dans la partie basse avec des portes d’entrée sauvegardées.

Pour Palowski : « L’homogénéité de l’ensemble est assurée par le bâti qui épouse la forme circulaire des enceintes fortifiées, les limites de la première enceinte étant bien déterminées par la place du Marché et de la République. En gardant ce caractère authentique, Poussan nous montre que les impératifs de défense ont certainement joué un rôle primordial dans son développement. »

Techniquement les constructeurs devaient connaître l’arpentage, pourtant, il fallait aussi que la population veuille bien se regrouper et organiser un système de défense planifié, d’abord autour du château puis en s’en éloignant.

Se succèderont à la tête des seigneuries de puissantes familles languedociennes comme  les Castres, les Montlaur, les Lévis de Mirepoix, les de Ricard, de Crussol ou encore Barrière et Tournezy. Celles-ci lègueront des demeures d’exception. Du Xe siècle jusqu’au premier tiers du XIVe siècle, il n’existait qu’une seule seigneurie dont le siège se trouvait au château de Montlaur.

En 1300 il y avait trois co-seigneurs de Poussan, issus des familles de Ricard, de Crussol et de Lévis. Poussan était alors à l’aube d’une expansion prodigieuse.

Poussan des origines : du néolithique aux Romains.

Il est bon de se souvenir que l’occupation actuelle du site est le résultat d’une très longue évolution qui débutait à l’époque du néolithique. Si bien plus tard, l’agglomération de Poussan se développera autour du château Montlaur, l’on a retrouvé des traces de l’époque du Néolithique avec une fréquentation humaine dans la périphérie de la commune. L’époque Paléolithique n’a pas de représentation à Poussan qui vivait alors sous le régime de la dernière glaciation (entre 80 000 et 35 000 ans) .

Le site le plus proche occupé par l’homme de Néandertal serait celui de la grotte d’Antonègre, à Montbazin. Entre 3 200 et 2 500 ans av J-C l’homme, qui est devenu agriculteur, se serait installé sur le territoire communal. Il y a certainement vécu auparavant, mais aucune trace ne permet de l’affirmer.

Il y fabriquait des haches, il réalisait des poteries, et commença à travailler le cuivre au Chalcolithique jusqu’en 1 800 av. J-C.

D’après Raymond Monjardin et Marc Lugand, tous les deux archéologues, une dizaine de sites présentent alors des signes d’habitat avec des tessons de céramique comme à l’Estaque, aux Ors ou à Roumège, avec deux haches trouvées autour du Puech Bruneaud et du Mas Blanc et même avec un mobilier céramique qui concerne La garenne, les Oulettes ou Glauga.

L’implantation des habitats alors constitués de cabanes réalisées avec des matériaux périssables est de préférence choisie sur des hauteurs en forme de terrasses, à l’abri du vent du nord. Certains d’entre eux ont en outre vue sur l’étang de Thau.

Cette ouverture sur la Méditerranée aura une influence déterminante aux périodes suivantes : celles de l’Age du Bronze et de l’Age du Fer.

Bien plus tard, en 121 av J-C, les Romains victorieux à Marseille des Valques, créent une capitale, Narbonne et une voie de communication, la voie Domitienne.
Traversée par cette Via Domitia, le secteur poussannais est mis en valeur, et le cadastre se formalise, dans un but fiscal. On en retrouve encore des traces sur la commune. Et comme les terres doivent être exploitées, celles de Poussan dépendront du territoire de Nîmes.

De cette période, l’on a retrouvé un Cippe funéraire  (monument funéraire sous la forme d’un pilier bas qui signalait l’emplacement d’une tombe ), celui de de Lulius Chrysio, dans la basse-cour du Château au XVIIème siècle. D’après Gilles Sauron, Chrysio était un citoyen romain, un notable, propriétaire à Poussan, d’une villa et d’un domaine. Sa villa devait être source de profit mais aussi lieu d’une résidence luxueuse avec des bains.

Il semblerait qu’un autre notable, Porcius, ait possédé un domaine semblable qui serait à l’origine du nom de Poussan.

