Déjà 40 volontaires pour la Réserve Communale de Sécurité Civile

  brigP1210294Une seconde réunion d’information a eu lieu à la salle du Conseil Municipal de l’Hôtel de ville dans le cadre de la mise en place d’une Réserve Communale de Sécurité Civile en application du Plan Communal de Sauvegarde.

Placée sous la haute autorité du Maire, la Réserve Communale de Sécurité Civile est constituée de citoyens volontaires et bénévoles de tout âge et de tout métier pouvant être mobilisés en appui des pouvoirs publics afin de prévenir et gérer les risques majeurs présents sur le territoire de la commune.

Vous .pouvez encore vous inscrire à l’accueil de la Mairie ou télécharger la fiche sur le site internet de la mairie.

Il s’agissait après une première réunion de présentation de redéfinir le rôle de la Réserve Communale, de revenir sur sa fonction en cas de problèmes majeurs, de commencer à définir ce que l’on attend des « Réservistes » en  se basant d’une part sur le plan ORSEC et d’autre part sur le plan communal de sauvegarde (PCS).

Jean-Claude Pagnier, Conseiller Municipal, spécialisé dans ce domaine de part la profession qu’il a exercée, animait la réunion.

Le plan Orsec : Il réunit l’organisation des secours et le recensement des moyens publics et privés susceptibles d’être mis en œuvre en cas de catastrophe. On ne parle plus de « déclenchement du plan ORSEC » mais d’« activation du dispositif ORSEC ». Avec la loi de modernisation de 2004, c’est la « fin des plans par risques ».

Le plan communal de sauvegarde (PCS) est en France un outil réalisé à l’échelle communale, sous la responsabilité du maire, pour planifier les actions des acteurs communaux de la gestion du risque (élus, agents municipaux, bénévoles, entreprises partenaires) en cas d’évènements majeurs naturels, technologiques ou sanitaires. Il a pour objectif l’information préventive et la protection de la population.

Il se base sur le recensement des vulnérabilités et des risques (présents et à venir, par exemple liés au changement climatique) sur la commune (notamment dans le cadre du dossier départemental sur les risques majeurs établi par le préfet du département) et des moyens disponibles (communaux ou privés) sur la commune.

Il prévoit l’organisation nécessaire pour assurer l’alerte, l’information, la protection et le soutien de la population au regard des risques.

Contenu du plan

Le plan communal de sauvegarde décrit l’organisation et la mise en œuvre des dispositions répondant aux obligations légales telles que :

  • le recensement des « risques connus » et des « moyens disponibles » (moyens humains et moyens matériels) ;
  • la détermination des « mesures immédiates de sauvegarde et de protection des personnes » ;
  • la fixation de « l’organisation nécessaire à la diffusion de l’alerte et des consignes de sécurité » ;
  • les modalités de « mise en œuvre des mesures d’accompagnement, de soutien et d’information de la population » ;
  • le DICRIM (Documents d’informations communal sur les risques majeurs).

Mise en œuvre du plan

Elle comprend au moins :

  • l’alerte et la mobilisation des membres du poste de commandement communal ;
  • la localisation de l’« événement » sur la commune ;
  • la détermination de la « zone de danger » et son « périmètre de sécurité » (ceci peut par exemple dépendre de la force et la direction du vent ; des marées…) ;
  • la mise en place si nécessaire d’itinéraires de déviation ;
  • l’information à la population par tous les moyens de communication possibles : automate d’appels téléphoniques, fax, haut-parleurs, panneaux lumineux, haut-parleurs embarqués ;
  • la sélection de sites d’accueil ou d’hébergement en fonction de leur situation géographique par rapport au sinistre, ainsi que la mise en œuvre de la logistique ;
  • la tenue d’une main courante événementielle ;
  • la réquisition d’établissements conventionnés de la commune ;
  • l’organisation du retour à la normale et l’édition de comptes rendus d’événements.
  • Il y a alors une cellule de crise qui va gérer la situation sous la responsabilité du Maire de la commune.

