Les jachères fleuries, un bonus pour l’environnement

Les travaux  avaient été lancés début 2010.  Près du site du stand de tir, non loin de la route de Villeveyrac, avec l’aide, pour le terrassement, d’une subvention du Conseil Général dans le cadre de sa politique environnementale, des jachères fleuries avaient été réalisées. Ce projet, dans un premier temps, concernait 3 ha en hautes garrigues.

D’une année sur l’autre, les jachères qui doivent d’une part enrichir la diversité biologique et d’autre part éviter la chute des populations faunistiques dans les garrigues ont fleuri. Elles prennent régulièrement ont un aspect multicolore qui attire le regard des visiteurs mais aussi celui des insectes et des oiseaux.

Non loin du stand de tir, vous les découvrirez, mais il est conseillé de respecter la nature en ne pénétrant pas dans ces espaces qui constituent un refuge pour les insectes pollinisateurs ainsi que pour les petits mammifères. Pour accélérer ce processus, une plantation d’arbustes méditerranéens avait été réalisée par des élèves de l’école des Baux. Ceux-ci complétaient la jachère fleurie semée par les chasseurs sur ce terrain municipal.  Les essences (arbustes et fleurs) avaient été choisies par des apiculteurs pour leur pouvoir mellifère.

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Le syndicat apicole départemental, « l’abeille héraultaise » avait ensuite installé des ruches  sur le terrain.

Christian Pons, Président des apiculteurs de l’Hérault et du Languedoc se félicite en premier lieu que ces jachères aient su associer les élèves des écoles et leurs parents, les chasseurs et la LPO, les collégiens et des partenaires institutionnels pour un projet environnemental. Il devrait se poursuivre cet automne avec des plantations d’arbres et d’arbustes par les scolaires afin de créer des haies très utiles pour les oiseaux.

Car si toutes les jachères permettent aussi au gibier de se développer et ont un intérêt  en tant qu’engrais vert, les mellifères permettent de protéger et favoriser  les pollinisateurs (abeilles sauvages et domestiques, bourdons ..). Elles constituent une ressource nouvelle pour les abeilles et permettent de pallier aux problèmes de mortalité ainsi que l’amélioration et le développement de la production.

Pour Christian Pons, c’est une seconde satisfaction :  » Le Mélilot jaune est l’une des « mauvaises-herbes » les plus mellifères qui soient. Il a très bien réagi dans le secteur grâce à la pluviométrie et à la nature du sol. Il faut poursuivre dans ce sens et essayer de faciliter le développement de toute la faune locale. Ça fonctionne. » Un bonus  en quelque sorte.