Depuis 1960, plusieurs sites ont été découverts comme celui des Clachs, une exploitation agricole d’une superficie de 1 ha 1/2, avec un bâtiment composé de plusieurs pièces à vocation agricole et résidentielle. son occupation prendra fin vers le VIème siècle.

A 400 m de là, à « Roumège », un établissement Gallo-Romain fut aussi découvert : habitat luxueux, thermes avec tubulure de chauffage et cellier viticole pour ce domaine de trente hectares entre la colline et l’étang.
D’autres sites comme celui du « Cateau », ou celui de la Fontaine de « Glauga » ont été étudiés, mais l’ activité du premier cessera vers le IIIème siècle, tandis que la source de Glauga fut divinisée et  le lieu occupé jusqu’à la fin de l’Antiquité..
Enfin, au Mas Blanc, sur le site de Tarroussel aussi et au Puech Gayès, l’occupation connaîtra un développement jusqu’au VIème siècle.

De l’étang de Thau à Montbazin, la plaine n’est alors pas déserte même si le Puech Gayès n’est pas devenu une agglomération. La voie Domitienne y joue le rôle de frontière, mais la Pax Romana (jusqu’en 180 à l’annonce de la mort de l’empereur Marc-Aurèle) aurait fait perdre au Puech sa valeur stratégique. Poussan avait des campagnes exploitées avec des fermes et des villas. Il faudra attendre le Moyen Age pour voir le phénomène urbain se manifester

Les Journées Européennes du Patrimoine sont annulées (Météo)

En raison des mauvaises conditions météorologiques  annoncées ce week-end, la Mairie de Poussan vous informe que les Journées Européennes du Patrimoine sont annulées. Elles seront reportées à une date ultérieure qu’elle vous communiquera rapidement. Elle  vous remercie pour votre compréhension et vous souhaite un bon week-end.

Journées Européennes du Patrimoine à POUSSAN

Journées Européennes du Patrimoine à POUSSAN

 

Le service culturel de la ville de Poussan vous invite à participer aux Journées Européennes du Patrimoine le dimanche 20 septembre.
Au programme :
- 11h Visite guidée du centre historique avec Céline Dupin (gratuit)
Départ devant les Halles
- 14h30 Atelier dessins et aquarelles « Les secrets de Poussan » avec Aurélie Malbec, artiste peintre (gratuit) – limité à 10 personnes – uniquement sur inscription : 06 81 31 48 24 / spectacle@ville-poussan.fr jusqu’au 18 septembre à 12h.
- 18h Visite guidée du centre historique avec Céline Dupin (gratuit)
Départ devant les Halles
Compte tenu de la situation sanitaire toutes les mesures ont été prises pour que cette journée puisse avoir lieu :
- Pour les visites distances physiques de sécurité, port du masque obligatoire
- Pour l’atelier distances physique de sécurité, port du masque obligatoire, gel hydroalcoolique

Fly journée patrimoine 20

Journées du Patrimoine : découvrez le programme !

Un temps incertaine pour cause de coronavirus, la 37ème édition des journées européennes du patrimoine se tiendra bien le week-end des 19 et 20 septembre prochains, partout en France et bien évidemment sur le territoire de Sète agglopôle Méditerranée.patriCapture

Pour l’occasion, et pour la première fois cette année, nous vous proposons un programme unique pour l’ensemble des 14 communes de notre territoire. Visites libres ou thématiques, conférences, expositions, ateliers pour petits et grands, concerts… vous disposez ainsi d’une plus grande visibilité sur l’ensemble des manifestations et animations organisées au sein de nos musées, jardins, sites naturels et lieux patrimoniaux de l’agglomération.

Téléchargez le programme des Journées du Patrimoine 

Le temps d’un week-end, nos nombreux monuments, édifices et autres curiosités architecturales, parfois fermés le reste de l’année, vous ouvrent gratuitement leurs portes. N’hésitez pas à les pousser, à lever les yeux, à prendre le temps de redécouvrir ce qui nous est proche.

