La jeune fille et la mort, un drame pour réfléchir

    Dans un pays d’Amérique du Sud qui vit encore le traumatisme d’une dictature récente, Gerardo Escobar, avocat célèbre, va présider une commission d’enquête sur les crimes passés. Sa femme, Paulina, torturée par la police secrète de l’ancien régime, pense que Roberto Miranda, un docteur rencontré et invité par son mari, est un de ses bourreaux.

L’ambiance générale de la pièce n’était donc pas à l’amusement car le sujet abordé était grave. D’ailleurs, en guise d’introduction , les membres du Strapontin précisaient que ce serait sérieux. Près d’une quarantaine de spectateurs avaient tout de même tenté l’expérience, ce samedi soir. L’obscurité sur scène rappelait  les moments sombres de cette dictature, l’omniprésence de la souffrance alors qu’une silhouette humaine venait symboliser la mort dont Paulina avait échappé.

Cette pièce sous forme de huis-clos est avant-tout puissante  et ironique. Elle invite à réfléchir sur la justice, les droits de l’homme, la torture, en nous plongeant dans un monde terrifiant où la vengeance et la souffrance s’entremêlent avec les fantasmes, le sexe et la mort… Une soirée pour réfléchir.

Les commentaires sont fermés.