« Survivante », de Guy Dhotel, le roman d’une vie parmi d’autres

Guy Dhotel, un Poussannais, va présenter son roman « Survivante »  avec  une séance de signatures à partir de 15 heures le samedi 10 février, salle Jean Théron à Poussan, en compagnie de  l’éditeur. 

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Guy Dhotel a pu éditer son roman et peut le présenter maintenant avec le soutien du Maire de Poussan ainsi qu’avec l’aide du service culturel de la Ville de Poussan.

 » Ce roman, essentiellement maritime, est un thriller qui fait voyager loin tant en distance, vers le Honduras par exemple, qu’en réflexion : une vie n’est jamais une ligne droite, mais une ligne brisée, et le premier accident ou incident qui provoque la première cassure induit toutes les autres. Un architecte naval quitté par sa femme va entreprendre une traversée de la Méditerranée et de l’Atlantique seul sur un petit voilier après un pari stupide. Il va couler, frappé par une « vague scélérate » (ce que l’on appelait avant vague séculaire). Récupéré par un beau voilier, son propriétaire et sa compagne. La vraie histoire commence là, alors que le début a semblé mouvementé.  »

En 1993, ce Picard de naissance avait déjà écrit une autobiographie, « Le roi des îles », éditions Littera

Sudiste par choix, et Poussannais d’adoption depuis fin 2008, à 72 ans, il a eu plusieurs vies car durant son enfance, il voulait être pilote de course automobile mais suivant la logique de ses parents, il a fait des études de médecine, puis de chirurgie dentaire à Lille, et en même temps il s’alignait sur les courses de motos, puis de voitures.

 » J’ai un premier accident grave à 22 ans en moto et l’année 1967 se passera sur des béquilles, mais je rencontre rencontre alors deux Amiénois qui construisent une voiture de course et comme ils n’ont ni moteur, ni pilote, en échange d’innombrables heures de mécanique et de verve commerciale, on me prêtera un moteur. A 24 ans, je gagnerai ma première course, et aussitôt, nous aurons six commandes fermes pour nos voitures. Une marque est créée, J’abandonnerai mes études en fin de 4e année ».

Il s’inscrira à un concours lancé par la Shell pour choisir un pilote international de monoplace en 1970 et il sera retenu parmi 450 autres pilotes.  Il vivra deux saisons de monoplace financées par la Shell. Et il rajoute : « 

« Dans le même temps, nos prototypes de course se font connaître : double début de carrière, poursuivre deux lièvres à la fois n’est jamais bon. En 1973, un important sponsor s’intéresse à moi et nous signons pour deux ans. Tout va bien. Jusqu’à cette petite course sans grande importance mais que je veux gagner, bien-sûr. Ce sera la fin de ma carrière de pilote. Le choc effrayant à 220kmh de face dans un talus. Je survis de justesse. Amputé des deux jambes à 28 ans, debout sur des prothèses à 29, je suis viré des constructions de prototype car plus très utile ? mauvais pub ? Et les amies se font plus rares aussi. »

Il décide alors de rompre avec ce passé. Avec ce que lui verse l’assurance, il achète un voilier en 1975, toujours dans ses années d’insouciance de jeunesse et il vivra 5 ans sur ce bateau, tout en enchaînant régates, courses hauturières, convoyages et skipper. 6 ans de mer et d’océans qui lui feront découvrir et apprendre la beauté ainsi que la force sans limite des mers, l’hospitalité des îles, mais aussi la fatigue extrême avec ses prothèses et la limite trop souvent franchie.

En 1981, il rencontrera Lydia qui deviendra sa femme. Elle le sauve. Il était temps !!

Guy précise alors : « mon premier livre date de 1993. « Le roi des îles » raconte ma vie de marin, mes excès et la douleur toujours présente, parfois infernale, tant des amputations que des prothèses. Puis nous naviguons encore, Lydia et moi, puis le corps se venge des excès de fatigue : opérations des hanches, des épaules plus récemment, me laissent le temps de réfléchir à mon passé et d’en tirer un premier  roman : « Survivante », qui est accepté par l’éditeur « L’ancre de marine. » Nous arrivons à ce début de 2018 et à la sortie de ce roman, un thriller maritime. »dhotCapture

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Sa première idée est de montrer que la vie, ligne que l’on croit droite quand on est encore enfant, est une ligne que l’on découvre brisée. Brisée parfois par un simple incident, une rupture, qui va induire de plus en plus de choix, de cassures, d’embranchements, qui dépendront de moins en moins de nous au fur et à mesure que l’on avance. Il s’est embarqué, c’est le cas de le dire, dans ses souvenirs de mer, le mélange de la mer et de cette ligne de vie a donné ce roman. La mer, l’océan se sont imposés comme fond du livre pour vivre ces fameuses ruptures, ces surprises de la vie, bonnes ou mauvaises. Le grand large ou les ports concentrent une vie de rencontres, de solitude ou de dangers. De survie parfois. De surprises toujours, bonnes ou mauvaises.

Et déjà il consacre une partie de son temps à un second roman, et à une refonte de « Le roi des îles ». Il espère que « Survivante » connaîtra le succès et attend cette parution avec impatience car avec la littérature une nouvelle vie peut s’ouvrir pour lui…

On le lui souhaite de tout cœur.

 

 

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