Hors, il est à noter que la France n’est pas épargnée par ces phénomènes violents et nouveaux qui se développent depuis quelques années. Les communes françaises sont mal préparées pour faire face à ses risques majeurs du XXIème siècle. Comment réagirons-nous demain face à des catastrophes naturelles, technologiques, des tempêtes, des inondations, des feux de forêt coupant durablement l’électricité et les routes, empêchant un approvisionnement en eau et en nourriture dans tout le pays ? Le Plan Communal de Sauvegarde est un document opérationnel qui contribue à l’information préventive et à la protection des populations.brigP1210296

De plus en plus afin de se préparer à un événement majeur des communes préparent des plans communaux de sauvegarde.

Comme pour un PPMS pour les écoles (Plan de prévention et de mise en sécurité) mais à une autre échelle il détermine et fixe, en fonction des risques majeurs connus dans la commune, l’organisation locale pour faire face à une crise et la gérer.

Placée sous la haute autorité du Maire, une Réserve Communale de Sécurité Civile sera constituée de citoyens volontaires et bénévoles de tout âge et de tout métier pouvant être mobilisés en appui des pouvoirs publics afin de prévenir et gérer les risques majeurs présents sur le territoire de la commune.

L’objectif de la réserve communale sera d’aider les secouristes et les pompiers en cas de catastrophes naturelles ou d’accidents majeurs (industriels, écologiques…). Pas de limites pour l’âge et chacun pourra noter ses compétences. Pas d’obligation car l’on peut être aussi victime ou l’on peut être immobilisé.

En effet, lors de ces événements graves, la Croix rouge, le SAMU, les pompiers, sont saturés par les demandes d’interventions qui affluent. Les derniers événements dans l’Aude ont montré que cela s’avérait nécessaire afin de gérer au mieux les crises lors d’événements majeurs qui pourraient se produire.

Le service technique de la commune est souvent également mobilisé sur le terrain. Mais même si des entreprises qui possèdent du gros matériel peuvent le mettre à la disposition de la commune, l’aide des volontaires est alors nécessaire. Un contrat sera alors conclu entre le volontaire et le maire.

« Cet acte d’engagement est un levier de solidarité. Ce n’est pas simplement un coup de main que vous allez donner, c’est une vraie entraide communale, une force collective que vous allez créer et développer. Il est important d’identifier les personnes susceptibles d’intervenir pour des actions de sauvegarde de la population, tels que le soutien et l’assistance en cas de crise sur notre territoire.« 

En savoir plus sur le plan communal de sauvegarde :

https://www.dailymotion.com/video/xltczc

A Poussan,un plan a été validé par la préfecture, en souhaitant qu’il soit opérationnel pour juillet 2019.

C’est un outil de planification et d’organisation communale qui a pour objet d’anticiper la situation les plus dangereuses afin d’assurer la protection et la mise en sécurité de la population poussannaise.

Il permet des actions appropriées en fonction du niveau de gravité du risque ainsi que la mise en œuvre d’une organisation locale, capable de réagir rapidement, préserver la sécurité et la salubrité. Prévenir la panique…

Le plan communal de sauvegarde c’est toutes les procédures qui sont d’écrites en un seul document, c’est surtout comment gérer l’après évènement qui n’est pas de perte de temps.

Tout est organisé de façon que cela se passe le mieux possible avec les secours et la population. Chaque acteur doit savoir ce qu’il a à faire, où il doit aller. Les gens connaitront les n° de téléphone qui auront à disposition dans le cas de gros problème, la procédure est écrite et tout le monde est au courant.

Le responsable de la crise c’est soit le maire de la commune ou le préfet. C’est la notion de directeur des opérations de secours.brigP1210297

Le maire est concerné si l’évènement concerne sa commune et si il a les moyens opérationnels de gérer. Dans les autres cas, c’est le préfet qui reprend la main. Il s’appuit sur les plans ORSEC c’est à dire l’organisation de la réponse en terme de sécurité civile ( modernisé).

Au niveau de la commune, le maire s’appuiera sur le plan communal de sauvegarde qui est un outil reconnu et qui lui permet d’organiser la crise par anticipation où il aurait prévu par avance les moyens d’alerte aux populations soit par une sirène, soit par un équipement d’alerte, équipé sur un véhicule, ou tout simplement par porte à porte suivant la taille de la commune.

