Ce samedi, parler d’amour était difficile, à la MJC

Ce samedi soir, après une défection de de  la Compagnie Fantaizic et de son Olympe en folie, le Strapontin avait sélectionné pour les spectateurs une comédie piquante avec la chronique d’un couple en pleine scène de ménage

A la façon Mentalist, Jeannot Artières rappelait au public venu nombreux que le prochain spectacle aurait lieu le 10 novembre, mais qu’il y  avait un changement dans la programmation puisque ce serait  une pièce de la  Compagnie Mandrag’or qui serait présentée.

Ce 13 octobre, place à une comédie dramatique avec un couple qui réglait ses comptes après une soirée cocktail professionnelle. Madame avait discuté durant la soirée avec le concurrent  du mari et cela avait mis le feu aux poudres de retour à  l’appartement … Se parler d’amour devenait très difficile. Ça sentait la rupture.

Entre une cinquantenaire, ex-hippie mystique, femme au foyer et un cinquantenaire qui a surtout fait carrière, les coups bas allaient pleuvoir. Ne se comprenant plus depuis des années la rancœur et l’aigreur allaient les transformer en monstres : la  politique,  la  famille,, les parents, les enfants, les espoirs de carrière déçus ou comblés, l’éducation, l’adultère, tout allait  y passer.

Plus de cadeaux. L’on montait en puissance, l’on approchait de l’accident mais pourtant quelque part, l’amour liait encore ces 2 êtres qui en arrivaient à se haïr.

Dans cette pièce  courte (1 acte), avec seulement 2 acteurs, le spectateur rit, réagit, analyse sa situation dans son couple ou dans une société qui hésite souvent entre le meilleur et le pire.

Une comédie, oui, mais surtout une critique acerbe de l’apparence qui n’est souvent pas la vérité.

D’ailleurs, en guise d’introduction, Jeannot avait invité le public à réfléchir sur ce sujet. La Compagnie de La clémentine, avec « parle-moi d’amour » de Philippe Claudel,  donnait durant ce spectacle quelques éléments pour parvenir à une conclusion : « La vérité de l’aube est aussi celle du crépuscule. »

Pour les acteurs et les spectateurs qui pouvaient échanger leurs avis après la pièce, l’analyse de la pièce, au premier ou au second degré, a pu se poursuivre dans la salle d’accueil de la MJC, autour de rafraichissements.

 

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