Les Ateliers jeunes du Strapontin ont fait « un tabac »

      cendrP1070710Salle bien remplie pour chacun des deux ateliers « jeunes », écoliers, puis collégiens et lycéens, qui présentaient deux pièces adaptées par Amélie qui a animé et travaillé le théâtre et ses différentes caractéristiques avec des acteurs en herbe bien motivés cette saison. 20 au total. Ce samedi 23 Juin, à 15 h, à la salle de spectacle de la MJC, le public allait découvrir le fruit d’un travail hebdomadaire à raison d’une séance par semaine pour des enfants et pré-ados, tout d’abord, puis pour les plus grands.

Avec patience, enthousiasme et de la tonicité, elle a su, tout au long de la saison, montrer aux enfants et aux Ados comment l’on apprend à se maîtriser sur scène, à travailler l’expression du corps et celle du visage, à progresser en langue orale et à se mouvoir sur scène pour occuper l’espace et structurer le temps. Car au théâtre comme pour les 2 représentations, il faut jouer collectif, travailler pour soi et pour les autres, s’entraider pour réussir sans jamais prendre la « grosse tête », en étant ambitieux, mais pas prétentieux.cendrP1070727

Comme le précisait Jeannot Artières, le Président de l’association, quoi de mieux que l’école du théâtre, une discipline dans laquelle l’on se met en danger mais en groupe. Et si certains y reviennent d’une année sur l’autre c’est que ce danger doit faire monter leur taux d’adrénaline.

Vers 15 h 00, celui des artistes en herbe devait être bien élevé mais dès que le rideau fut tiré, sous des premiers applaudissements, ils firent preuve d’une grande maîtrise et d’un naturel à toute épreuve. Ils présentaient « Moustique » de Fabien Arca. cendrP1070721

 Ils faisaient honneur à l’auteur dans un montage savamment orchestré par Amélie en jouant à tour de rôle avec des partenaires un Moustique qui est un petit garçon qui se pose plein de questions : où étions-nous avant d’être sur terre ? Comment faire pour être cirque ? Pourquoi faut-il bien s’habiller le jour d’un enterrement ? Que faire face aux grands qui s’en prennent toujours à nous ? La langue maternelle d’accord, mais la langue paternelle c’est quoi ? Qui est derrière la porte ?… Au gré d’une succession de courtes scènes, nous partageons la vie et les interrogations du petit garçon qui est entouré de ses parents, aimants mais un peu rigides, de sa grande sœur qui le prend toujours pour un petit, de son super copain… Et puis un jour, il rencontre Crevette, une fillette de son âge… Et…cendrP1070723

A 18 h, ce fut aux plus grands (8) de se lancer sur Scène avec une « Cendrillon » revue par par Joël Pommerat, une pièce créée en octobre 2011 au Théâtre national de la Communauté française, « un gros morceau » de 120 mn, réduit à 1 h par Amélie, mais une pièce axée  « sur la mort, la vie, le temps » et le deuil.

« Sandra est une jeune fille qui a beaucoup d’imagination, et a qui il arrive un grand malheur: sa mère tombe très malade. Tellement malade qu’elle parle « d’une voix faible, tellement faible qu’il faut sans arrêt la faire répéter ». Alors qu’elle va bientôt mourir, elle fait venir sa fille à son chevet pour lui parler une dernière fois. Sandra essaye donc d’être très attentive, et entend qu’elle ne doit jamais cesser de penser à sa mère plus de cinq minutes, sans quoi elle mourrait « en vrai ». Ces paroles bouleversent la vie de Sandra, qui dorénavant cherche à contrôler le temps, et ses pensées. Plus question de divaguer. Quand son père les emmène vivre avec une femme tyrannique, et ses filles fainéantes et détestables, et qu’on lui donne à faire les tâches ingrates de la maison, Sandra ne s’en plaint pas, et en demande même davantage, pour se punir des minutes où elle a oublié de penser à sa mère. Jusqu’au jour du bal organisé en l’honneur de l’anniversaire du prince, où Sandra rencontre ce dernier, qui croit que sa mère va l’appeler car elle est juste bloquée dans des grèves qui l’empêchent de rentrer… depuis dix ans. Sandra comprend qu’en réalité la mère du prince est morte, et le poussera à accepter la vérité. Ce faisant, elle réalisera que son propre combat, pour maintenir sa mère en vie en, est vain. Grâce à sa marraine la bonne fée, Sandra aura l’occasion d’entendre les véritables dernières paroles de sa mère, et de comprendre le malentendu qui régnait sur sa vie. Car la mère de Sandra lui avait simplement dit « N’oublie jamais, si tu penses à moi, fais le toujours avec le sourire ».cendrP1070736

Et nos jeunes acteurs s’en sont « sortis » très bien emportant les spectateurs dans l’aventure, ceux-ci oubliant que les acteurs étaient des élèves tant leur engagement était fort.

 Nous en retrouverons certainement, plus tard, quelques-uns, dans le Poulailler du Strapontin ou même dans la troupe.cendrP1070740

Venus de Poussan ou des communes voisines certains jeunes acteurs eux ont déjà choisi la scène pour s’exprimer et désirent aller bien plus loin. Un long travail et des efforts les attendent. Mais comme ce samedi soir, il ne restera que le plaisir et  la fierté d’avoir dépassé ses angoisses quand après le spectacle viendront les applaudissements du public et les félicitations méritées.

cendrP1070745

Fête très réussie qui s’est poursuivie autour de rafraîchissements avec un Strapontin que vous retrouverez, c’est certain, pour les inscriptions dès le mois de septembre, au Forum des Associations ou avant sur le site de la troupe pour le programme de la saison à venir…

Et en 2018, déjà 31 ans pour le Strapontin !

Les commentaires sont fermés.