Cela doit être assez rapide. Les gens doivent se protéger chez eux. C’est ensuite aux équipes de secours et de sécurité qui seront sur place, qui leur donneront les informations qui évolueront suivant la crise, soit par une évacuation sur un site sécurisé ( salle de sport, spectacle ) soit par le maintient du confinement ou mise à l’abri sur habitation.

Le préfet s’appuiera sur les médias de crise qui sont généralement conventionnés au niveau national. FRANCE BLEU- FRANCE INFO et qui permettent d’informer la population.

Le PCS est élaboré sous la direction d’un comité de pilotage communal en concertation avec l’ensemble des acteurs locaux, afin de garantir son appropriation par la commune. Il doit être testé régulièrement et remis à jour constamment. Il devra faire l’objet de campagne d’information et de diffusion auprès de la population locale.

5 Phases :

  • Evaluer et diagnostiquer les risques
  • Organiser une gestion globale de la crise
  • Former le personnel et les acteurs locaux impliqué à la crise
  • Informer la population
  • Faire des exercices de simulation

RISQUES MAJEURS : Qu’est ce que le DICRIM ?

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Dossier_d%27information_communal_sur_les_risques_majeurs)

Le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs indique les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde répondant aux risques majeurs susceptibles d’affecter la commune.

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un document d’information et de prévention. S’il doit être examiné convenablement dans chaque foyer et conservé par la suite, il ne doit en aucun cas faire naître un quelconque affolement dans l’esprit collectif à propos de risques dont on sait pertinemment qu’ils sont extrêmement rares et limités.

En plus de son rôle pédagogique sur la nature des risques majeurs, « le DICRIM est destiné à informer les poussannais sur la conduite à tenir et les consignes à appliquer en cas de crise.

Dans le détail, le DICRIM présente les risques auxquels la commune de Poussan peut être exposée , donne une définition et explique quels peuvent être les signes avant-coureurs précédant une alerte. Il donne par ailleurs des conseils de comportement et des consignes sur les précautions à prendre avant, pendant et après un péril important.

Un rappel est également fait dans les premières pages du document sur les moyens mis en œuvre pour alerter les populations et sur la nature des différents types de signaux. En outre, un schéma permet à chacun d’entre-nous d’interpréter les signaux de début et fin d’alerte.

  • Risque d’inondation (définition et consignes générales).
  • Risques technologiques et industriels (définition, descriptif et consignes générales).
  • Alertes météorologiques (alerte canicule, alerte grand froid).
  • Phénomènes de retrait et gonflement des argiles (précautions à prendre).
  • Transport de matières dangereuses (définition et consignes générales)
  • Risque de feux de forêts.

RESERVE COMMUNALE DE SECURITE CIVILE :

L’objectif de la réserve communale de sécurité civile est d’aider les équipes municipales en participant au soutien et à l’assistance des populations en cas de crise. Pour y participer, il n’y a pas de critère particulier de recrutement, de condition d’âge ou d’aptitude physique.

L’engagement prend la forme d’un contrat conclu avec le maire, il n’y pas de formation particulière à avoir ou à suivre, mais des séances d’information et des exercices sont régulièrement organisés par la mairie.

L’objectif de la réserve communale de sécurité civile est d’aider les équipes municipales en cas : de catastrophes naturelles(inondations, tempêtes, incendies de forêts, etc….ou d’accidents industriels ( par exemple, en cas d’explosion d’une usine). Les missions susceptibles d’être confiées à un membre de la réserve communale de sécurité civile sont les suivantes :

  • Accueil des sinistrés dans un centre de regroupement
  • Participation à l’alerte des populations ou à l’évacuation d’un quartier
  • Aide à la protection des meubles des personnes en zone inondable
  • Suivi des personnes vulnérables en période de canicule ou de grand froid
  • Surveillance de digues, de massifs forestiers ou de cours d’eau
  • Aide à la mise en place du poste de commandement communal
  • Aide au nettoyage et à la remise en état des habitations
  • Aide aux sinistrés dans leurs démarches administratives
  • Collecte et distribution de dons au profit des sinistrés.

CANDIDATURE :

Il n’y a pas de critère particulier de recrutement, de condition d’âge ou d’aptitude physique. Les compétences requises dépendront des missions confiées par le maire. Vous devez vous adresser à l’accueil de la Mairie ou télécharger la fiche sur le site internet de la mairie..

 

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