Notre patrimoine vous accueille – forcément dans des conditions particulières et dans le respect des normes sanitaires qui seront en vigueur au moment de l’événement – pour vous offrir le meilleur du territoire.

Les visites du Théâtre Molière pour les Journées du Patrimoine

Les visites guidées du Théâtre Molière

Samedi 19 septembre

  • 10h : Visites guidées du théâtre
  • 18h : Visite tactile du théâtre pour les personnes aveugles et malvoyantes

Dimanche 20 septembre

  • 10h : Visites guidées du théâtre
  • 10h15 : Visite guidée du théâtre en LSF accompagnée par le service d’interprétation DES’L pour les personnes sourdes et malentendantes

Roger Tognetti présente le cadran solaire aux enfants du Centre Aéré de Poussan

RogerTognetti_CadranSolaire_GR-AMV34_(5)gjgugu Ce vendredi 31 juillet, Roger Tognetti, créateur et concepteur du magnifique cadran solaire qui vous accueille sur la Place de la Mairie de Poussan, durant le marché de la ville,  a présenté le cadran solaire et expliqué son fonctionnement, à un groupe d’enfants du centre aéré en leur donnant toutes les précisions nécessaires adaptées à leur âge…RogerTognetti_CadranSolaire_GR-AMV34_(1)

Le Patrimoine avec Sète Agglopôle: le programme été/automne est arrivé !

Enfin Vous pouvez aller à sa rencontre après ce premier semestre 2020 pour le moins perturbé.SAMICapture

A l’image de notre territoire, vous découvrirez une programmation riche, variée et ouverte à tous, petits et grands.

Sète Agglopôle vous souhaite une très belle saison culturelle. Avec le plaisir de vous accueillir très vite dans les équipements patrimoniaux de SAM.

TÉLÉCHARGEZ LE PROGRAMME PATRIMOINE DE JUILLET A NOVEMBRE 2020 EN SAVOIR + =====> https://patrimoine.agglopole.fr/

 

Le cochon, l’animal totémique de Poussan

A Poussan, lors de la cavalcade du carnaval, les spectateurs peuvent toujours observer en tête du défilé, le cochon emblématique de la commune.           

Depuis longtemps, les archéologues comme Marc Lugand, de la CCNBT, pensent qu’un certain Lulius Porcius aurait été le propriétaire, durant l’antiquité Romaine, d’une belle villa et d’un domaine non loin du centre du village actuel. Car, selon les étymologistes, les terminaisons ac,argues et an signifieraient, le domaine de…

Le cochon figurant dans les armes de la commune, l’origine de notre animal totémique serait liée à l’association des mots Poussan (nom du village) et porcèl , le nom occitan du petit cochon. Mais la majorité des animaux totémiques a été créée à partir du XVIe siècle. Un des plus lourds est le poulain de Pézenas, le plus gros est le chameau de Béziers. Tout naturellement, l’énorme cochon rose avec sa forme rebondie est devenu celui de Poussan.

Il possède 8 paires de pattes et défile lors du carnaval du village porté par des costauds qui doivent le faire rouler, le soulever et le présenter à la foule.

Et si la symbolique de l’animal totémique est très manichéenne il est souvent accompagné par un autre animal « totem », le  » chevalet « , commun à de nombreuses communes de la Région mais aussi de France. Nous les retrouverons bientôt, tous les deux, à Poussan, à partir du 22 février.

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Et pour le cochon, ce sera un nouvel anniversaire, lui qui est né dans un garage de l’avenue de Sète chez Gisou et Gilles aidés par un groupe d’amis du Rugby, de l’ASP.

Le patrimoine de Sète agglopôle a son programme…et le nouveau vient de sortir

Le patrimoine de Sète agglopôle a son programme…et le nouveau vient de sortir !

Nous vous proposons de nombreuses activités tout au long de l’année avec l’espoir de vous donner envie de (re)venir visiter nos équipements.

Que vous réservent donc les prochains mois ? https://bit.ly/3aVDtyb

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