Le rêve américain revu par la Mandrag’or

Ce samedi 10, le Strapontin vous proposait, « Du vent dans les branches des sassafras », de René de Obaldia, une pièce interprétée par les acteurs de la compagnie  « La Mandrag’or ».

Ambiance western, mais ambiance burlesque, avec des personnages un peu cinglés et des dialogues qui ne peuvent vous faire pleurer, si ce n’est de trop rire. Direction le Kentucky, au XIX° siècle avec des personnages lancés contre le rêve américain à un rythme effréné. Vous risquiez un coup de feu, surtout si votre portable sonnait, le gibet si vous n’étiez pas attentif et vous étiez invité au saloon, ouvert après la pièce.

Le ton était donné par le présentateur qui annonçait la venue d’une famille de cow-boys : les Rockfeller.

Leur repas allait vite dégénérer autour de discussions sur  le capitalisme, les conflits de génération , les mœurs, la  société. Mais une attaque d’indiens était annoncée. Les Hurons étaient très proches.

On les attendait avec philosophie et avec détachement, car en utilisant tous les outils de langue française, les monologues, les dialogues et les échanges de groupe, en mêlant l’argot, le vocabulaire actuel et les jeux de mots, les acteurs de la Mandrag’or emportaient le public dans leur philosophie de la vie, dans leur façon de réagir face au rêve américain.

C’est ainsi que René de Obaldia parvient à faire passer ses idées, tout en sous-entendus, avec une histoire touchante, des personnages fragiles et des rencontres inattendues…

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